Si les quatre premières heures du jeu à venir Shadow of the Tomb Raider sont à l’image du reste, les amateurs de Lara Croft peuvent être rassurés : Eidos Montréal offre ici un jeu qui marie habilement l’action, les puzzles et la narration, et qui s’annonce comme une fin respectable à la trilogie amorcée en 2013 pour raconter les origines de la célèbre archéologue.

Lara Croft devient Tomb Raider

Shadow of the Tomb Raider, que j’ai eu l’occasion d’essayer la semaine dernière dans une présentation pour la presse, est le dernier épisode racontant les origines de Lara Croft, l’un des personnages les plus connus du jeu vidéo. Les deux premiers volets de la trilogie ont été développés principalement par le studio américain Crystal Dynamics, mais c’est le studio montréalais Eidos Montréal qui a pris les commandes cette fois-ci.

Alors qu’on incarnait une jeune Lara découvrant à peine son potentiel dans les premières aventures, on contrôle dans ce nouveau volet une exploratrice déjà endurcie, façonnée par les événements de Tomb Raider (2013) et de Rise of the Tomb Raider (2015).

Lara Croft est désormais une chercheuse de trésors et une guerrière aguerrie, qui décide de ses actions plutôt que simplement réagir à ce qu’on lui impose. Sa motivation première : mettre des bâtons dans les roues de l’organisation secrète Trinity. Sans vendre de surprises, notons que les premières heures de Shadow of the Tomb Raider donnent surtout l’impression d’une histoire de curiosité et de témérité mal placées plutôt que d’une histoire de vengeance, même si c’est ce qui s’annonçait après Rise of the Tomb Raider. Trinity y occupe une place prépondérante, tout comme la mythologie maya.

L’histoire avance à un bon rythme dans Shadow of the Tomb Raider. Eidos Montréal n’a pas eu peur de recourir à de nombreuses cinématiques, même si la mode est plutôt à l’histoire racontée par des discussions pendant que le joueur contrôle son personnage (ce qu’on voit un peu dans le jeu, lorsque l’on se promène sur l’île mexicaine de Cozumel au début de l’aventure, par exemple, mais moins que dans les titres de Naughty Dog, comme Last of Us et, évidemment, Uncharted). Les séquences sont belles, mais elles coupent parfois le rythme, alors que le joueur devient spectateur plutôt que participant. Il y désormais de meilleures façons de raconter des histoires.

Le jeu n’est pas complètement linéaire pour autant, et sa structure offre quand même un peu de liberté au joueur. On le remarque surtout dans les différents centres, des villes et villages où Lara peut interagir avec les habitants, faire du commerce et même accepter des missions supplémentaires. Des tombeaux secondaires sont aussi cachés sur le territoire pour ceux qui veulent compléter encore plus de puzzles. Comme avec God of War, le jeu d’aventure le plus populaire de l’année jusqu’ici, la série a bien réussi la modernisation de sa structure comparé à ce qu’elle proposait dans les dernières décennies.

On vient pour les puzzles, on reste pour les combats

Les tombeaux sont évidemment encore une fois au cœur de Tomb Raider. Ces espaces souterrains géants demandent de la réflexion et de l’adresse, généralement pour permettre Lara de passer d’un point A à un point B, ou encore pour accéder à un trésor. Trouver les tombeaux est aussi parfois une épreuve en soi.

C’est toutefois surtout les mécaniques de combat qui ont retenu mon attention dans Shadow of the Tomb Raider. Lara Croft est désormais un dangereux assassin, qui ne fait qu’un avec la jungle autour d’elle.

On apprécie les mécanismes furtifs, où Lara se recouvre le corps de boue pour être plus difficile à apercevoir et où elle se cache dans les feuillages et autres pour surprendre ses ennemis. Lara Croft est la Tomb Raider, mais elle pourrait aussi s’appeler la Jungle Raider, tellement elle ne fait ici qu’un avec la nature. Après quelques heures d’annonces, les combats de Tomb Raider s’annoncent d’ailleurs franchement supérieurs à ceux de sa série rivale Uncharted).

Détail intéressant, il n’est pas nécessaire d’apprécier les combats pour trouver son compte dans Shadow of the Tomb Raider. Jeu narratif, jeu d’exploration, jeu de combat, jeu de puzzle : Shadow of the Tomb Raider assume en effet toutes ses facettes et semble en avoir beaucoup à offrir pour tous les types de joueurs. Pour s’assurer de permettre à tout le monde d’en profiter, la dernière aventure de Lara Croft permet d’ailleurs d’ajuster le niveau de difficulté du jeu avec précision, pour avoir par exemple des combats faciles, mais que de légers indices pour nous diriger lorsqu’on explore et aucune aide quelconque quand vient le temps de résoudre des puzzles dans les tombeaux. C’est une excellente idée.

Shadow of the Tomb Raider sort le 14 septembre pour PC, PS4 et Xbox One.

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