J’étais convaincu que le bruit des bottes internationales n’était pas loin de se faire entendre après avoir entendu les déclarations du ministre français des affaires étrangères, mardi, sur la question de l’utilisation d’armes chimiques en Syrie.  Il s’agissait d’un rebondissement considérable, le prétexte qu’attendaient la France, les États-Unis, l’Angleterre, entre autres, pour en finir avec le régime de Damas.

En plus de Laurent Fabius, qui a déclaré que « la France a la certitude que du gaz sarin a été utilisé par Bachar al Assad», un rapport de l’ONU a évoqué des motifs qui permettent de croire de manière raisonnable que des agents chimiques soient utilisés dans la guerre en Syrie. Cependant, le président François Hollande n’est pas aussi clair sur une intervention imminente, préférant demander à la communauté internationale d’agir vite.

La France, qui se dit prête pour une intervention, pourrait prendre l’initiative des premiers bombardements. Mais Hollande peut-il prendre le risque de faire le saut sans le soutien assuré d’un allié comme les États-Unis et la Grande Bretagne?

La ligne rouge qu’évoquait le président américain, Barack Obama, a bel et bien été franchie. Pourtant la Maison-blanche joue l’extrême prudence. Son porte-parole préfère demander davantage de preuves. Une attitude qui renforce la conviction de certains diplomates qui croient que les États-Unis ne veulent pas intervenir dans le conflit syrien puisque quand les américains veulent intervenir, ils inventent des preuves. La guerre en Irak et les fameuses armes de destruction massive de Saddam sont là pour nous le rappeler.

Entre temps Bachar reprend du poil de la bête et semble retrouver progressivement le contrôle de la situation. D’autant que la situation s’est compliquée avec l’entrée en scène du Hezbollah libanais, ainsi que du soutien assuré de l’Iran et de la Russie. J’arrête de dire que les jours d’al-Assad sont comptés.

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