Patrick Semansky Bradley Manning. Patrick Semansky / The Associated Press

En choisissant d’imposer une peine de trente-cinq ans, la juge Denise Lind a fait un compromis entre la peine de 60 ans exigée par le procureur et la sentence de 20 ans d’emprisonnement à laquelle Bradley Manning s’était lui même exposé en plaidant coupable à des charges moindres que celles dont il était accusé.

La Juge Denise Lind a ajouté que Manning, reconnu coupable d’espionnage pour avoir transmis à WikiLeaks plus de sept cent mille documents confidentiels de l’armée américaine, serait rétrogradé au rang de soldat de deuxième classe, le plus bas au sein de l’armée, d’où il a également été renvoyé pour déshonneur.

Il s’agit de la peine la plus lourde infligée en matière de fuite de documents confidentiels. Aux dires de l’avocat du gouvernement américain, la peine doit servir d’exemple pour tous les soldats qui envisageraient une fuite similaire.

Certains experts affirment que la peine contre Manning représente plus de 17 fois la peine la plus longue jamais purgée pour avoir fourni des informations secrètes aux médias. Mais cela reflète également combien son cas, qui comportait la fuite d’archives au complet et non pas des documents uniques ou quelques pièces d’information isolées, était singulier.

L’avocat de Manning a confirmé, comme l’avait annoncé le réseau de soutien du soldat, qu’il ferait appel à la clémence de Barack Obama, ou demanderait «au moins qu’il commue la peine au temps déjà servi», soit trois ans et demi de détention préventive, depuis son arrestation en mai 2010.

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