Il y a eu deux ouragans ce week-end. Le premier s’appelait Irma, je crois que vous en avez entendu parler. Et il y en a eu un second, sans nom celui-là, qui a fait rage sur les sentiers parallèles et qui a lui aussi tout arraché sur son passage. Dans ce monde farci des fake news et arrosé de grand n’importe quoi, les complotistes et autres «érudits» en ont eu pour leur argent et ont même pu faire des achats à crédit.

Aussi bien se le dire tout de suite: vous, vos enfants et les enfants de vos enfants seront pris pour vivre dans un univers où les vraies affaires devront partager l’espace avec des faits absolument farfelus. Que les férus de la nouvelle en fassent leur deuil, il sera dorénavant impensable de faire la part entre le vrai et le faux, entre le réel et l’imaginaire. Le terrain de jeu des communications est rendu beaucoup trop vaste et indéfini pour croire qu’on pourra un jour y remettre de l’ordre.

Par la plus belle des torsions, le progrès technologique nous aura ramenés au temps des chimères.

En fin de semaine, sur des sites de médias dits «crédibles», j’ai vu des images tournées il y a quelques années dans d’autres circonstances qui illustraient supposément la situation catastrophique qui prévalait dans certaines villes des Caraïbes. J’ai vu des photos retravaillées qui exagéraient une situation qui n’avait pourtant tellement pas besoin de l’être. J’ai entendu des théories qui ne tenaient pas debout sur la formation des tempêtes et sur le changement de trajectoire du cyclone qui est passé de l’est à l’ouest en Floride. Un peu plus et on nous disait que Kim Jung-machin avait quelque chose à voir avec la question… Dans la course à la primeur, rares sont ceux qui ne se sont pas laissés emporter dans la tempête.

En fin de semaine, les ravages ont été nombreux, les niaiseries multiples, et les dommages seront permanents.

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Amende honorable: même dans mes délires les plus fous, jamais je n’aurais pu imaginer que les militants du PQ offrent un vote de confiance aussi confortable (92,8%) à Jean-François Lisée. Ici même et pas plus tard que la semaine dernière, j’avais même prédit que Monsieur Lisée-le distingué allait encaisser une mornifle sur le bord des oreilles de la part de ses ouailles qui, c’est bien connu, aiment bien et châtient bien. Je me suis souverainement trompé, c’est le cas de le dire…

De cette formidable démonstration de solidarité, on retiendra surtout que le militant péquiste est parfois capable de mettre son émotivité de côté afin de faire place à une saine attitude pré-électorale. Dans l’histoire du parti, ce n’est pas arrivé très souvent.

Cela dit, il reste un peu plus d’un an avant le prochain scrutin de l’automne 2018 et plein de choses peuvent survenir d’ici là.

On sait jamais, une mauvaise campagne est si vite arrivée – rappelez-vous la dernière fois…

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Parlant des prochaines élections, après avoir coupé un peu partout pendant des années, le gouvernement Couillard nous annonce «subtilement» qu’on prévoit maintenant accorder des baisses d’impôt aux particuliers. Tu parles d’une bonne nouvelle, toi!

Y’a pas à dire, sont ben fins et pas opportunistes pour deux sous…

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