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Un an après la mort d’Oussama Ben Laden, les États-Unis cherchent encore des explications sur le rôle du Pakistan dans la protection du chef d’Al-Qaïda alors que les Pakistanais en veulent toujours aux Américains pour cette opération considérée comme une violation de la souveraineté de leur territoire. On attend encore les résultats d’une enquête menée sur la présence au pays du terroriste le plus recherché et les circonstances entourant le raid américain.

Peu de temps après la mort d’Oussama Ben Laden, le président américain Barack Obama avait laissé entendre que Ben Laden avait bénéficié de la protection de tout un réseau au Pakistan. Pour calmer un peu le jeu, peu de temps après l’Administration américaine avait affirmé que rien ne permettait de dire sans aucun doute que Ben Laden bénéficiait de la protection de hauts placés pakistanais.

Les Américains ont même soutenu la version officielle des services de renseignements pakistanais qui affirme que la présence de Ben Laden sur leur territoire était le résultat d’une faille dans la chaîne d’informations. Une thèse qui a malgré tout de la difficulté à passer dans l’opinion publique. Que Ben Laden ait pu vivre incognito dans une ville qui est pour les militaires retraités pakistanais ce que la Floride est pour les Québécois de l’âge d’or, c’est un peu difficile à avaler.

Rappelons que tout de suite après l’attaque contre Oussama Ben Laden, le Pakistan s’était empressé d’expulser les formateurs militaires américains qui opéraient près de la frontière afghane, d’interrompre toute collaboration avec la CIA et d’imposer des restrictions sur les déplacements de diplomates étrangers et de travailleurs humanitaires. Les autorités pakistanaises ont également procédé à l’arrestation d’un docteur pakistanais qui avait aidé les Américains à repérer Ben Laden.

Le Pakistan semble déterminé à effacer toute trace du séjour confortable de l’ennemi public américain numéro 1 sur son territoire. L’ancienne résidence d’Oussama Ben Laden a été rasée par les bulldozers il y a quelques semaines et ses trois femmes et enfants ont été déportés en Arabie Saoudite pas plus tard que la semaine dernière.

Qu’ils le veuillent ou non, les Américains n’ont pas vraiment d’autres choix que de passer l’éponge sur le séjour d’Oussama Ben Laden sur le territoire pakistanais. Le Pakistan détient l’arme nucléaire et reste un allié de taille dans la guerre contre Al-Qaïda. La coopération du Pakistan est également essentielle au retrait des États-Unis de l’Afghanistan.

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