Archives TC Media Le parc Lafontaine en hiver sur le Plateau-Mont-Royal.

C’est l’hiver. Il fait froid. Il neige. Pour plusieurs personnes, cela signifie sortir le moins possible, s’emmitoufler et attendre le printemps. Je suis quelqu’un qui aime quand même l’hiver (c’est le froid, le problème). Mais l’hiver en ville, un peu moins. Parce que l’hiver en ville est souvent synonyme d’entraves aux déplacements, de conditions peu optimales pour le ski de fond ou le patin, et de trop peu d’occasions de siroter du vin chaud en plein-air…

La semaine dernière, le Citylab proposait un article sur comment Edmonton a réussi à rendre l’hiver agréable pour ses citoyens. «Vous ne pouvez pas changer la météo, mais vous pouvez changer votre perception de la chose», lit-on sur la page web de la WinterCity Strategy de la Ville d’Edmonton.

À l’origine de cette stratégie, un conseiller municipal, Ben Henderson, qui se demandait comment repenser le rapport à l’hiver. En 2010, il est passé à l’action, en rassemblant une équipe (composée de professionnels de l’aménagement, de gens d’affaires et de marketing et de spécialistes du tourisme) prête à aborder cette question, se fixer des buts et à élaborer un plan d’action.

C’est très intéressant de regarder ce plan d’action diffusé en 2013. Les idées intéressantes ne manquent pas, que ce soit de prêter des patins à glace aux citadins pour qu’ils puissent profiter des patinoires publiques, de développer un programme de terrasses hivernales, ou de prendre des mesures pour encourager la marche (déneigement et assouplissement des règlements concernant les traversées illégales ou jaywalking), par exemple. On remarque aussi la mesure visant à favoriser la promotion du programme Stop Request, qui permet aux usagers du réseau d’autobus de demander au chauffeur de descendre (après 18h) à un autre endroit qu’un arrêt de bus, ce qui permet de réduire les distances de marche (oui, ça fait penser au programme Entre deux arrêts de la STM, mais Stop Request ne s’adresse pas qu’aux femmes seules). Edmonton parle aussi d’incorporer à ses projets des principes de «design d’hiver», comme des mesures pour bloquer le vent ou pour maximiser l’ensoleillement, ou encore l’utilisation de la couleur pour rendre les paysages plus attrayants en ces temps de grisaille.

Montréal n’a pas de stratégie intégrée pour l’hiver. Les activités – citoyennes, commerciales ou municipales – sont toutefois nombreuses: la Fête des neiges, Igloofest, Vélo sous zéro, le Restaurant Day même en février, le village Mammouth… Il y a aussi des projets intéressants dans l’air, comme celui d’une patinoire sur le canal Lachine. Les citoyens peuvent s’informer sur l’offre hivernale de la Ville de Montréal ici et ici.

Mais à part des activités de loisirs, qu’en est-il? On sait que le déneigement des pistes cyclables n’est pas tout à fait au point (voir ici et ici). On ne connaît pas les abribus chauffants non plus et on attend les trottoirs chauffants sur la rue Sainte-Catherine Ouest… Une bon point de départ serait de surveiller de près ce que fait et diffuse le Winter Cities Institute, un organisme voué à aborder l’hiver dans les villes de façon plus vivante et durable.

En ce «blue monday» (jour apparemment le plus déprimant de l’année!), pourquoi ne pas réfléchir à comment faire de l’hiver en ville un moment de l’année apprécié, voire recherché?

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