Collaboration spéciale L’effiloché de porc du Lunch Box

Coup de cœur. J’ai commencé à travailler dans un restaurant à l’âge de 16 ans. Je t’épargne le nombre d’années d’expérience que ça représente aujourd’hui. J’aurais peur de sonner comme Hi! Ha! Tremblay. Certes, les heures de boulot en restauration ne sont pas faites pour tout le monde. Pour ma part, je m’en suis toujours accommodé, entre autres en raison de l’horaire atypique.

Quand le cycle métro, boulot, dodo se fait en dehors des heures de pointe, t’as plus de chances de trouver un banc libre dans le wagon pour lire ton journal, n’est-ce pas? Quand tes journées de congé sont le lundi et le mardi, y a toujours moins de monde à la caisse de l’épicerie, au RadioShack, au cinéma ou au bar miteux du coin, que tu te demandes qui peut bien se tenir là, jusqu’à ce que tu réalises que c’est toi… Bref, moins de line-up, plus de liberté. Avec l’horaire d’un cuisinier, tu pourrais même aller à la banque si tu voulais. Elle ne pourra probablement rien faire pour toi, mais elle ouvre à peu près quand tu te lèves, puis ferme quand tu commences à travailler…

Chaque métier à ses avantages et ses inconvénients mais, s’il y a une chose dont je remercie le bon Dieu, c’est de ne m’avoir jamais infligé de me faire des cr!$$ de lunchs au quotidien depuis l’école secondaire.

Même le plus grand des chefs cuisiniers fait rapidement le tour des combinaisons qu’il peut créer entre un fond de frigo et deux tranches de pain… À propos, appeler ça un wrap n’y change rien. En aucun temps, aucun, dis-je, le wrap ne devrait être considéré comme une forme différente de sandwich. Surtout, jamais, au grand jamais, cette vaine variation ne devrait-elle être considérée comme plus «excitante» sous le seul prétexte qu’elle est roulée dans une tortilla de blé plutôt que d’être dans une baguette ou entre deux tranches de pain! De toute façon, le nom sonne louche. Un wrap!? Fuck that. Ça sonne comme le genre d’expression créée par des multinationales gérées par des baby-boomers soucieux d’encourager des X, des Y, des Z à consommer leurs produits de marde sous le couvert d’une «option santé». Désolé pour la montée de lait. #CordeSensible.

Revenons au lunch. Après les sandwichs, pour ceux qui font du neuf à cinq, il y a quoi? Des plats congelés? Le carrefour alimentaire du centre commercial? Autrement, il y a une limite à la quantité de salade de couscous ou de quinoa qu’un humain peut consommer en un mois. Si ce que j’écris sonne la cloche, ne désespérez surtout pas. Il existe peut-être une solution à votre problème, soit le Lunch Box.

Situé à moins d’un kilomètre du métro Monk, le Lunch Box trône comme un fort de bon goût dans un quartier où la pataterie règne – not that there’s anything wrong with that… Au menu : des options paléo, sans gluten, végétariennes ou pas, mais toujours santé. Les plats sont pesés au gramme près, afin de s’assurer d’avoir un repas équilibré. Le tout est offert en formule abonnement ou à apporter, et surtout, les prix sont plus que raisonnables.

Il y a cinq ans, Pascal Bisson, propriétaire du Lunch Box, a su voir en dehors de la boîte à lunch. Pour preuve, Pace, comme on l’appelle dans le milieu, roule sa bosse en livrant ses boîtes à lunch dans les tours de bureaux un peu partout sur l’île. Omnipotent, M. Bisson conçoit lui-même ses menus, s’occupe des commandes, de la comptabilité et va même te préparer un café et te le servir si tu décides de manger sur place.

La formule est simple : par l’intermédiaire de son site web ou de la bonne vieille machine à téléphoner, on choisit dans le menu proposé (les menus changent au fil des saisons), on indique l’adresse de livraison ainsi que l’heure à laquelle on veut manger. Pas d’abonnements, pas d’obligations. Quoique, si on préfère plus de stabilité, il soit également possible de s’inscrire puis de choisir ses repas du midi pour la semaine, et de les recevoir frais, chaque jour.

Les salades de tataki de bœuf ou de poisson du Lunch Box rendront jaloux vos confrères et consœurs de l’étage, pendant que les grillades de viande feront la une autour de la machine à café. Même le «granol fatigant» du département n’aura rien à redire sur la provenance de ton pain de viande végétalien. À propos, passe le mot à ton voisin de cubicule, puisque plus il y a de collègues commandent dans ton bureau, meilleur est le rabais offert. Pour les moyennes et petites entreprises, si vous avez un bon comptable, y a sûrement moyen de rendre ça déductible d’impôt. Et c’est quand même plus glam que de collectionner les timbres du McCafé ou de dérouler le rebord d’une cup de Tim Hortons, non?

À environ 13 $ le repas, on se retrouve avec quelque chose de vraiment nourrissant, à des lieues de ce qui est offert dans le food court, et livré à ton bureau par-dessus le marché! Le service de traiteur complet est aussi proposé. Parfait pour quand tes patrons organisent des marathons de réunions qui durent toute la journée et qui auraient pu se régler en deux courriels…

C’est donc parce qu’il aide ses clients à franchir la mi-journée et parce que ses repas leur donnent la force de continuer que je décerne au Lunch Box l’écusson de #topspot de la semaine!

En bref

• Types de repas offerts : paléo, santé, végé, sans gluten, sans produits laitiers.

• Services proposés : restauration sur place (il y a un comptoir de six places avec une vue imprenable sur la splendide rue Monk), plats pour emporter, service de livraison, service complet de traiteur (il fait même des mariages).

• Spécialités : tataki de bœuf et de poisson, chili végétarien, crevettes à la noix de coco et sauce aux jalapenos.

• Allergies et intolérances : pour toute question concernant les allergies, le menu ou les types de diètes, n’hésitez pas à demander à parler à Pace.

Pour la livraison, visitez le site web ou appelez :
lelunchbox.ca
514 762-1020

Le Lunch Box
5906, boulevard Monk

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