<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
<rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	xmlns:georss="http://www.georss.org/georss" xmlns:geo="http://www.w3.org/2003/01/geo/wgs84_pos#" xmlns:media="http://search.yahoo.com/mrss/"
	>

<channel>
	<title>Journal Métro &#187; Sylvain Ménard</title>
	<atom:link href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>http://journalmetro.com</link>
	<description>Le site web du quotidien gratuit Métro Montréal</description>
	<lastBuildDate>Wed, 19 Jun 2013 10:11:05 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-ca</language>
	<sy:updatePeriod>hourly</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>1</sy:updateFrequency>
	<generator>http://wordpress.com/</generator>
<cloud domain='journalmetro.com' port='80' path='/?rsscloud=notify' registerProcedure='' protocol='http-post' />
<image>
		<url>http://1.gravatar.com/blavatar/b4ada42fe1c08e2c60427d7c0cbf2364?s=96&#038;d=http%3A%2F%2Fs2.wp.com%2Fi%2Fbuttonw-com.png</url>
		<title>Journal Métro &#187; Sylvain Ménard</title>
		<link>http://journalmetro.com</link>
	</image>
	<atom:link rel="search" type="application/opensearchdescription+xml" href="http://journalmetro.com/osd.xml" title="Journal Métro" />
	<atom:link rel='hub' href='http://journalmetro.com/?pushpress=hub'/>
		<item>
		<title>Voyage au bout de l’enfer</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/330494/voyage-au-bout-de-lenfer/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/330494/voyage-au-bout-de-lenfer/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 18 Jun 2013 04:52:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=330494</guid>
		<description><![CDATA[14. Oui, vous avez bien lu, 14 chefs d’accusation pour le maire intérimaire de Montréal. Et pas pour des niaiseries : complot, fraude envers le gouvernement, abus de confiance et acte de corruption dans les affaires municipales, etc. Un beau &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/330494/voyage-au-bout-de-lenfer/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=330494&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>14. Oui, vous avez bien lu, 14 chefs d’accusation pour le maire intérimaire de Montréal. Et pas pour des niaiseries : complot, fraude envers le gouvernement, abus de confiance et acte de corruption dans les affaires municipales, etc. Un beau buffet. Pour simplifier la chose, disons que c’est 14 claques sur la gueule de plus pour une population qui était déjà au plancher. Le meilleur est à venir, comme ils disent. Faudrait bien parce que là, c’est difficile d’imaginer pire&#8230;</p>
<p>Avec Laval qui est présentement placée sous tutelle et Montréal qui passe d’une dérive à l’autre, la ville de Québec a toutes les apparences d’une oasis de paix et de calme. Attendez voir, là-bas, ils ne perdent rien pour attendre. Imaginez comment ça risque de virer quand le maire Régis piquera la fouille des fouilles avec son projet de Colisée à 400 M$ qui n’abritera vraisemblablement pas une équipe de la LNH dans un avenir approché. D’ailleurs, du côté de Québec, je dis ça comme ça, on a l’impression que l’effet des stéroïdes que l’on a consommés pour les fêtes du 400e commence à s’amenuiser. Parlez-en aux organisateurs des spectacles de Céline et de McCartney qui ne savent plus où donner de la capine pour écouler leurs dizaines de milliers de billets toujours invendus à ce jour. Mais ça, c’est une autre histoire et, si vous le permettez, on y reviendra un autre tantôt&#8230;</p>
<p>Cela étant dit, plus du tiers de la population du Québec se retrouve «avec pas de tête» ou avec un maire qui a tendance à l’avoir plutôt grosse. Et c’est sans compter les dizaines de municipalités qui sont dirigées par des petits rois qui font à leur guise et qui se gardent bien de rendre des comptes à leurs sujets.</p>
<p>Quelle faillite. Quel triste échec cinglant. Quel horrible constat.  Cinquante ans de révolution tranquille, de «désormais», de lois sur le financement des partis, de vérifications, de pattes blanches et autres lessives de l’étoffe publique. Cinquante ans de prétention à penser que «nous, on est bien meilleurs qu’ailleurs». À revendiquer l’invention du plus blanc que blanc. À se consoler plutôt qu’à se désoler quand on se comparait aux autres. À prendre la mouche quand le magazine Maclean’s titrait que le Québec était la province la plus corrompue au Canada. À s’en remettre à notre implacable sens de l’éthique, digne héritage de notre passé catholique et, donc, infaillible.</p>
<p>Cinquante ans à dormir sur nos deux oreilles, faussement rassurés par tous ces instruments de contrôle et cette morale irréprochable dont nous étions si fiers. À croire que rien ne pouvait nous atteindre.</p>
<p>Ce matin, le réveil du citoyen/contribuable est difficile. À tous ceux qui ont abusé de notre bonne foi et du pouvoir qu’on vous avait conféré, que vos méfaits soient déjà connus ou non, sachez que notre pardon n’arrivera pas. C’est fini.<br />
• • •</p>
<p>Les réseaux sociaux sont en train de réinventer l’expression «parler des deux côtés de la bouche». En sortant du spectacle-hommage à Robert Charlebois aux FrancoFolies – Robert et plusieurs invités y furent impeccables, même si tout n’était quand même pas parfait –, on a croisé certains observateurs qui émettaient des réserves sur la soirée à laquelle ils venaient d’assister. Quelle ne fut pas ma surprise, à mon retour à la maison, de lire des commentaires plus que dithyrambiques sur Twitter de la part des mêmes individus à propos du même spectacle. Pas facile de se ramasser en 140 caractères. Des fois, ça nous oblige même à écrire le contraire de ce que l’on disait une heure plus tôt. #obséquieux&#8230;</p>
<p><em><strong>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</strong></em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/330494/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/330494/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=330494&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/330494/voyage-au-bout-de-lenfer/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Mes amis les stones</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/326075/mes-amis-les-stones/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/326075/mes-amis-les-stones/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 11 Jun 2013 05:10:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=326075</guid>
