Maintenant que la poussière est retombée et que tous les détails ont été dévoilés sur les iPhone Xs, Xs Max et Xr, voici dix réflexions sur les nouveaux téléphones d’Apple.

L’iPhone Xr est le modèle à privilégier pour la plupart des gens
L’iPhone Xr est vendu environ 300$ et 500$ de moins que les Xs et Xs Max. Pourtant, les compromis demandés sont quand même tout à fait raisonnables.

L’iPhone Xr est ainsi en aluminium plutôt qu’en acier, un détail qui se perd derrière un étui, et il n’est doté que d’une caméra arrière plutôt que de deux. Son écran est pour sa part un écran ACL de 6,1 pouces plutôt qu’un écran DELO de 5,8 ou 6,5 pouces. Oui, les noirs sont moins profonds, mais la qualité de l’écran est tout de même tout à fait acceptable, selon ce que j’ai pu constater au lancement.

Pour le reste, tout est pareil. Le téléphone est doté du même système sur puce puissant A12 Bionic, il résiste à l’eau, il possède une carte eSIM en plus de sa fente pour carte SIM régulière et beaucoup plus. Même sa caméra principale est identique à celle du Xs.

Bref, on a toutes les performances, dans un format moyen parfait pour tout le monde, mais à quelques centaines de dollars de moins. Ce sera le choix évident pour la plupart des gens.

Un iPhone Xs plus évolutif qu’à l’habitude

Une chance qu’Apple lance l’iPhone Xr et l’iPhone Xs Max, car l’iPhone Xs est peut-être la mise à jour la plus petite que l’on ait vu jusqu’ici dans un iPhone.

Les mises à jour mineures d’Apple – comme les modèles S – ont habituellement des petites nouveautés qui attisent la curiosité des habitués de l’entreprise. L’iPhone 7 Plus, par exemple, avait une caméra double. L’iPhone 6S était doté de 3D Touch et des photos vivantes Live Photos (deux nouveautés dont l’intérêt a rapidement diminué après l’annonce) et l’iPhone 5S avait un lecteur d’empreintes digitales TouchID.

Bref, même sans offrir de nouveau design, Apple a toujours réussi à saupoudrer ses appareils de nouveautés pour rendre chaque modèle intéressant.

En comparaison, l’iPhone Xs fascine beaucoup moins. Il est plus rapide, comme toujours, mais à part peut-être son effet bokeh qu’il est possible d’ajuster après avoir pris une photo, il n’offre aucune nouvelle fonctionnalité captivante.

Ce n’est pas un gros problème. Les consommateurs ne changent de toute façon pas leur téléphone tous les ans, et il y a d’autres appareils cette année – le Xs Max et le Xr – pour attirer l’attention.

C’est tout de même une première qui démontre que l’aspect évolutif – et non révolutionnaire – des mises à jour de téléphones intelligents continue de s’accentuer.

L’ergonomie du Xs Max sera à vérifier

Si vous avez déjà tenu un iPhone 6 Plus ou un autre modèle du genre, vous avez déjà tenu un iPhone Xs Max. Malgré son immense écran de 6,5 pouces, l’appareil est en effet aussi gros entre les mains que ses prédécesseurs.

L’absence de bouton d’accueil change toutefois un peu son ergonomie. Revenir à l’écran d’accueil demande de glisser son pouce de bas en haut, à un endroit plus bas sur le téléphone que par rapport à l’endroit où on appuyait sur le bouton TouchID.

Peut-être qu’on s’habitue avec le temps, mais après un bref essai au lancement du téléphone, le mouvement m’a semblé un peu inconfortable. Ce sera à vérifier lors d’une mise à l’essai en bonne et due forme.

Le mode Portrait de l’iPhone Xr n’est pas le même que sur le Xs.

L’iPhone Xr est doté d’un mode portrait, même s’il n’a qu’un seul capteur. Vous pourrez donc créer un flou artificiel derrière votre sujet, comme avec l’iPhone Xs.

