Chers lecteurs, chères lectrices,

Vous avez peut-être entendu entre les branches que j’abandonnais ma chronique. Tout d’abord, je vous dois des excuses: c’est à vous que j’aurais dû annoncer mon départ en premier. Ensuite, je me dois de vous remercier de m’avoir suivie et soutenue durant toutes ces années.

On parle beaucoup des trolls qui minent le climat de la discussion par les temps qui courent, mais il ne faudrait pas passer sous silence les nombreux messages d’encouragement que vous avez été nombreux à m’envoyer tout au long de mon passage au journal Métro. Ces témoignages d’appui ont été précieux et m’ont permis de continuer à trouver un sens à ce que je faisais pendant plusieurs années. Comme je l’ai déjà expliqué ici, on n’écrit pas des chroniques pour changer le monde, mais pour mettre des mots sur des idées que d’autres n’ont pas le temps ou les moyens d’exprimer.

Au fil de ma jeune carrière de chroniqueuse, j’ai été amenée à constater certaines inégalités et à les remettre de plus en plus en question. Vous l’aurez remarqué, je suis notamment devenue féministe. Cette posture m’a amenée à remettre l’ordre des choses en question, parfois trop à votre goût. C’est normal : je ne prétendrais pas mettre en doute la pensée dominante si tout le monde était d’accord avec moi! Dans les derniers jours, plusieurs d’entre vous m’ont dit aimer me lire même s’ils n’étaient pas toujours d’accord avec moi.

Mais voilà, dans le climat actuel des discussions, un climat agressif auquel je suis bien consciente de participer à l’occasion par mon arrogance, il est devenu de plus en plus difficile pour moi de prendre la parole sur ces enjeux.

Dans ma première chronique, je disais que vous étiez des lecteurs intelligents, et je le pense toujours. J’en ai pour preuve le fait que vous lisez Métro, un journal intelligent, auquel je suis tellement fière d’avoir collaboré. Je souhaite donc longue vie à ce journal nécessaire dans une période difficile pour les médias en général. J’aimerais remercier mes collègues qui ont eu la bienveillance de modérer les commentaires sous mes publications en ligne, me protégeant ainsi d’une partie de la haine dévolue aux chroniqueuses. Je remercie aussi mes patrons de m’avoir fait confiance durant toutes ces années où ils m’ont laissé carte blanche. Même les fois où ils n’étaient pas d’accord avec moi!

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