		<description><![CDATA[Le premier «vrai» disque que j’ai acheté de toute ma vie, c’était l’album 12 x 5 des Rolling Stones, que j’avais trouvé à 6,98 $ à la quincaillerie Pascal de la Place Versailles, entre le rayon des gallons de peinture &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/326075/mes-amis-les-stones/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=326075&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Le premier «vrai» disque que j’ai acheté de toute ma vie, c’était l’album 12 x 5 des Rolling Stones, que j’avais trouvé à 6,98 $ à la quincaillerie Pascal de la Place Versailles, entre le rayon des gallons de peinture et celui des chaises de jardin. À ceux qui s’inquiètent que l’on vende des livres, des DVD et autres patentes pas rapport chez Costco, vous saurez qu’il existe au moins un précédent dans l’histoire de l’humanité.</p>
<p>De cette époque &#8212; j’avais 12 ans – je n’ai conservé aucun ami. Pas un, sauf les Stones, qui ont toujours été fidèles dans leur accompagnement. Comme dans toute bonne relation amicale, ils m’ont procuré une part de bonheur et de déceptions au fil des ans. Ainsi sont faites les vraies amitiés solides : en endurant le pire pour espérer un jour, enfin, vivre le meilleur.</p>
<p>La première fois où les Stones et moi nous sommes croisés en personne, c’était à Oshawa en 1979. Pas sûr qu’ils me reconnaîtraient s’ils me voyaient aujourd’hui; j’ai beaucoup changé depuis. Quelques mois plus tôt, Keith Richards s’était fait arrêter à Toronto pour possession d’héroïne et, plutôt que de l’envoyer croupir au cachot, on lui avait imposé de donner deux concerts au bénéfice de l’Institut canadien pour les aveugles avec son groupe. Pour l’occasion, c’était John Belushi qui avait fait office de maître de cérémonie. Je l’entends encore : «Hey fellas! Can you hear me? Now, can you see meeeeeeeeee? Baaaaah, gotcha&#8230;» C’était tout juste avant l’invention du politically correct, je crois&#8230;</p>
<p>Depuis, John Belushi est mort. Keith, étonnamment, est toujours en vie. Et moi, bien, ça dépend des matins. Et les Stones dans tout ça? Eux autres, ça dépend plutôt des soirs. Je les ai déjà vus plutôt poches et débraillés. Mais dimanche au Centre Bell, ils étaient bons. Tellement bons. Efficaces, allumés et dignes. Qui aurait cru qu’un jour, on se servirait de ce qualificatif en parlant des Stones. Dignes&#8230; Je l’écris une deuxième fois tant j’ai de la misère à y croire moi-même.</p>
<p>Les Stones ont-ils changé? Peut-être que c’est simplement le monde autour des Stones qui s’en est chargé à leur place. On laissera aux philosophes le soin de réfléchir à la question; moi, je ne dispose pas d’assez d’espace ici pour choisir entre l’œuf ou la poule. Ce que j’ai quand même compris l’autre soir, c’est que tout ce qui fait partie du portrait depuis longtemps n’est pas nécessairement nostalgie. Et que le temps fait bien son travail.</p>
<p>Quand je vois les Stones monter sur scène après tout ce temps, en ramenant le pote Mick Taylor perdu en chemin depuis bientôt 40 ans avec la notice «laisser crever puisque c’est lui qui a décidé de s’en aller», ça m’indique que tout est possible quand on y met du sien. Et – j’en entends déjà – c’est bien au-delà de toutes les questions financières, ces histoires-là. Rendu là, ça devient bêtement une affaire de cœur.</p>
<p>J’ai finalement le don de bien choisir mes amis&#8230;</p>
<p>• • •</p>
<p>Le Grand Prix est fini. La course était bonne, les spectateurs ont bien apprécié et, pour la finale, le soleil a même décidé de venir passer l’après-midi au complet sur le circuit Gilles-Villeneuve. Maintenant, les collectionneurs de flûtes de champagne gratis et autres sangsues à Kodak – vous les connaissez – peuvent rentrer dans leur trou. Comme des marmottes. L’an prochain, elles reviendront, l’instant d’un autre flash&#8230;</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/326075/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/326075/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=326075&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/326075/mes-amis-les-stones/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Prière de s’abstenir</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/321929/priere-de-sabstenir/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/321929/priere-de-sabstenir/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 04 Jun 2013 05:09:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=321929</guid>
		<description><![CDATA[«Me semble qu’on pourrait le laisser faire sa p’tite prière&#8230;»  Ainsi s’exprimait la dame la semaine dernière dans un vox pop à propos du maire de Saguenay, Jean Tremblay. Oui oui, celui de qui on parle davantage pour ses principes &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/321929/priere-de-sabstenir/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321929&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>«Me semble qu’on pourrait le laisser faire sa p’tite prière&#8230;»  Ainsi s’exprimait la dame la semaine dernière dans un vox pop à propos du maire de Saguenay, Jean Tremblay. Oui oui, celui de qui on parle davantage pour ses principes religieux que pour ses réalisations en tant que premier magistrat de sa ville.</p>
<p>«Sa p’tite prière»&#8230;  Il est justement là, le problème. Parce que ce n’est surtout pas une p’tite prière. C’est même une grosse prière. Une prière lourde, vindicative et imposée. Tout le contraire d’un acte de recueillement personnel. Quand le maire dit représenter la majorité des Québécois, «des bons catholiques» comme il l’a déjà spécifié, il oublie un détail important. Oui, peut-être que la majorité des «de souche» ont été baptisés selon les rites de l’Église catholique, mais c’est loin d’être la majorité qui soit pratiquante et prête à s’adonner à des exercices religieux collectifs. Vous, la dernière fois que vous êtes allé à la messe, avez-vous eu de la difficulté à trouver un banc? Ben c’est ça.</p>
