Cue les blagues de «pissner».

Plusieurs médias ont partagé cette nouvelle ô combien choquante: en 2015, le festival de musique Roskilde a récupéré l’urine de ses festivaliers pour en faire de la bière.

Les titres des articles, partagés des milliers de fois, laissent croire que le buveur aura droit à une bonne gorgée de pipi alcoolisé.

En fait, et c’est indiqué dans la plupart des textes en question (mais à la toute fin), l’urine des festivaliers a servi à fertiliser les champs d’orge dont l’entreprise danoise Norrebro Bryghus se sert pour brasser sa bière. Il n’y a aucun fluide corporel dans cette nouvelle boisson. Aucun. (Sauf peut-être les larmes des producteurs qui pensent vendre moins de bière à cause des titres trompeurs des articles)

Je vous disais dans ma toute première chronique:

Sans nécessairement mentir, le producteur de contenu viral prendra note de tous les détails choquants qu’il pourra trouver sur son sujet. Il en fera entrer le plus possible dans le titre et dans «l’accroche» Facebook, en gardant les détails plus «banals» pour le corps de l’article. Le contexte, qui peut souvent expliquer la majeure partie des énoncés choquants (et les rendre beaucoup moins intéressants), est relégué aux derniers paragraphes du texte.

En voici l’exemple parfait.

Étant donné que la majeure partie des internautes ne lisent pas le contenu des articles qu’ils partagent, on peut se douter qu’il y a des gens qui se promènent, dans la vie, en pensant qu’une nouvelle bière contient du pipi. C’est pas beau, ça?

Santé! Cheers! Chin chin!

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