La nouvelle Chevrolet Bolt EV 2017 concrétise le rêve de la voiture électrique.

Une autonomie de 383 km sur une seule charge, un prix d’achat de 35 837 $ au Québec après les réductions gouvernementales, un mode de conduite à une seule pédale et beaucoup de technologies embarquées: voilà les principaux atouts de la nouvelle Chevrolet Bolt EV 2017, un véhicule électrique qui pourrait finalement charmer le grand public. Retour sur un premier essai convaincant.

À moins de débourser plus de 80 000 $ pour une Tesla, acheter un véhicule électrique au Québec relève souvent de la profession de foi. Son autonomie limitée, surtout l’hiver, convient aux petits déplacements de tous les jours, mais nécessite une certaine attention du conducteur pour s’assurer de ne jamais tomber en panne. Ne pas aller trop vite, récupérer l’énergie intelligemment au freinage, réchauffer sa voiture avant de partir le matin:les voitures électriques abordables ont toutes un petit côté capricieux, qui limite leur intérêt aux amateurs motivés.

Ce qui frappe lorsqu’on conduit la Bolt EV, c’est à quel point le véhicule ressemble à une voiture normale. Son plancher plat à l’arrière trahit son architecture électrique, mais l’habitacle est grand, son accélération peut donner des sensations fortes (surtout si on active son mode Sport), sa conduite est agréable et, surtout, l’anxiété normalement associée à l’autonomie des véhicules électriques disparaît complètement après quelques heures.

La plus grande nouveauté de la Bolt EV est son mode de conduite à une pédale. Si on sélectionne le mode Low, on active automatiquement un système complexe de freinage régénératif lorsqu’on lève le pied de l’accélérateur, ce qui permet de moduler sa vitesse avec précision.

Certains éléments du design de la Bolt EV sont futuristes, comme une longue bande de lumière bleue sur le tableau de bord, mais la voiture est à bien des égards tout ce qu’il y a de plus banale, dans le bon sens du terme.Et avec les chargeurs de niveau 3 qui permettent d’ajouter 145 km de charge en 30 minutes et qui se répandent partout au Québec, même un long voyage jusqu’à Gaspé en Bolt EV pourrait pratiquement paraître anodin.

Technologies omniprésentes

Pour une voiture banale, la Bolt EV est toutefois drôlement technologique. On aime notamment son grand écran tactile de 10,2 pouces de série, mais aussi son miroir électronique et sa caméra à vol d’oiseau, deux technologies qui étaient autrefois réservées aux Cadillac CT6 et XT5.

Son système d’infodivertissement est plutôt simple : quelques outils avancés s’y trouvent, comme un point d’accès Wi-Fi et une foule de renseignements sur le système électrique du véhicule, mais Chevrolet mise ici sur Android Auto et Apple CarPlay pour la navigation et les applications tierces. Selon le modèle sélectionné, la Bolt EV offre aussi toutes les technologies habituelles reliées à la sécurité.

Conduite à une pédale

Outre son rapport autonomie-prix, la plus grande nouveauté de la Bolt EV est son mode de conduite à une pédale. Si on sélectionne le mode Low, on active automatiquement un système complexe de freinage régénératif lorsqu’on lève le pied de l’accélérateur, ce qui permet de moduler sa vitesse avec précision. Concrètement, on peut s’arrêter doucement simplement en lâchant l’accélérateur, et après une période d’ajustement, il est possible de conduire sans jamais toucher à la pédale de frein.

La technique a quelques avantages. La conduite est plus simple (il faut l’essayer pour s’en rendre compte), les freins se dégradent plus lentement et le système permet d’économiser l’énergie de la batterie. Le mode Low n’est pas activé par défaut, mais j’ai l’impression que c’est celui que la majorité des propriétaires de Bolt EV vont adopter à long terme. En revenant aux commandes d’une voiture normale après mon essai de la Bolt EV plus tôt cette semaine, j’ai d’ailleurs eu la nette impression de revenir dans le passé.

Quelle autonomie pour l’hiver?

Quelques questions demeurent en suspens pour les futurs propriétaires de Bolt EV, notamment concernant l’effet de l’hiver sur l’autonomie du véhicule. La nécessité de réchauffer la batterie et l’habitacle l’hiver pourrait réduire considérablement l’autonomie au cours des journées les plus froides, mais il est difficile de chiffrer précisément cette réduction.

La bonne nouvelle est que, même avec une diminution de 100 km, la Bolt EV pourrait faire le trajet Montréal-Québec sans problème. Comme une voiture normale, mais sans avoir coûté un sou d’essence et sans causer d’émissions de gaz à effet de serre. Une révolution électrique? L’expression n’est pas exagérée.

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