Collaboration spéciale L'architecte David Chipperfield a conçu «un édifice dans un édifice» en préservant la façade du 418, Saint-Sulpice et en intégrant une nouvelle structure tout béton, très moderne.

Cinq étages. La nouvelle boutique que la plateforme de mode montréalaise SSENSE ouvrira le jeudi 3 mai dans le Vieux-Montréal occupe les cinq niveaux d’un édifice complètement repensé par l’architecte de renommée mondiale David Chipperfield.

À vrai dire, on ne devrait même pas parler de simple boutique. Le concept imaginé par l’équipe montréalaise derrière cette populaire communauté en ligne (on parle de 13 millions de visiteurs par mois et de 53 millions de pages vues) révolutionne le genre en proposant une expérience immersive et personnalisée à des lieues de ce qui se fait actuellement dans le commerce de détail.

«Cet espace constitue notre vision de ce que les boutiques devraient proposer dans le futur», confie en entrevue exclusive le cofondateur et directeur général de SSENSE, Rami Atallah.

Dans ce nouveau magasin phare, il n’y a pas de présentoirs statiques traditionnels. L’expérience de magasinage est plutôt intrinsèquement liée au site internet et propose un modèle sur rendez-vous semblable à ce qui était offert dans la boutique de la rue Saint-Paul, mais en version améliorée. Il suffit d’aller sur le site montreal.ssense.com (pas encore en ligne), de choisir les vêtements qu’on a envie d’essayer parmi des centaines de créations griffées dont des pièces Dolce & Gabbana, Saint Laurent ou Erdem, par exemple, et de prendre rendez-vous. Qu’on s’y rende dans les 24 heures ou la semaine suivante, un conseiller prépare tout à l’avance et nous accueille dans une des huit spacieuses cabines pensées pour rendre l’expérience encore plus conviviale.

Il y a plus: on y retrouvera une sélection de livres, entre autres, et d’autres œuvres mettant de l’avant des artistes émergents. SSENSE considère d’ailleurs la mode comme une forme d’expression culturelle au même titre que la musique, le design ou les arts visuels. On pourra aussi y casser la croûte ou boire un jus vert au café de l’établissement, dont le menu a été élaboré par Jason Morris et Kabir Kapoor,

Enfin, des oeuvres contemporaines qui changeront régulièrement y seront exposées, à commencer par l’installation réalisée par le compositeur de musique électronique Arca la semaine dernière dans le cadre de la soirée d’inauguration.

«Je m’attends à ce que les gens viennent visiter ou chercher un café sans pour autant acheter, souligne Rami Atallah. Nous cherchons d’abord à créer une conversation entre les créateurs et le public.»

418, rue Saint-Sulpice

 

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