Rien à faire en fin de semaine? Dirigez-vous vers Dorval, pour une sortie techno familiale originale (et gratuite).

À toute heure de la journée, des « spotters » s’installent tout autour de l’aéroport Pierre-Elliott Trudeau pour regarder les avions décoller ou atterrir. Photographier les oiseaux de fer est un art, qui s’apprend heureusement assez facilement si on profite des outils technologiques mis à notre disposition.

Étape 1 : trouver le bon poste d’observation

L’aéroport Pierre-Elliott Trudeau (YUL) est entouré d’endroits accessibles en voiture pour observer les avions. Pour savoir où vous diriger, vous pouvez apprendre l’influence des vents sur les horaires d’atterrissage et de décollage sur les pistes 24R-06L et 24L-06R de l’aéroport.

Il est heureusement aussi possible de simplement visiter le site 55avenue.org, maintenu par une communauté montréalaise de « spotters », le terme officiel pour désigner les amateurs qui observent les avions. Les postes d’observation à considérer en fonction des vents actuels sont identifiés en vert dans la liste.

Trois lieux ont particulièrement retenu mon attention pour les débutants :

Rond-point Pitfield

Le rond-point Pitfield n’est pas l’endroit le plus bucolique de Montréal, mais offre une vue saisissante des avions à l’atterrissage.

Les avions passent juste au-dessus de nos têtes, ce qui permet de réussir des clichés d’un angle original, à condition d’être assez rapide pour suivre les aéronefs avec son appareil photo. Ce rond-point situé au coin des autoroutes 13 et 40 permet de prendre de bons clichés, même avec un simple téléphone.

Parc Jacques-de-Lesseps 

Observer les avions est une activité familiale au parc Jacques-de-Lesseps près de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.

L’endroit officiel pour les « spotters » montréalais, ce parc inauguré en 2012 permet de s’installer sur une petite bute ou dans des gradins pour mieux voir les appareils. L’espace est assez grand pour permettre à des familles de pique-niquer, et des panneaux y présentent l’aéroport et les avions que l’on peut apercevoir.

Centre sportif Westwood 

Observation d’avions au centre sportif Westwood. Photo prise avec un téléphone (Huawei P10 Plus) et rognée par la suite.

Le parc autour de l’aréna Westwood surplombe les pistes de l’aéroport. Des couples, des familles et des gens seuls viennent y passer le temps sur l’herbe pendant plusieurs heures d’affilée en regardant les avions.

Étape 2 : connaître les avions qui nous survolent

Téléchargez l’application mobile gratuite Flightradar24, qui permet de voir quels avions approchent et de connaître tout sur leur vitesse, leur modèle, leur date de mise en service et beaucoup plus.

Un mode en réalité augmentée particulièrement efficace permet d’ailleurs de pointer sa caméra vers le ciel et de voir sur une vignette quels avions sont devant nous.

Les « spotters » plus sérieux qui collectionnent les photos et les observations utilisent l’application quotidiennement pour s’assurer de ne pas manquer le passage d’un appareil rare à YUL, mais même ceux qui s’adonnent à la photographie d’avion pour une première fois pourront y trouver leur compte et devraient l’installer pour agrémenter leur sortie.

Étape 3 : réussir ses photographies
Un avion d’Air Canada passant au-dessus du rond-point Pitfield avant d’atterrir sur la piste 24R de l’aéroport Pierre-Elliott-Trudeau.

Selon le poste d’observation visité et l’heure du jour, il est possible de réussir de bonnes photos d’avions avec un équipement assez simple. Au rond-point Pitfield, un téléphone (tout particulièrement doté d’un zoom optique, comme l’iPhone 7 Plus) ou un appareil photo avec une distance focale de 50 mm seulement peut permettre de prendre des images fort intéressantes.

D’autres postes situés plus loin des pistes nécessiteront toutefois un objectif doté d’une plus grande distance focale (jusqu’à 400 mm idéalement). Notons que l’ouverture de l’objectif n’est pas des plus importantes ici, contrairement à la photographie de portraits, par exemple.

Côté appareil photo, vous voudrez privilégier un modèle avec une bonne cadence et une bonne stabilisation. J’ai personnellement effectué mes photos en rafale avec l’Olympus OM-D E-M1 Mark II (jusqu’à 15 images par seconde en mode mécanique), et je n’ai pas été déçu.

Pour des photos simples, avec un équipement de base, mieux vaut prendre vos clichés en plein jour, lorsque la luminosité est bonne. Avec un peu d’expérience, vous pourrez ensuite effectuer des effets plus complexes (un avion en mouvement clair avec un fond flou) et à des heures où la luminosité est plus faible, avant le coucher du soleil, par exemple.

Un certain travail d’édition sera finalement nécessaire avec un logiciel spécialisé (comme Photoshop ou Lightroom), notamment pour recadrer les images, qui pourront ensuite être partagées sur vos réseaux sociaux ou même sur la page Facebook du groupe 55e Avenue si vous êtes suffisamment fiers de vos clichés.

 

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