Journaliste à Hillary Clinton : «Quel designer préférez-vous?»

Hillary Clinton: «Poseriez-vous cette question à un homme?»

Journaliste : «Probablement pas».

L’échange a fait le tour de l’Internet et symbolise, à sa façon, l’écart entre les hommes et les femmes en politique. Du moins, il symbolise l’écart de perception. Dans cet échange, Hillary Clinton prend son interlocuteur en flagrant délit de sexisme, et remet les choses en perspectives de façon à être traitée de la même manière qu’un homme.

Alors qu’Hillary Clinton savonne la langue du loup, Line Beauchamp, elle, se jette dans sa gueule lorsque Denise Bombardier lui demande de revenir sur la crise qui a mis fin à sa carrière politique.  Elle s’apitoie sur son sort, pleurniche et rappelle qu’elle sortait d’une rupture amoureuse lorsqu’on lui a proposé le ministère de l’Éducation.

Posez-vous une seule question : un homme évoquerait-il une seconde sa peine d’amour pour expliquer/excuser un échec politique? Ok, posez-vous en une autre. Qui, à part Ricardo, pourrait dire que ses mauvais résultats sont liés à sa rupture amoureuse sans que l’on puisse douter de son professionnalisme?

En lisant cette entrevue surréaliste dans le Journal de Montréal ce matin, je me suis dit «câline qu’on est dindes, les filles». Puis, je me suis rappelée la réponse d’Hillary Clinton à ce journaliste sexiste et je me suis ravisée. Câline, Line!

Aussi dans Prochaine station :

blog comments powered by Disqus