<p>Quand même étonnant de voir qu’un homme qui se dit habité par tant de foi chrétienne fasse étalage d’autant de mauvaise foi tout court&#8230;</p>
<p>•••</p>
<p>Vous avez entendu parler du mouvement Anybody but Coderre ou, si vous préférez N’importe qui, mais pas Coderre? C’est un groupe de gens d’affaires qui cherche à convaincre des candidats «de prestige» de se présenter à la mairie de Montréal pour barrer le chemin à Denis Coderre au scrutin municipal de novembre. Ils en parlaient en fin de semaine dans La Presse.</p>
<p>Ça arrive à peu près à chaque rendez-vous électoral qu’on essaie de lancer un missile téléguidé pour accrocher la grosse job à l’hôtel de ville. C’est d’ailleurs dans une démarche N’importe qui, mais surtout pas Bourque que Gérald Tremblay s’était présenté la première fois avec l’appui de ses influents amis. On est à même d’analyser les résultats aujourd’hui&#8230;</p>
<p>Hier, on a appris que John Parisella, un de ceux «ciblés» par le groupe de têtes chercheuses, avait choisi de ne pas se présenter. Pour lui, il n’est pas question d’aller en politique contre qui que ce soit, mais pour défendre des idées et des principes. Voilà une conceptions des choses qui l’honore.</p>
<p>On l’a écrit ici même et on est prêt à le réécrire : pour sortir Montréal de cette sale impasse, ça va prendre autre chose qu’un candidat vedette qui n’aura aucune réflexion ni plan d’attaque et qui n’a, à ce jour, manifesté aucun intérêt pour la job. En ce mardi 4 juin 2013, on l’affirme : il est déjà trop tard pour se lancer sérieusement dans la course. Parisella, lui, l’a compris. D’autres montreront-ils la même retenue? Faudrait.</p>
<p>•••</p>
<p>Ça semblait être une vilaine manie, mais là, ça commence à avoir l’air d’un pattern établi. À savoir refuser de répondre aux questions des journalistes quand on occupe une fonction politique. Prenez vendredi passé, dans la foulée de la chute de l’empire lavallois. Le maire par intérim, Alexandre Duplessis – libre à vous de l’appeler le «sous-maire» – a offert un point de presse à sens unique puisqu’il avait été annoncé qu’il ne répondrait à aucune question à la suite de sa brève allocution. Pendant ce temps, à Toronto, le suave maire Rob Ford répond à une question sur deux quand il daigne avoir un contact avec les scribes. Même chose pour Stephen Harper. Et on ne compte plus le nombre d’élus qui traversent la nuée de microphones tendus vers eux sans dire le moindre mot.</p>
<p>Y’a pas à dire, ça met en confiance&#8230;</p>
<p><em><strong>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro</strong></em></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/321929/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/321929/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=321929&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/321929/priere-de-sabstenir/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La fille des toasts</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/317783/la-fille-des-toasts/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/317783/la-fille-des-toasts/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 28 May 2013 05:20:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=317783</guid>
		<description><![CDATA[Elle s’appelle peut-être Tatiana. Ou Olga. En fait, je n’en ai pas la moindre idée. Chose certaine, elle vient de très loin. Je gagerais sur l’Europe de l’Est. Sa connaissance du français est e-x-t-r-ê-m-e-m-e-n-t limitée. À peine une poignée de &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/317783/la-fille-des-toasts/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=317783&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Elle s’appelle peut-être Tatiana. Ou Olga. En fait, je n’en ai pas la moindre idée. Chose certaine, elle vient de très loin. Je gagerais sur l’Europe de l’Est. Sa connaissance du français est e-x-t-r-ê-m-e-m-e-n-t limitée. À peine une poignée de mots qui sont nécessaires à son travail : fromage, bagel, confiture, pain brun, margarine&#8230; Son rôle dans la vie : elle travaille dans le casse-croûte d’un gros immeuble du centre-ville. La vie pas facile quoi. Pas nécessairement celle dont elle avait rêvé non plus&#8230;</p>
<p>Du lundi au vendredi, tous les matins, elle s’échine devant un immense grille-pain-convoyeur conçu pour répondre aux besoins d’un régiment entier. Le cœur à l’ouvrage gros comme ça, mais pas vraiment sûre d’elle et tendue comme une corde de violon. Redoutant la prochaine commande qu’elle devra faire répéter deux, et même trois fois. En sachant fort bien qu’elle se fera regarder comme une moins que rien par un client qui exsude la mauvaise humeur du matin si elle commet la moindre erreur. Qu’est-ce qu’elle doit en avoir ras la casquette. Celle que son patron oblige à porter avec son accoutrement rouge trop grand pour elle. On jurerait qu’ils font exprès pour ridiculiser leurs employés jusque dans le moindre détail&#8230;</p>
<p>Pour gagner sa vie, la fille des toasts fait ce qu’on lui a dit de faire. Ainsi, on lui a montré à cuire un œuf au four micro-ondes dans un contenant de plastique, ce qui n’est clairement pas l’idée du siècle. C’est donc comme ça qu’elle s’y est pris l’autre matin quand une cliente lui a demandé un sandwich aux œufs-toasté pain brun-pas de beurre-pis avec de la mayo rien que d’un bord. Constatant que la procédure pour faire chauffer le coco était plus que douteuse, la cliente s’est mise à sermonner la fille du comptoir sur les dangers inhérents à cet impair culinaire. Inutile de vous dire que la pauvre n’y comprenait rien pantoute.</p>
<p>Mais la cliente insistait vraiment – mais alors là vraiment – pour faire valoir son point. La fille des toasts capotait et se demandait bien pourquoi celle qui venait de lui commander un œuf n’en voulait plus à peine quelques secondes plus tard. Dans son visage, c’était écrit en gros : «Bon, ça doit encore être de ma faute…» C’est là que je me suis permis d’intervenir :</p>
