Phelan M. Ebenhack / The Associated Press

À quelques jours du 50e anniversaire du célèbre discours «I have a dream» , qui allait marquer le tournant du Mouvement des droits civiques aux États-Unis, mon attention a été retenue lundi matin par cette nouvelle dynamique qui est en train de prendre corps en Floride, dans la foulée de la mort du jeune Trayvon Martin.

Le 16 juillet dernier, à peine trois jours après que le verdict soit tombé dans l’affaire Zimmerman, des élèves du secondaire et des étudiants universitaires ont élu domicile dans les bureaux du gouverneur de l’état de la Floride, Rick Scott. Le groupe, qui se prénomme les Dream Defenders, proteste contre les lois d’auto-défense de la Floride et le traitement qui est réservé aux minorités dans les écoles de l’état et dans les rues.

Les Dream defenders ont promis de rester en place jusqu’à ce que le gouverneur accepte d’organiser une séance législative spéciale sur ces questions. Mais leur bataille risque d’être longue puisque le gouverneur et la législature de l’état, à majorité républicaine, se sont déjà portés garants de la loi d’auto-défense.

Tout n’est cependant pas perdu, car les Dream Defenders ont réussi à avoir une audience avec le gouverneur qui, au départ, les avait complètement ignorés. Récemment, le président de la chambre en Floride, Will Weatherford, a annoncé qu’il demanderait à un sous-comité de la chambre de tenir des audiences à l’automne sur la loi Stand Your Ground.

La mort de Trayvon Martin a su rassembler une nouvelle génération de manifestants qui rappellent que les minorités ethniques ont fait du chemin, mais qu’il en reste beaucoup à faire. L’écart entre blancs et noirs, riches et pauvre, demeure encore trop grand. Les quelques trois douzaines de manifestants qui ont élu domicile dans la rotonde des bureaux du gouverneur attendent impatiemment les renforts qui viendront avec le retour en classe des étudiants.

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