Lydiane St-Onge / Métro Lydiane et son amoureux sur un voilier aux îles Galapagos avant une plongée.

On m’a toujours dit que l’amour à distance, ça ne fonctionne pas. Que si je continue à voyager comme je le fais, jamais je ne rencontrerai l’homme de ma vie. Que je finirai vieille fille, sans enfants. Que sept ans de célibat, ce n’est pas normal, que je dois sûrement avoir un problème.

Ces croyances étaient ancrées en moi. Donc, sachant que j’allais voyager beaucoup dans ma vie, j’avais renoncé à l’amour. En réalité, j’avais peur de l’engagement, de la routine, que quelqu’un m’empêche de voyager et de réaliser mes rêves. J’avais peur d’être vulnérable et de vivre des émotions. J’étais une femme forte, autonome, débrouillarde, voyageuse, nomade, comblée et heureuse. Je n’avais pas besoin d’un homme dans ma vie…

L’an passé, entre mon voyage en Asie et celui en Amérique du Sud, je suis revenue au Québec avec encore en tête l’idée de ne rencontrer personne. La vie en a décidé autrement. Lors du marathon de Montréal, où je courais 10 kilomètres, qui donc s’est présenté sans avertir sur la ligne d’arrivée? Mon ex, mon premier amour de jeunesse, une relation intense et passionnée qui avait duré près d’un an et à laquelle j’avais mis fin, car je partais faire le tour de l’Europe, sac au dos. C’est donc 10 ans plus tard, sans s’être revus ou croisés, qu’on se retrouve face à face parmi une foule de 35 000 personnes… Un simple hasard?

Non, je ne fais pas une croix sur ma liberté, mon indépendance, mes rêves, mes voyages, mes projets, mes amies, mes activités. La femme forte et autonome que je suis s’est enfin permise d’avoir des sentiments, d’être vulnérable et d’accepter quelqu’un dans sa vie.

Pour moi, c’était un deuxième coup de foudre, une agréable surprise en découvrant la personne qu’il est devenu à l’intérieur comme à l’extérieur. Des émotions enfouies depuis longtemps renaissaient tranquillement. Est-ce que j’étais en train de devenir émotive et vulnérable? J’allais repartir en Amérique du Sud pendant plusieurs mois et j’étais complètement effrayée d’avoir mal et de souffrir de ne pas être près de lui, de m’ennuyer et de ne pas profiter à fond de mon voyage. J’ai tenté à plusieurs reprises de saboter notre début de relation pour prévenir cette souffrance et me protéger… Mais de quoi, au juste?

Je suis partie pour la Colombie en essayant de l’oublier. Tout le monde le dit : une relation à distance, c’est voué à l’échec. Un mois plus tard, je ne tenais plus en place, je pensais à lui tout le temps, et mon seul désir, c’était de lui parler et d’avoir de ses nouvelles. Nous avons communiqué par Skype pratiquement chaque jour depuis ce moment. Tranquillement, je me suis ouverte à lui et j’ai compris qu’il était là pour m’appuyer dans mes projets et dans mes rêves et que son plus grand désir était de me voir épanouie. Nous nous sommes donné rendez-vous en Équateur après sept mois sans s’être vus. Ce voyage m’a permis de mieux le connaître dans tous les types de situations et m’a confirmé que j’avais enfin trouvé mon homme.

J’avais le goût de partager cette histoire avec vous, car je suis certaine que plusieurs d’entre vous se reconnaîtront dans mon récit. Je vous encourage à laisser tomber vos peurs et à embrasser votre vulnérabilité et vos émotions. Ne vous empêchez pas de vivre cela, car ça en vaut tellement la peine! L’amour, c’est beau, c’est un sentiment puissant, et jamais cela ne devrait vous ralentir dans la vie. Peu importe le type de vie qu’on mène, peu importe les raisons qu’on se donne, nous avons tous droit à l’amour!

À la télé
La grande première de l’émission Lydiane autour du monde sera diffusée mercredi soir à 20h sur Évasion.

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