Getty Images/iStockphoto Pour le moment, le condom invisible semble n’être utilisé que dans les relations sexuelles «traditionnelles».

Moyen contraceptif facile d’accès et peu coûteux, le condom masculin comporte des avantages qui ne sont désormais plus à vanter.

Bien qu’il permette d’éviter les grossesses non planifiées et protège contre les ITSS avec un taux d’échec inférieur à 5%, il est encore boudé par la gent masculine. Mais voilà qu’une invention bien d’ici pourrait changer la donne. Place au condom invisible!

Parce que le préservatif est perçu comme brisant la spontanéité par certains ou comme étant une atteinte à la «confiance» par d’autres, négocier des relations sexuelles sécuritaires grâce à son usage peut, dans certains cas, devenir un véritable casse-tête. Ainsi, nombreux sont ceux et celles qui prennent des risques en silence en omettant d’aborder la question du  port du condom.

Recherches prometteuses
Rabeea Omar, chercheur à l’Université Laval, et Michel G. Bergeron, professeur et fondateur du Centre de recherche en infectiologie de l’Université Laval, travaillent à la création d’un «condom  invisible» depuis près de 20 ans afin de résoudre ce problème. Leur but? Offrir aux femmes une méthode contraceptive différente qui leur permette de prendre le plein contrôle de leur santé sexuelle plutôt que de la laisser entre les mains de leurs partenaires masculins.

C’est logique après tout, n’est-ce pas? Reste que l’appareil génital féminin est un tantinet plus complexe à couvrir qu’un pénis!

Étant d’une superficie beaucoup plus importante, les muqueuses génitales féminines deviennent un peu comme des portes d’entrée pour les liquides biologiques, ce qui rend les femmes deux fois susceptibles de contracter une infection transmissible sexuellement. Comment, alors, arriver à créer un moyen de contraception qui épouse parfaitement la forme de l’anatomie féminine? En travaillant sur un gel combiné à un applicateur unique en son genre, ont récemment révélé dans les médias Bergeron et son équipe.

Projeté dans le vagin à l’aide d’un applicateur criblé de trous, le «condom invisible» est en fait un gel incolore et inodore qui se répand de la vulve au vagin jusqu’au col de l’utérus. Agissant comme barrière chimique et physique, ce gel «microbicide» tue les bactéries et protège des infections, tout en empêchant les spermatozoïdes de pénétrer à l’intérieur de l’appareil reproducteur féminin.

Ce qui est intéressant, avec cette méthode de contraception potentielle, c’est qu’en plus d’être ultra discret, le gel peut être appliqué jusqu’à une heure avant la relation sexuelle. S’abandonner à l’autre sans mettre un frein à la passion du moment? Un méga plus!

Bien qu’il semble n’être utilisé que dans les relations sexuelles «traditionnelles» (en viendra-t-il à déplaire aux amateurs de sexe oral, par exemple?) le condom «invisible» est porteur de très beaux espoirs. La prochaine étape du projet sera de réaliser des tests d’efficacité, surtout dans les pays en voie de développement et chez les personnes plus à risque.

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