<p>&#8211; Madame. Je pense qu’elle ne comprend pas un traître mot de ce que vous lui racontez.</p>
<p>&#8211; J’le sais bien, mais c’est pas une raison pour ne pas me plaindre.</p>
<p>&#8211; Ben oui, c’en est une. Plaignez-vous à son boss. On a dû lui donner l’instruction de faire comme ça.</p>
<p>&#8211; Oui et mon droit à me faire répondre en français, vous en faites quoi?</p>
<p>&#8211; Vous avez totalement raison, c’est un droit inaliénable et non négociable. Sauf ce matin. Parce qu’il y a une différence à faire entre ceux qui refusent de nous servir en français et ceux qui rêveraient de le faire, mais qui en sont incapables.</p>
<p>La cliente, un peu contrariée, mais maintenant plus empathique, est donc partie à la recherche du «à qui de droit» de la maison pour se faire entendre. En laissant derrière elle un œuf cuit tout croche, deux tranches de pain grillées refroidies et la fille des toasts complètement dépassée. Convaincue une fois de plus d’avoir mal agi. Quand elle a aperçu la cliente argumenter avec son boss fraîchement apparu, je l’ai vue ravaler de travers. Elle devait se demander ce qui se passait. D’une main tremblante, elle a coupé en deux le bagel d’un autre client.</p>
<p>L’autre matin, la fille des toasts avait l’air de se trouver bien seule sur son coin de planète.</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/317783/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/317783/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=317783&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/317783/la-fille-des-toasts/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>La brique, le fanal  et le candidat</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/313658/la-brique-le-fanal-et-le-candidat/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/313658/la-brique-le-fanal-et-le-candidat/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 21 May 2013 04:51:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=313658</guid>
		<description><![CDATA[De mémoire d’éléphant, je ne me souviens pas d’avoir assisté à un début de campagne électorale aussi rock’n’roll. Je parle bien sûr de la mise en candidature de Denis Coderre à la mairie de Montréal. Méchant coup de batte en &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/313658/la-brique-le-fanal-et-le-candidat/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=313658&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>De mémoire d’éléphant, je ne me souviens pas d’avoir assisté à un début de campagne électorale aussi rock’n’roll. Je parle bien sûr de la mise en candidature de Denis Coderre à la mairie de Montréal. Méchant coup de batte en arrière de la tête&#8230; Et la violence démesurée de l’accueil qu’on lui a réservé m’empêche de comprendre tout à fait pourquoi il en fut ainsi.</p>
<p>Peut-être que l’annonce officielle de sa candidature a tardé au point de devenir absolument exaspérante pour tout le monde? Ou parce qu’on était en droit de s’attendre à une plate-forme beaucoup plus étoffée vu l’éternité du délai? Ou alors serait-ce tout simplement parce que Coderre, c’est Coderre et qu’il fait bon fesser sur du Coderre quand on n’a rien d’autre à faire? Quoi qu’il en soit, même après quelques jours, je suis dépassé par ce vent de hargne qui est passé sous nos yeux et dans nos oreilles.</p>
<p>Premier constat : les médias ont été d’une «dureté» rare envers lui. Mais ça, c’est un droit incontestable dont dispose la presse.</p>
<p>Sauf que Denis Coderre, qui a souvent fait office de moulin à paroles pour remplir du temps d’antenne, a dû le prendre dur. Très dur même. Mais ça, c’est une moindre chose. Ce n’est rien à côté de ce que l’on a pu lire sur les réseaux sociaux. Ça aussi, le candidat Coderre a dû très mal l’encaisser. Lui qui les aime tant et qui compte sur ces canaux pour mener une campagne 2.0, il a dû se frotter les yeux une couple de fois en voyant ce qui s’écrivait à son sujet.</p>
<p>Ce que je retiendrai surtout de ce lancement pour le moins chaotique, c’est combien l’entreprise sera risquée pour quiconque aura dorénavant l’idée de se présenter à un poste élevé en politique. Ça vous tenterait, vous, de vous faire écœurer de la sorte avant même d’avoir terminé votre première adresse officielle? D’avoir à supporter la présence d’un groupe de manifestants – que vous n’avez même pas encore déçus, je le souligne – qui essaie de saboter votre entrée dans le match en hypothéquant votre droit de parole le plus élémentaire.</p>
<p>J’ai beau éprouver généralement une sympathie naturelle pour les militants de toutes les enseignes et les autres François Saillant de ce monde, jamais je n’accepterai qu’un candidat se fasse enterrer par une gang de grandes trappes qui se prétendent progressistes, mais qui agissent exactement à l’opposé de leurs supposées convictions. Quand on agit comme ça, on n’agit pas comme des protestataires civilisés, mais comme des bums. Avec les deux goons masqués qui faisaient le piquet derrière Coderre pendant son allocution, on se serait cru en pleine séance du tribunal de la révolution. Gênant. Répugnant même.</p>
<p>C’est clair que la route s’annonce ardue pour le candidat Coderre. Même s’il mène dans les sondages en ce moment, ça ne veut rien dire. À pareille date l’an passé, le même genre de cueillette d’opinions donnait à François Legault le titre de premier ministre du Québec. Voyez où il en est aujourd’hui&#8230;</p>
<p>Tout au long de cette campagne à la mairie, Coderre sera hanté par son passé, par ses relations avec certains témoins de la Commission Gomery. Chaque jour, il devra revenir là-dessus. Pris exactement comme le fut André Boisclair, qui avait été poursuivi par son histoire de coke tout au long de la bataille provinciale de 2007. Coderre sait tout ça. Mais le savait-il à ce point-là?</p>
