Métro Quand quelqu’un est pris dans un cycle d’insomnie, il est nécessaire de bannir la sieste.

Il nous arrive tous un jour ou l’autre d’avoir de mauvaises nuits. La Dre Stéphanie Léonard, psychologue, confirme que 6 % de la population souffre d’insomnie et que 30% rapporte au moins un symptôme de ce trouble.

Voici les trois types d’insomnie: la difficulté à s’endormir, les réveils fréquents durant la nuit et le réveil prématuré. Dans les trois cas, il y a des critères sur lesquels on se base pour parler d’insomnie. Le premier se manifeste quand plus de 30 minutes sont nécessaires pour s’endormir le soir ou pour se rendormir après un réveil nocturne. Le deuxième, c’est qu’il faut vivre cette difficulté au moins trois nuits par semaine et depuis au moins un mois. Finalement, il faut que cette situation ait un impact négatif sur le fonctionnement au quotidien.

Heureusement, il y a plusieurs stratégies pour vaincre l’insomnie. Premièrement, il faut tourner le cadran, ne pas regarder l’heure. Quand on se met à faire de l’insomnie, l’anxiété de performance en lien avec le sommeil apparaît. «En fait, c’est parce que les gens calculent. Ils se réveillent à 2h30, pensent à leur heure de réveil et additionnent le tout pour obtenir le sommeil restant. Ils s’endorment donc moins vite.» Une heure avant le dodo, il faut éviter tout ce qui est stimulant comme la télévision, le iPad, le téléphone et l’ordinateur. Bref, tout comme pour les enfants, avant le dodo, la routine doit être relaxante.

Ce qui est souhaité, c’est que les gens essaient de se lever à la même heure le matin, pour essayer de réinstaurer une horloge biologique plus régulière. Même si les gens sont très fatigués, on leur recommande de se lever tôt et de ne pas faire de sieste. L’objectif est d’arriver à retrouver une hygiène du sommeil. «Pour vaincre un problème d’insomnie, il faut appliquer ces stratégies de façon hyper rigoureuse. Par exemple, quand ça fait de 20 à 30 minutes qu’on est couché et qu’on ne dort pas, il faut sortir du lit. Souvent, les gens trouvent ça pénible, mais c’est tellement efficace!» affirme la Dre Léonard.

Après avoir essayé toutes ces stratégies, si l’hygiène de sommeil ne s’améliore pas, il ne faut pas attendre parce que les répercussions sont vraiment grandes sur l’humeur, le niveau d’énergie, l’anxiété et le système immunitaire. Les gens qui font beaucoup d’insomnie ont un système immunitaire beaucoup plus faible. Cette situation est associée à un taux d’absentéisme au travail assez élevé: à un moment donné, les gens ne sont plus capables, ils sont complètement brûlés. «Il faut savoir que l’insomnie est un trouble psychologique, dans le sens où il s’agit d’anxiété quant au fait de ne pas dormir. Si le problème persiste, je dirais qu’il ne faut pas trop attendre, et si on a l’impression qu’on a utilisé tous les outils autour de nous et que ça ne fonctionne pas, je trouve ça intéressant d’aller en psychothérapie», conclut la Dre Léonard.

drestephanieleonard.com

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