Jacquelyn Martin / The Associated Press

Plus on en sait sur les troubles mentaux et les antécédents d’Aaron Alexis, le tireur responsable de la fusillade aux quartiers généraux de la marine américaine à Washington DC, et plus on se demande comment ce dernier a réussi à passer la vérification des antécédents judiciaires et psychiatriques pour obtenir sa carte d’accès à plusieurs installations militaires à travers la côte est.

Je partage avec vous un des épisodes les plus significatifs de l’état mental de l’individu qui aurait dû sonner l’alarme. Un peu plus d’un mois avant son expédition meurtrière, Alexis avait fait appel aux policiers du Rhode Island, parce qu’il disait être poursuivi par des gens qui lui envoyaient des vibrations à travers les murs de sa chambre d’hôtel. C’est sans parler de l’utilisation inappropriée de son arme et d’autres écarts de comportement qui entachent son dossier militaire.

Tous ces épisodes dans le passé de M. Alexis, qui selon plusieurs auraient dû sonner l’alarme, remettent en question l’efficacité du système qui est employé  pour déterminer si un individu peut obtenir la cote de sécurité secrète pour travailler auprès des forces militaires américaines. La question est d’autant plus importante qu’on parle de milliers de sous-traitants qui travaillent soit auprès de l’armée, soit auprès des services de renseignements. La même question avait été soulevée par rapport à Edward Snowden.

Mais évidemment, c’est le débat sur les armes qui est relancé, avec cet appel d’Obama au Congrès afin de voter la loi déposée à la suite du massacre de Newton. L’une des mesures promues par le président est la généralisation des contrôles d’identité et d’antécédents judiciaires et psychiatriques avant l’achat de toute arme.

Les drames se multiplient et endeuillent quasi quotidiennement la société américaine, mais le culte des armes aux États-Unis semble être plus fort que la douleur éprouvée, car même au Sénat, à majorité démocrate, les mesures d’Obama avaient été rejetées.

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