<p>Et c’est dans ce climat que l’on aura à choisir le prochain maire de Montréal. La belle affaire, n’est-ce pas?</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/313658/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/313658/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=313658&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/313658/la-brique-le-fanal-et-le-candidat/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>«In abstentia»</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/309933/in-abstentia/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/309933/in-abstentia/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 14 May 2013 05:14:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=309933</guid>
		<description><![CDATA[Les temps sont durs pour le contribuable du coin. Un maire de la Rive-Nord accusé de gangstérisme. Les deux derniers élus à la tête de Montréal qui ne furent guère meilleurs que des nains de jardin borgnes parqués dans une &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/309933/in-abstentia/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=309933&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Les temps sont durs pour le contribuable du coin. Un maire de la Rive-Nord accusé de gangstérisme. Les deux derniers élus à la tête de Montréal qui ne furent guère meilleurs que des nains de jardin borgnes parqués dans une cour de pillage. Tout cela sans parler de la Rive-Sud, qui devrait révéler quelques sombres secrets sous peu. Quel portrait laid et déprimant. Et le pire dans tout ça – permettez-moi de l’écrire avec toute la délicatesse du monde et de remonter mon capuchon avant que la chicane ne pogne –, c’est que tout cela est aussi un peu de notre faute. Désolé, mais le premier pas vers la résolution du problème réside dans la reconnaissance d’une certaine part de responsabilité collective. Faudra bien y venir un jour.</p>
<p>Êtes-vous allé voter au dernier scrutin municipal? À Montréal, la majorité – soit 6 électeurs sur 10 – a choisi de ne pas le faire. À Laval, c’était encore pire. En conséquence, sachez que tout ce beau monde a légitimement et malheureusement perdu le droit de se plaindre. C’est bien poche, mais c’est comme ça. Si les absents n’ont pas obligatoirement toujours tort, il leur arrive parfois de perdre certains privilèges&#8230;</p>
<p>Ceux-là pourront toujours chialer à pleins poumons, gueuler comme des putois et râler comme le yâbe, tout ce monde devra reconnaître un fait : le terrain de jeu où les fripouilles se sont payé la traite au fil des ans, c’est un terrain qui leur a été concédé sans que personne ne s’attarde trop à ce qu’ils y faisaient. Et ne venez pas me dire que vous n’avez jamais eu de soupçon sur la «crochitude» des administrations Vaillancourt, Tremblay et autres brillances du paysage municipal environnant.</p>
<p>Peu importe le genre de magouille, les abuseurs profitent toujours des failles du système en place. Et comme la base de notre système démocratique repose sur l’individu – c’est vous et moi, ça –, il aura fallu que notre implication fasse défaut quelque part pour en arriver là. Pas de quoi être fiers. C’est ce qui arrive dans un monde où on désigne le gouvernement en utilisant le EUX, alors qu’il s’agit bel et bien de NOUS.</p>
<p>Quelles leçons allons-nous tirer du triste théâtre qui nous déçoit sans cesse? Libre à vous d’en tirer vos propres conclusions. Mais s’il fallait que tout ce brassage de merde provoque chez nous une prise de conscience et le goût de voir de plus près aux affaires de la collectivité, ça serait toujours bien ça de pris. À l’opposé, si notre rapport avec nos élus ne change pas après tout ça, on pourra le confirmer une fois pour toutes : on a vraiment les gouvernements et les gouvernants qu’on mérite…</p>
<p>• • •</p>
<p>Le Canadien a finalement perdu. Pas de quoi se mettre en petite boule dans le coin, z’ont fait ce qu’ils pouvaient avec c’qu’ils avaient. Rien qu’à voir, vers la fin, ceux qui retournaient au banc pliés en deux tellement ils étaient poqués, il était interdit d’imaginer une plus longue route en séries. On dit merci pour la belle et courte saison, on s’est bien amusés. Les jeunes sont aussi bien bons. Manque juste quelques grands frères et on va finir par l’avoir, notre parade. Mais pas tout de suite par exemple. Et vraisemblablement pas avec Carey. Celui-là est émotivement trop fragile et ça n’ira pas en s’améliorant. Dommage. Pour lui surtout.</p>
<p>• • •</p>
<p>À lire :  Francœur :  le rockeur sanctifié, de Charles Messier. Un beau voyage dans l’univers étonnant de notre Lucien à nous. Un homme de cœur, c’est même écrit dans son nom.</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/309933/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/309933/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=309933&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/309933/in-abstentia/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Vivement dimanche !</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/305584/305584/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/305584/305584/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 07 May 2013 05:14:36 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=305584</guid>
		<description><![CDATA[Lu l’autre jour sur Facebook : «Embouteillage pour sortir du Quartier Dix30. Attente de  35 minutes. Le dimanche, c’est fini pour moi!» Oui, vous avez bien lu. Trente-cinq minutes de perdues pour s-o-r-t-i-r de la cité modèle. Belle façon de &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/305584/305584/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=305584&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Lu l’autre jour sur Facebook : «Embouteillage pour sortir du Quartier Dix30. Attente de  35 minutes. Le dimanche, c’est fini pour moi!» Oui, vous avez bien lu. Trente-cinq minutes de perdues pour s-o-r-t-i-r de la cité modèle. Belle façon de gaspiller une journée de congé. Et, pendant que nous y sommes, considérez-vous toujours le dimanche comme étant une journée de congé? La question mérite d’être posée&#8230;</p>
