Collaboration spéciale Si nous comptons toutes les extensions, il s’agit en fait du septième jeu dans l’univers de Halo.

La carcasse du gigantesque vaisseau Aube de l’Espérance flotte parmi les débris.

Quatre ans après la destruction de l’Arche et de l’un des Halo, Cortana, l’intelligence artificielle, y squatte toujours. Un des cylindres cryogéniques renferme le Spartan Master Chief. Cortana le réveille. L’humanité fait face à une nouvelle menace. Les deux comparses constatent qu’une mystérieuse force attire les restes du vaisseau spatial vers une planète démesurée : Requiem. Elle semble habitée par les vestiges des Forerunners.

Halo 4 marque le retour de Master Chief, ce super soldat qui a fait (et fera!) les beaux jours de Microsoft. La rumeur veut que ce quatrième opus ait coûté près de 100 M$ à produire au cours des cinq dernières années.

Bungie a passé les rênes aux créateurs de la compagnie 343 Industries. Ils ont surpassé les attentes en offrant un souffle nouveau à la série Halo. Des graphismes splendides, flanqués d’un scénario plus profond, don­­­nent à cette plus récente aventure des allures de remise à zéro.

Master Chief doit combattre pour la race humaine, mais il est également, confronté à la mort et à la dualité de son être.

Mi-homme, mi-machine, John-117 s’interroge, mais s’inquiète surtout des ratés, des «glitches» qui affectent sa comparse virtuelle. En effet, Cortana arrive en fin de vie. Programmée pour «vivre» sept ans, la sexy IA voit poindre le crépuscule de son existence numérique. Elle se questionne sur son avenir. Sur ce qu’elle deviendra…

343 Industries, filiale du géant
Microsoft, a poussé l’engin de la Xbox au maximum. Formé «d’ex-Bungie» en grande partie, le studio propose des graphismes léchés et d’une grande beauté. La fin de la Xbox 360 dans sa configuration actuelle arrive. Ça se sent. Les créateurs de jeux la connaissent bien et savent comment en tirer le meilleur. Les environnements, vastes et organiques, favorisent largement l’immersion. C’est le début d’une belle et nouvelle trilogie.

Beaucoup de «switches»!
Une chose ne change pas dans Halo 4 : Master Chief aura beaucoup de commutateurs à activer! Y en a d’la «switche»! L’effet de «rail» s’estompe au fur et à mesure qu’on passe les niveaux. L’action prend le dessus et réussit à nous faire oublier qu’on nous tient par la main. C’est habile. Les armes inédites des Prometheans et leurs gadgets rafraîchissent la jouabilité. Nos ennemis ont de nouvelles aptitudes au combat qui nous forcent à revoir nos stratégies.

Le multijoueur demeure solide. Connu désormais sous l’appellation War Games, le jeu en ligne suggère d’intéressants styles de partie (Infinity Slayer, Regicide, Capture du drapeau, Dominion). Dominion reste, pour moi le plus captivant. Il faut choper une base tout en la développant et en résistant aux attaques.

Halo 4 proposera aussi du contenu frais, ponctuellement, au fil des mois. Gageons que le Master Chief saura tenir en haleine ses nombreux fans. Soulignons que le jeu a engrangé plus de 240 M$ le jour de sa sortie.

Le saviez-vous?
Voici quelques précisions sur Halo 4.

  • 343 Industries tire son nom du personnage Forerunner 343 Guilty Sparks, le Moniteur de l’installation 4 du premier Halo. Il se fait aussi appeler l’Oracle. C’est la p’tite boule lumineuse qui nous parle.
  • De 8 à 10 heures de jeu en mode campagne.
  • De nouveaux véhicules sont proposés, sans oublier les bons vieux classiques : le Warthog, le tank Scorpion.
  • Le Mantis est un gars équipé de mitraillettes et de missiles.

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