Ryan Remiorz/La Presse Canadienne Gabriel Nadeau-Dubois.

Je suis assis bien tranquille chez nous, la sonnerie du téléphone retentit…

«Oui, allô?
– Salut. Faut qu’on se parle…
– Oui, je veux bien, mais, premièrement, dites-moi qui vous êtes et, ensuite, de quoi voulez-vous me parler?
– C’est Gabriel Nadeau-Dubois. J’suis avec une couple de chums et on aimerait ça vous parler d’avenir.
– Eh ben…»

Surpris, vous dites? S’il y a une personne au Québec qui m’avait semblé jusqu’ici peu encline au dialogue, c’est bien Gabriel Nadeau-Dubois, l’illustre récipiendaire du Grand Prix d’Intransigeance du printemps 2012. Mais bon, tout le monde peut changer. Surtout quand Jean-Martin Aussant, l’héritier tant attendu de la grande cause, s’ajoute à l’entourage. Donc, «faut qu’on se parle…» Passe toujours, mais encore… On parle de quoi? De ce qui ne va pas? Nul besoin d’organiser une tournée nationale pour savoir ce qui cloche. Moi tout seul dans mon coin, je peux vous donner juste comme ça, une courte liste de nos grandes préoccupations collectives:

– Notre système scolaire qui est en faillite.

– Notre système de santé qui semble plus malade que la moyenne de ses patients.

– Nos routes et autres infrastructures qui craquent de partout parce qu’elles ont été bâties avec du ciment corrompu.

– La forte dépendance de l’État à ses propres machines de Vidéo Poker pour boucler un budget qui ne s’attache jamais.

Ça devrait faire pour le moment, même si je pourrais continuer comme ça pendant des pages et des pages…

«Faut qu’on se parle…» qu’ils disent. Aucun problème avec ça, sauf qu’il faudrait peut-être commencer par se dire les vraies affaires. La première étant que le seul but visé par cette consultation populaire ne peut être autre chose que la formation d’un nouveau parti politique. Sinon, pourquoi s’infliger un exercice aussi fastidieux? Pour le simple de plaisir de jaser. Me semble qu’on devrait déjà être rendus ailleurs…

Pourquoi faut-il toujours se taper l’inutile étape de la noble intention? Juste à le dire tout de suite qu’il est déjà prévu qu’au bout de ce détour, un autre parti se formera. Pas de mal à ça, il y a tellement d’électeurs orphelins au Québec que personne ne blâmera qui que ce soit de vouloir lancer quelque chose de neuf.
Dans ce «faut qu’on se parle», j’entends déjà un fond de «cause toujours…». Ça commence mal.

***

Le rouge CH recommence à couler dans mes veines. En tant que fan full-patch dûment accrédité, je me permettrais de rappeler à Andrew Shaw qu’il joue dorénavant à Montréal et qu’ici, on a horreur des athlètes qui nous font honte. Ça fait que son show de lutteur crétin de l’autre soir, il peut bien se le…

***

«Elle est méchante, mais je peux être encore plus méchant qu’elle.» Ainsi s’est exprimé Trump le fou, celui qui dispose toujours de 40 % d’appuis dans le cadre de la course à la plus grosse job au monde. Le second débat aura lieu dimanche soir. Ainsi va le festival de l’horreur…

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