<p>C’était pourtant écrit dans le gros livre : «En ayant plein le casse de sa semaine et fatigué mort, le 7e jour, Dieu se reposa.» En tout cas, il me semble que ça sonnait comme ça. Pas question d’aller faire la file au Costco ou chez Ikea, oh que non. Il avait compris, Lui, qu’une fois de temps en temps, il fallait mettre la machine à off. Pour un tas de bonnes raisons.</p>
<p>Je me rappelle de ce temps, encore pas si lointain, où le dimanche était une journée blanche. Une journée où tout – ou presque – était fermé. Les magasins, les supermarchés, les tavernes et autres services essentiels&#8230; Ce qui ne voulait pas dire pour autant que le dimanche était une journée de perdue, mais alors là, pas du tout.</p>
<p>Premièrement, le dimanche servait à consacrer du temps aux autres. Comme l’enseignent les grands sages, tant qu’à ne rien faire, aussi bien le faire en groupe. Ainsi, le dimanche était la journée toute désignée pour visiter les vieux. Ou pour les sortir de chez eux. Pas que la tâche était toujours jojo, loin de là, mais au moins, ça brisait l’isolement forcé des aînés. Le dimanche était aussi un bon moment pour ajouter un couvert lors du dîner en famille. Pour inviter la cousine esseulée, le vieux garçon du troisième étage, l’ami de passage&#8230; Pour faire quoi? Pour jaser. On pouvait même en profiter pour échanger avec son père et sa mère. Aujourd’hui, ils doivent publier des livres de psycho-pop pour favoriser le rétablissement du dialogue parents-enfants&#8230;</p>
<p>Le dimanche, on ne se posait pas de questions, la télé était plate du matin au soir. Il y avait la messe, Les Quilles, des documentaires sur les grands félins d’Afrique et des soirées d’opéra aux Beaux Dimanches. J’entends mes souvenirs qui bâillent&#8230; C’était avant La voix, Tout le monde en parle et Star Académie. C’était au temps où on se payait le luxe de vivre l’inévitable ennui.</p>
<p>Parce qu’il n’y a rien de mal à s’ennuyer. L’ennui est, je l’affirme sans crainte, un formidable moteur pour stimuler la réflexion. Un outil qui nous oblige à organiser des meetings avec nous-même. Qui nous permet de ramasser ce qui traîne dans nos maisons et dans nos têtes. C’est tout jeune que l’on doit développer la capacité de savoir se mettre au neutre. Quand je regarde à quel point les agendas des enfants sont noircis, déjà quand ils sont tout petits; j’étouffe à leur place. Cours de ci, séances de ça. Et le calme dans tout ça, il est où le calme plat?</p>
<p>Ce qui me fait rire, c’est quand on essaie de me vendre le dimanche comme une journée de repos. Mon œil, le dimanche est devenu une journée où on profite de ma fatigue pour venir chercher dans mes poches ce que je me suis escrimé à gagner la semaine durant. Quand je vois les parcs de stationnement aux abords des centres d’achats bondés, je me dis qu’on a choisi une bien drôle de manière de remplir le vide.</p>
<p>Jamais je n’aurais cru écrire ça un jour, mais je réclame le retour des dimanches plates&#8230;</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/305584/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/305584/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=305584&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/305584/305584/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>L’année de l’amour&#8230; entre autres</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/301442/lannee-de-lamour-entre-autres/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/301442/lannee-de-lamour-entre-autres/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 30 Apr 2013 05:26:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=301442</guid>
		<description><![CDATA[Printemps 1967. J’ai cinq ans. À côté de chez nous, des bagnoles s’engouffrent pour la première fois dans le tunnel Hippolyte-La Fontaine. En ville, le métro accueille de nouveaux usagers. Et sur une île qui n’existe même pas encore sur &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/301442/lannee-de-lamour-entre-autres/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=301442&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>Printemps 1967. J’ai cinq ans. À côté de chez nous, des bagnoles s’engouffrent pour la première fois dans le tunnel Hippolyte-La Fontaine. En ville, le métro accueille de nouveaux usagers. Et sur une île qui n’existe même pas encore sur les cartes géographiques, on inaugure l’Expo 67.</p>
<p>Le sol de la Terre des Hommes, je ne l’ai foulé qu’une seule fois. Trop jeune, je n’en conserve que quelques vagues souvenirs. Je me rappelle de deux couleurs dominantes : le bleu ciel et le blanc. Ce bleu qui tranchait nettement avec le monde gris monochrome que nous avions connu jusque-là. Et un blanc immaculé qui n’avait pas encore subi l’agression du temps et des foules. C’était beau, c’était neuf, c’était propre. Je me rappelle aussi de quelques bâtiments dont les formes frisaient l’insolence. Il y avait la grosse boule des États-Unis et la pyramide inversée du Canada. Mon préféré était, et de loin, le pavillon de je-ne-sais-quoi qui faisait penser à un immense capuchon de chocolat tout frais sorti d’une confiserie interstellaire. Une œuvre architecturale à la fois impressionnante et appétissante. Et, bien sûr, il y avait la musique. Pas la musique des hippies, on n’était tellement pas rendus là. Je pense surtout à l’immortelle Un jour un jour. La vraie, celle de Donald Lautrec. Surtout pas la version de Michèle Richard, j’avais quand même déjà un minimum de goût. À la télé, ils se sont aussi subitement mis à inviter des mariachis à tout bout de champ. Avec les sombreros, les moustaches finement taillées et une volée de corazón qui pimentait toutes leurs rengaines.</p>
<p>À l’Expo, il y avait plein de monde. Partout. Lors de ma visite, je me souviens de m’être accidentellement détaché de mon groupe. L’espace d’un moment, au beau milieu d’un tourbillon infernal, je me suis considéré officiellement perdu. Au bout de quelques interminables secondes, j’ai retrouvé ma mère. Qui a choisi de célébrer nos retrouvailles en m’accueillant avec une tape derrière la tête. Les adultes manifestent parfois leur joie d’une bien drôle de manière&#8230;  «En 67, tout était beau, c’était l’année d’l’amour, c’était l’année d’l’Expo.» Et d’une taloche en ce qui me concerne.</p>
