Métro Tant et aussi longtemps que votre décision n’est pas certaine, il est préférable de ne pas en parler aux enfants.

Au Québec, un couple sur deux finit par mettre un terme à son union. Épreuve difficile à vivre pour les parents, elle est souvent encore plus dure pour les enfants.

Plus de disputes, moins de câlins – plusieurs aimeraient pouvoir faire marche arrière et tenir bon pour les épargner. Mais qu’en rien ne va plus, comment trouver les mots justes pour annoncer une séparation?

Trouver le «bon» moment
Bien qu’ils le sentent souvent avant l’annonce officielle, tant et aussi longtemps que votre décision n’est pas certaine, il est préférable de ne pas en parler aux enfants. Entre la possibilité de tout cesser et celle de continuer, le fait d’être coincés dans votre incertitude pourrait provoquer chez eux un sentiment d’insécurité. Ils pourraient également tenter le tout pour le tout dans l’espoir de vous rapprocher et ainsi ressentir un grand sentiment de culpabilité si la séparation devenait inévitable. Nombreux sont les parents qui, surtout à l’adolescence, verront leur enfant comme un thérapeute. Malgré le stress et vos inquiétudes, évitez de trop vous confier afin qu’ils puissent maintenir de saines limites avec leurs deux parents.

Ex-conjoints, mais toujours parents
Votre discours sera évidemment différent selon l’âge de l’enfant, mais il sera toujours primordial de rester calme et neutre malgré l’amertume ou la colère que vous éprouverez pour votre ex-conjoint. Lui épargner les détails est fortement recommandé. Ainsi, plutôt que de dire: «Elle m’a trompé» ou «Il a une dépendance et ne veut pas se faire aider», expliquez-lui que votre entente au sein du couple n’existe plus, que l’amour que vous aviez jadis l’un pour l’autre n’est aujourd’hui plus présent.

Préparez la discussion à deux et tentez, dans la mesure du possible, d’annoncer votre décision ensemble. Cette précaution permettra à l’enfant de mieux comprendre que, quoi qu’il arrive, vous resterez toujours présents. Que votre amour ainsi que le souci de son bien-être n’en seront jamais affectés et qu’il n’aura en aucun cas à «choisir» entre ses parents.

La séparation est un changement important dans la vie d’un enfant. Soyez plus attentif à ses comportements et n’hésitez pas à consulter un sexologue, qui saura mieux vous outiller.

Ce qui change, ce qui reste et les émotions
L’annonce d’une séparation peut faire naître un amalgame de sentiments chez l’enfant. En tant que parent, votre rôle est de l’accompagner dans la compréhension, mais surtout la verbalisation de ses émotions. Offrez toujours un cadre où une discussion ouverte sur le sujet est possible, si l’enfant ressent le besoin d’en parler. Il n’est pas rare de voir des enfants refuser catégoriquement une séparation par peur du changement.

Entre le déménagement d’un parent, la réorganisation de la routine et le mode de garde, il aura grand besoin de se faire rassurer à propos de son nouveau contexte familial. Quoi qu’il en soit, ne laissez pas la crainte qu’il réagisse mal gouverner votre prise de décision. Serrez-vous plutôt les coudes pour le rassurer au maximum en lui renvoyant une image positive du couple.

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