L’affaire du LAB École proposé par Ricardo Larrivée, Pierre Lavoie et Pierre Thibault a provoqué beaucoup de vagues. Il y a de quoi se réjouir dans le fait que l’école puisse constituer, une fois de temps en temps, un point sensible de nos préoccupations collectives. Dans le même ordre d’idées, je me réjouis que des personnalités connues aient envie de se mettre le nez dans les affaires de l’éducation. Vu l’état de notre système, aucun coup de main qui sera de trop. Et, que je sache, l’avenir de l’école publique n’est pas l’apanage d’un groupe plus que d’un autre.

En même temps, je comprends fort bien les réticences des gens du milieu – du corps professoral ou des membres du personnel de soutien – devant ce qu’il est convenu d’appeler un «passez Go» pour le moins expéditif de la part du ministère de l’Éducation. Des propositions semblables à celle du LAB, on devine que le ministère doit en recevoir des dizaines par année et que celles-ci doivent rebondir sur le mur des refus comme des balles de caoutchouc. Il est clair que le facteur «veudettes» impressionne souvent nos élus et accélère les processus décisionnels en conséquence. On semble en avoir ici un exemple patent.

Dans tout ça, il ne faut pas se laisser distraire ni perdre de vue l’objectif final de la chose : il faut impérativement agir dans le dossier de l’éducation. Et, bien entendu, pour une saine suite des choses, il faudra que la mosaïque des intervenants soit encore plus diversifiée. En commençant par la présence des femmes, qui font présentement cruellement défaut à la tête du projet initial. Ça, il faudrait y voir dans l’immédiat. Comme il faudra rapidement solliciter l’apport de quiconque pourra contribuer à la crédibilité de l’opération : les enseignantes et enseignants, les parents, les intellectuels, les praticiens, les gens d’affaires autant que les militants de groupes communautaires. Bref, aller chercher les actifs de notre société qui peuvent faire la différence. Sans aucune exception ni mise de côté d’office.

Et si des «veudettes» proposent de s’en mêler, on devrait davantage penser à s’en servir plutôt que de les considérer comme étant des éléments superflus. Quand il est question de se préoccuper de notre futur, il n’y a pas d’intrus.

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Bien sûr que le Stade était rempli à ras bord en fin de semaine pour notre rendez-vous annuel avec le baseball professionnel. Bien sûr que les proprios potentiels d’une nouvelle incarnation des Expos se montrent maintenant la face au grand jour comme si tout était réglé. Bien sûr qu’on ira piger dans la caisse commune – la vôtre – le jour où on décidera de construire un nouveau stade. Bien sûr que le maire agit avec la discrétion d’une cheerleader sur les speeds dans le dossier. Et bien sûr que son enthousiasme, qui frôle l’obsession, me rappelle en tous points l’egotrip du maire de Québec avec son Centre Vidéotron. Bien sûr…

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Alain Bellemare, président et chef de la direction de Bombardier, a révélé lors de son entrevue avec Paul Arcand que «son cœur» a pesé dans la balance quand il a décidé de s’impliquer afin de sauver ce fleuron québécois qui fonçait tout droit vers la faillite en février 2015. Voilà un partage émouvant qui m’a enseigné une grande leçon : le cœur, il n’y a que ça de vrai. Tout le reste n’est que vulgaires broutilles…

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Madame Sutto n’aura pas droit à des funérailles nationales. Soit. Ne comptez pas sur moi pour remettre en question des choix qui ont été faits dans le passé, c’est pas trop mon genre de sortir les défunts de leur repos éternel. Cela étant dit, il n’en tient qu’à nous d’offrir de véritables funérailles nationales à cette grande comédienne. La cérémonie se tiendra lundi prochain à 14 h, à l’église Saint-Germain d’Outremont. Cette journée-là, rassemblons-nous autour de l’église, inondons les réseaux sociaux de ses photos, écrivons des beaux messages en souvenir de sa formidable carrière. Bref, prenons en main l’hommage qui devrait justement lui être rendu. On n’est quand même pas obligés d’attendre la permission du gouvernement pour la remercier dûment, n’est-ce pas…

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Vu: le spectacle de Daniel Bélanger, jeudi dernier lors de sa grande rentrée au Métropolis. Un moment de grâce, tout simplement. Peut-être même son meilleur spectacle à vie. Sans exagérer. C’est en rappel, le 17 juin prochain, à la salle Wilfrid-Pelletier, au programme des Francofolies.

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