Le simple fait d’utiliser des cosmétiques plus naturels suffirait à diminuer de façon significative le niveau de produits chimiques dans le corps. Selon une étude menée par des chercheurs américains et tout récemment publiée dans Environmental Health Perspectives, les effets bénéfiques de ce changement de régime serait visibles en trois jours à peine. Oui, trois jours!

Pour les besoins de cette étude, une centaine d’adolescentes ont donc troqué, pendant 72 heures, leurs produits de beauté préférés contre des cosmétiques à la composition plus naturelle, triés sur le volet par les scientifiques. Les ingrédients à éviter? Les habituels perturbateurs endocriniens – phtalates, parabens, triclosan et oxybenzone, notamment – des substances présentes dans la plupart des parfums, des produits pour les cheveux, des savons et même des écrans solaires, sans oublier le maquillage.

Les résultats portent à réflexion. «Leurs niveaux de phtalate de diéthyle, communément utilisé dans les parfums, baissait de 27%. Les parabens de méthyle et de propyle, omniprésents dans les conservateurs des cosmétiques, reculaient respectivement de 44 et 45% et le triclosan, présent dans les savons antibactériens et certaines marques de dentifrice et le benzophénone-3 (BP-3), que l’on trouve dans les crèmes solaires, chutaient tous deux de 36%», rapporte l’AFP. Des données si significatives qu’une des scientifiques a elle-même modifié sa routine de soin.

Concrètement, ça veut dire quoi? Les perturbateurs endocriniens pourraient être en cause dans une multitude de problèmes de santé, dont l’obésité ou le diabète, en plus d’effets possibles sur le développement et la reproduction, avertit le Centre canadien d’hygiène et de sécurité au travail, qui n’est d’ailleurs pas le seul organisme officiel à s’inquiéter à ce sujet.

Suffit de faire l’inventaire de sa trousse de toilette pour constater l’omniprésence de ces ingrédients dans nos cosmétiques les plus courants. Il n’y a peut-être pas lieu de commencer une chasse aux sorcières. Cela dit, force est d’admettre que cette étude, même avec un échantillon restreint, montre que de simples changements donnent des résultats quasi instantanément si on veut limiter notre exposition à ce genre d’ingrédients. Et ça commence par lire les étiquettes. À ce propos, j’ai justement proposé, au début du mois, deux nouveautés à la courte liste d’ingrédients.

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