Y’en a marre des baveux. Ici, je vise plus précisément les baveux qui ont pris en otage les forums de discussions et autres tribunes 
du web au fil du temps.
Une plaie inguérissable.

Plus moyen de lire un article à la suite duquel les lecteurs sont invités à laisser leurs commentaires, on est toujours pris avec ces maudits trolleux de schnoutte qui rabaissent automatiquement le débat à ras le plancher. Bien difficile de les éviter, ils sont
là, toujours là. La plupart 
du temps, ils sévissent 
derrière des pseudonymes 
et affichent des avatars 
à tête d’œuf sur leurs 
pages perso. On peut donc immédiatement conclure une chose : ces baveux 
sont également des chieux de première classe.

Ils prétendent dire les «vraies affaires», mais refusent paradoxalement de montrer leur vraie face et/ou de signer leur vrai nom. Ah oui, c’est vrai, les pas-de-vie de cette espèce justifient souvent leur anonymat et leur statut de franc-tireur de l’ombre en disant qu’ils seront immédiatement «spottés» par les autorités s’ils dévoilent leur véritable identité. Bin quin… Conclusion no 2 obligée: en plus d’être chieux… les baveux sont aussi des paranoïaques du niveau supérieur.

Je me suis toujours demandé quelle était la motivation de ce monde-là qui tient tant à pourrir l’ambiance en plombant systématiquement le débat. En écrivant des insultes, en crachant des faussetés à répétition, en inventant des complots à la con. Parce qu’ils veulent se manifester dans un monde dont 
ils se sentent exclus? Parce que leurs parents ne les ont pas assez aimés? Parce 
que je l’sais tu, moi…

Rendus où nous en sommes, là où je me questionne de plus en plus, c’est sur les raisons qui poussent les médias à tolérer leur présence polluante sur leurs sites de nouvelles. Et surtout, sur cet entêtement à conserver ces arènes d’empoignes stériles, inutiles et, au bout du compte, plutôt toxiques. Au nom de la liberté d’expression? Mon œil! Y’a rien de plus restrictif que ces forums-là parce que ceux et celles qui auraient de quoi de constructif à partager refusent – avec raison – de côtoyer ces terroristes du clavier. En 2017, me semble que la joke a assez duré et que la cause est entendue: y’a juste rien à faire 
avec ça. Out.

Ceux qui ont inventé le web avaient rêvé d’une grande chaîne où tout un chacun allait partager ce qu’il avait de mieux à offrir. Aujourd’hui, on peut qualifier l’aspect communautaire de ce projet d’échec 
monumental.

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Au lendemain des Golden Globes et à 10 jours de son assermentation, le très honorable Trump a pris le temps sur Twitter de qualifier Meryl Streep d’actrice surévaluée. Tant qu’à régler des dossiers urgents avant d’entrer en poste, aussi bien y aller par priorité… (#nonmaisquelcrétin)

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Ces derniers jours, j’ai lu que le pape François avait autorisé l’ouverture des dortoirs du Vatican aux sans-abris vu la vague de grand froid qui sévit dans le coin. Ça serait peut-être une bonne idée de faire la même chose ici, avec nos églises. Et une manière utile de remplir ces temples souvent bien vides.

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