<p>Hormis les souvenirs, les miens comme les vôtres, que reste-t-il de l’Expo 67?  Sur le plan immobilier, si l’on excepte le Casino, pas grand-chose à vrai dire. Normal, l’événement était éphémère et tout avait été construit dans cet esprit. Dommage. La Place des Nations est maintenant à l’abandon, le foin pousse partout et ce qui s’est passé hier est resté là, loin derrière.</p>
<p>On a beaucoup parlé de l’héritage de l’Expo 67. De cette ouverture sur le monde, de cette prise de conscience de l’autre. Et c’est tout à fait juste. On est aussi souvent revenus sur la découverte de nouvelles saveurs, de ces nouvelles épices que l’on disait venues d’ailleurs. Quelques années plus tard, quand on a appris qu’une grande partie des viandes consommées sur le terrain de l’Expo était avariée et constituée de charogne passée à l’eau de Javel, on a préféré ne plus revenir sur le sujet. Le révisionnisme a bien meilleur goût&#8230;</p>
<p>C’est bête à dire, mais savez-vous quel est l’héritage le plus durable et le plus tangible d’Expo 67? C’est là que s’est tenu le premier grand camp d’entraînement de la magouille dans le milieu de la construction. Un sport qui connaîtra son apogée quelques années plus tard avec le chantier olympique où la cupidité des entrepreneurs et des syndicats a endetté presque deux générations de contribuables. Suffit de regarder la Commission Charbonneau pour constater combien la leçon a porté jusqu’à ce jour. Finalement, je préfère peut-être me souvenir de ma taloche.</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/301442/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/301442/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=301442&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/301442/lannee-de-lamour-entre-autres/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>On va se reprendre&#8230;</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/297235/on-va-se-reprendre/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/297235/on-va-se-reprendre/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 23 Apr 2013 05:12:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=297235</guid>
		<description><![CDATA[L’anecdote appartient à Gilles Valiquette. Quand les Beatles sont passés par Montréal, en septembre 1964, Gilles avait eu bien sûr l’intention d’assister à leur spectacle. Mais comme l’événement avait lieu en pleine semaine – un mardi de rentrée des classes &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/297235/on-va-se-reprendre/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=297235&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>L’anecdote appartient à Gilles Valiquette. Quand les Beatles sont passés par Montréal, en septembre 1964, Gilles avait eu bien sûr l’intention d’assister à leur spectacle. Mais comme l’événement avait lieu en pleine semaine – un mardi de rentrée des classes de surcroît – et qu’en plus, tout laissait croire que cette fascination serait passagère, sa mère ne lui avait pas permis d’y aller. «On ira la prochaine fois», qu’elle avait statué. On connaît la suite. Ou plutôt, on ne la connaît pas. Parce qu’il n’y en a pas eu, de suite, les Beatles n’étant jamais revenus en ville. On tirera une leçon de cette histoire : ne jamais attendre à la prochaine fois quand on peut faire quelque chose tout de suite.</p>
<p>C’est peut-être ce qui incite les fans des Rolling Stones à payer des prix de malades (de 168 $ à 635 $) pour voir ce qui risque d’être la dernière série de spectacles du groupe. Quand une tournée s’intitule 50 &amp; counting&#8230; (50 ans et ça continue&#8230;), on est en droit de tirer son propre scénario. Même si les Stones sont éternels&#8230;</p>
<p>Entre vous et moi, il n’y a pas un spectacle au monde qui vaille une telle dépense. Pas un. La seule chose qui explique une somme aussi déraisonnable, c’est l’affection qu’on peut éprouver pour un artiste. Ça, ça ne se discute pas. Quand on ajoute l’expectative de ne pouvoir remettre le rendez-vous à une autre fois, le portrait est encadré. Dans une clinique de psychothérapie, on n’hésiterait aucunement à parler de chantage émotif&#8230;</p>
<p>Ce qui est triste ici, c’est que pour les adieux des Stones, le business a nettement pris le dessus sur le show. À ce prix-là, on parle d’un sport de riches. Et on ne peut même pas blâmer le groupe (qui est aussi producteur de la tournée) de charger un tel tarif, on vit dans un marché d’offre et de demande et les affaires sont les affaires. On pourra remercier (!) au passage l’industrie du scalping pour avoir fait la démonstration, au fil des ans, qu’il existait un marché suffisant pour une clientèle capable de débourser des montants aussi exorbitants. Si des intermédiaires illégitimes le font, pourquoi les artistes s’en priveraient-ils?</p>
<p>Les billets trouveront-ils tous preneurs au soir du 9 juin au Centre Bell? Aucune idée. Ce que je sais, c’est que le gars de la shop qui aurait eu envie de se changer les idées en allant voir son groupe préféré une dernière fois, lui, il n’y sera pas. Peut-être la prochaine fois&#8230;</p>
<p>• • •</p>
<p>Le Canadien traverse une bien mauvaise passe. Il y a trois semaines, on se demandait quel parcours allait suivre le défilé de la Coupe Stanley. Et là, ils sont des masses qui veulent botter Price hors de Montréal, qui remettent en question les décisions de la direction, qui gueulent à propos de tout, de rien et de son trop-plein&#8230; De deux choses l’une : soit qu’on était joyeusement aveuglés par l’enthousiasme il y a quelques semaines, soit qu’on est mauditement dans le champ depuis une couple de jours. Entre les deux options, un constat remonte à la surface : on est bien émotifs. Qu’avait déclaré Pat Burns, un jour, du temps où il était analyste à la télé? Ah oui, je me souviens : «Heille, c’t’un jeu c’t’affaire-là!» Si Pat l’a dit&#8230;</p>
<p>• • •</p>
