L’Expo universelle de Milan vient à peine de prendre son envol que déjà, sur le site, on réfléchit activement à la fin de l’événement.

Qu’arrivera-t-il en octobre prochain sur ce gigantesque terrain, excentré du centre-ville, lorsque les vingt millions de visiteurs attendus auront déserté les lieux et que Milan reprendra son petit train-train quotidien?

La question peut paraître précipitée à ce stade-ci, mais elle est pourtant fondamentale quand une ville devient l’hôte d’un rendez-vous international aussi important, que ce soit une Expo universelle, des Jeux olympiques ou une Coupe du monde de soccer. On a trop souvent vu, dans le passé, des sites sur lesquels des gouvernements ont investi des fortunes en fonds publics, qui se sont rapidement transformés en villages fantômes dès que le rideau des festivités fut tombé. Sotchi en est un parfait (et triste) exemple.

Dans le cas de Milan, on a beau réfléchir à la question depuis longtemps, elle ne semble pas encore résolue. Certaines rumeurs font état d’un futur parc urbain, d’autres d’un site qui pourrait être réservé à des activités universitaires. Mais du côté des relations de presse, on ne peut me confirmer l’information.

Ce qu’on me garantit, par contre, c’est que l’ensemble des pavillons disparaîtra du site, à l’exception de celui de l’Italie qui sera converti en un pôle d’innovation technologique. Pour le reste, la commande architecturale était claire avant même que le chantier de l’Expo s’amorce: les pavillons nationaux et thématiques doivent minimiser leur impact sur l’environnement (ventilation, gestion des eaux, production d’énergie) et devront être démontables à la fin de l’événement. Le but? Favoriser la déconstruction plutôt que la démolition afin d’encourager une réutilisation ultérieure des pavillons (ou du moins, de
leurs matériaux).

Les architectes ont-ils tous relevé le défi? J’en doute. Certaines structures, avec de grands murs de gypse et des planchers de béton visiblement coulés sur place, me semblent bien difficiles à déconstruire.

D’autres pays ont cependant pris la chose au sérieux. La Malaisie, par exemple, rapatriera en Asie tout le bois utilisé pour la coquille de son bâtiment et ses planchers pour la construction d’un centre culturel.

Le Royaume-Uni, quant à lui, reconstruira le cœur de son pavillon, une «ruche» métallique géante, dans une ville britannique [dont le nom n’est pas encore dévoilé] et offrira les parcelles de son jardin à des écoles et des organismes de Milan.

La France, elle, a carrément mis en vente son superbe pavillon de bois ondulé, dont les pièces sont emboîtées les unes dans les autres tel un casse-tête. Le Qatar et l’Italie, entre autres, souhaiteraient l’acquérir.

* Ce voyage de presse est financé en partie par LOJIQ.

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