Récemment, un prof d’HEC Montréal a sorti un bouquin sur les dérives du marketing. La principale pratique qu’il dénonce c’est l’obsolescence planifiée, une technique qui consiste à concevoir un produit pour qu’il se casse dans un temps donné.

Son livre est bon mais si vous voulez voir quelque chose sur le sujet qui fesse vraiment, regardez donc le documentaire diffusé par la chaîne de télé franco-allemande ARTE.

Comme fil conducteur, on donne l’exemple d’une imprimante Epson qui tombe en panne. La réparer? Impossible, ça coûterait plus cher que d’en racheter une. Après bien des recherches, le journaliste fini par se rendre compte que les concepteurs ont inséré une puce dans le circuit électronique de la machine. Au bout d’un certain nombre de pages imprimées, l’appareil est programmé pour tomber en panne. Une vraie arnaque qui est pratiquée pour bien d’autres produits.

Le journaliste devra finalement se décarcasser pour arriver à télécharger un programme informatique russe capable de réinitialiser l’imprimante qui se remettra alors à fonctionner comme par magie…

L’intérêt du documentaire, c’est aussi qu’il retrace le premier acte d’obsolescence programmée. En 1924, les producteurs d’ampoules créent un cartel international, dont l’un des objectifs est de réduire la durée de vie des ampoules de 2500 heures à 1000 heures. Des pénalités étaient même prévues pour les producteurs qui n’atteignaient pas les objectifs de réduction. Même si les entreprises ont finalement été jugés coupables et sommés d’améliorer leurs produits, les ampoules à incandescence ont continué de fonctionner durant seulement 1000 heures.

Malgré tout, certaines ampoules «éthiques» continuent de subsister. La plus ancienne serait située dans la caserne de pompiers de Livermore, en Californie. Elle fonctionne sans arrêt depuis bientôt 110 ans!!! Depuis 2001, on a même installé une webcam qui la filme sans arrêt. Pour la petite anecdote, l’ampoule a déjà survécu à trois webcams!

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