<p>Le nom de John Parizella vient de s’ajouter à la courte liste non officielle des candidats potentiels à la mairie de Montréal. Bien hâte d’avoir du concret à croquer bientôt. Mine de rien, les élections de novembre viennent vite. Dans l’improvisation, on a déjà donné me semble&#8230;</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro.</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/297235/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/297235/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=297235&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/297235/on-va-se-reprendre/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
		<item>
		<title>Une soirée à l’Oprah</title>
		<link>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/292992/une-soiree-a-loprah/</link>
		<comments>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/292992/une-soiree-a-loprah/#comments</comments>
		<pubDate>Tue, 16 Apr 2013 05:22:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sylvain Ménard</dc:creator>
				<category><![CDATA[Sylvain Ménard]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://journalmetro.com/?p=292992</guid>
		<description><![CDATA[La visite d’Oprah Winfrey à Montréal a suscité un intérêt particulier la semaine dernière. Pas étonnant – en connaissez-vous beaucoup qui peuvent remplir le Centre Bell avec la seule promesse de jaser? La démonstration a été magistrale, dans tous les &#8230; <a href="http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/292992/une-soiree-a-loprah/">Tous les détails</a><img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=292992&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>La visite d’Oprah Winfrey à Montréal a suscité un intérêt particulier la semaine dernière. Pas étonnant – en connaissez-vous beaucoup qui peuvent remplir le Centre Bell avec la seule promesse de jaser? La démonstration a été magistrale, dans tous les sens du terme. Maîtresse des communications, maîtresse d’école capable de capter l’attention de 15 000 étudiantes (le féminin l’emporte aisément ici) et, surtout, maîtresse de sa propre destinée. C’est ainsi que les gens l’aiment et sont fascinés par sa réussite.</p>
<p>Ce qui a été encore plus surprenant que le succès de la soirée comme telle, c’est la lame de fond qui a suivi l’événement. Un post mortem un peu paranoïaque qui laissait sous-entendre que le tout était, dans les faits, une opération machiavélique destinée à frotter le museau des masses avec une débarbouillette trempée dans le chloroforme. Ayoye, les nerfs&#8230;</p>
<p>Fallait être là. Moi, j’y étais. J’ai vu ce qu’il y avait à voir et j’ai entendu ce que la dame avait à raconter. Et je n’ai surtout pas eu l’impression de m’être fait manipuler outre mesure par ce supposé suppôt de l’American Dream.</p>
<p>La théorie du grand complot, très peu pour moi&#8230;</p>
<p>Oui, il y a quatre ou cinq God qui sont passés pendant la soirée. Oui, on s’est fait dire de ne pas attendre après la validation des autres et de foncer dans la vie en misant davantage sur nos forces que sur nos faiblesses. Oui, il y avait des phrases préfabriquées qui empestaient parfois la psycho-pop de niveau</p>
<p>Walmart. Oui, pis?</p>
<p>Par-dessus tout, ce que j’ai vu l’autre soir &#8212; dans le cadre d’un rassemblement exempt de cynisme, de bitcherie et de coups bas &#8211;, c’était des gens qui avaient envie de se faire dire que, dans le fond, ils ne sont pas si pire que ça. Qu’ils ont même une certaine valeur et qu’ils ont eux aussi le droit de penser à mieux. Que le monde soit prêt à payer pour vivre ça, ne serait-ce que quelques heures, ça vous donne une idée à quel point ils en sont privés dans leur quotidien.</p>
<p>Vous savez, le monde a juste envie de se sentir aimé et valorisé. Et il est infiniment plus brillant que certains semblent le croire&#8230;</p>
<p>•••</p>
<p>Régulièrement, la ville de  Montréal se tape une campagne de promo pour inciter les jeunes familles à revenir habiter sur l’île. C’est en soi une excellente idée. Sauf qu’il faudrait peut-être faire preuve de cohérence dans la démarche.</p>
<p>La scène se passe vendredi dernier. En pleine tempête de neige, devant l’école Saint-<br />
Barthélémy de Villeray, des parents viennent chercher  leurs enfants en voiture pour leur éviter un retour à la maison dans une mer de sloche. Voilà donc que débarque  un «donneux de tickets» à 15 h 30 pile, au moment même où les classes se terminent. Un adon, j’imagine. S’apprêtant à exercer son devoir (!), le monsieur s’est fait apostropher par quelques parents plutôt interloqués par sa présence pour le moins incongrue, vu les circonstances. C’est là que king-ticket se serait mis à donner dans la morale. Dans le genre «allez vous parker ailleurs, la neige, ça a jamais tué personne, marchez donc» ou en promettant une contravention à quiconque ne repartait pas son moteur immédiatement. Paradoxal quand même. Le gars vante les mérites de la marche&#8230; et demande de faire rouler inutilement des engins polluants. C’est fou, mais moi, être à la place de son boss, j’irais prendre un café avec lui. Histoire de lui enseigner quelques leçons de vie&#8230;</p>
<p><strong><em>Les opinions exprimées dans cette tribune ne sont pas nécessairement celles de Métro</em></strong></p>
<br />  <a rel="nofollow" href="http://feeds.wordpress.com/1.0/gocomments/journalmetrocom.wordpress.com/292992/"><img alt="" border="0" src="http://feeds.wordpress.com/1.0/comments/journalmetrocom.wordpress.com/292992/" /></a> <img alt="" border="0" src="http://stats.wordpress.com/b.gif?host=journalmetro.com&#038;blog=33298947&#038;post=292992&#038;subd=journalmetrocom&#038;ref=&#038;feed=1" width="1" height="1" />]]></content:encoded>
			<wfw:commentRss>http://journalmetro.com/opinions/sylvain-menard/292992/une-soiree-a-loprah/feed/</wfw:commentRss>
		<slash:comments>0</slash:comments>
	
		<media:content url="http://0.gravatar.com/avatar/3297228d6a3826a8af8cade77cc07cf5?s=96&#38;d=identicon&#38;r=G" medium="image">
			<media:title type="html">menardsylvain</media:title>
		</media:content>
	</item>
	</channel>
</rss>