Les deux modes ne sont pas tout à fait identiques cependant, puisque celui du Xs utilise l’objectif rapproché de l’iPhone, dont l’angle de 56 mm en équivalent 35mm donne un sujet plus grand dans sa photo, et moins déformé.

Vous pourrez avoir un beau flou avec l’iPhone Xr, mais vos portraits seront tout de même meilleurs avec l’iPhone Xs.

Apple domine le marché des puces
Apple est le fabricant de systèmes sur puce qui a le plus le vent dans les voiles en ce moment. Les nouveaux iPhone seront les premiers sur le marché avec un processeur gravé en 7 nm, et leurs cœurs dédiés à l’intelligence artificielle sont particulièrement puissants.

Cette division d’Apple est l’une des plus importantes pour l’entreprise, et certainement la plus sous-évaluée par le grand public et les médias généralistes. Elle donne des munitions à Apple dans ses téléphones intelligents, mais aussi dans tous ses autres produits, du HomePod aux écouteurs AirPods.

Peu importe ce qu’en dit l’entreprise, ce n’est qu’une question de temps avant qu’elle équipe ses Mac de ses propres processeurs.

L’apprentissage machine local est la solution

Apple confirme son avance dans l’apprentissage machine local avec le nouveau Neural Engine de son processeur Bionic A12. Et en ouvrant ce dernier aux développeurs tiers, avec CoreML, de plus en plus de tâches d’apprentissage pourront être réalisées sur l’iPhone directement, sans passer par des serveurs externes et sans mettre les données des utilisateurs en péril.

C’est de cette façon que tous les appareils devraient fonctionner.

Notons que les autres fabricants de puce, comme Qualcomm et Huawei, ont aussi adopté une stratégie similaire, avec leurs Neural Processing Unit. Avec TensorFlow Mobile de Google, on peut présumer qu’Android évoluera aussi dans cette direction.

Le fait qu’Apple contrôle à la fois ses processeurs, la fabrication de ses téléphones et son logiciel donne toutefois un avantage de taille à l’entreprise, puisqu’elle parvient à placer ses jetons en place beaucoup plus rapidement que ses concurrents. La firme californienne tentera certainement de profiter de sa position le plus possible pendant qu’elle le peut.

On aurait aimé le chargeur USB-C annoncé par les rumeurs
Certaines rumeurs annonçaient que le chargeur de l’iPhone serait doté d’une prise USB-C et d’un câble USB-C à Lightning pour recharger l’iPhone. Voilà qui aurait été une bonne idée.

Un tel câble aurait facilité la recharge avec les Mac des 3 dernières années, et aurait rendu le chargeur compatible avec de plus en plus d’autres gadgets sur le marché, qui adoptent tous le standard.

Apple subira forcément les foudres de nombreux consommateurs et médias lorsqu’elle changera (inévitablement) son câble de la sorte, et même en abandonnant éventuellement le port Lightning pour un port USB-C. Ce serait tout de même la chose à faire.

Tuez 3D Touch qu’on en finisse
Les iPhone Xs et Xs Max seront encore dotés de la technologie 3D Touch, qui permet d’appuyer fort sur l’écran pour activer des fonctions supplémentaires, mais pas l’iPhone Xr.

Bref, les développeurs devront concevoir leurs applications en gardant en tête que le téléphone qui pourrait potentiellement être le plus grand vendeur de l’entreprise au cours des prochains mois n’aura pas la fonctionnalité. Même s’ils ajoutent 3D Touch à leurs applications, ils devront donc trouver des façons pour permettre aux utilisateurs de s’en passer, ce qui rendra la technologie redondante.

Il n’y a plus d’avenir pour 3D Touch. Aussi bien s’en débarrasser le plus rapidement possible.

Les jours de la carte SIM sont comptés

L’adoption de la carte eSIM par Apple annonce la tenue d’un bras de fer entre l’entreprise et les opérateurs, qui ne sont généralement pas friands de cette technologie. Une carte SIM embarquée facilite après tout le changement d’opérateur et diminue potentiellement leur importance dans l’achat des nouveaux téléphones.

Quelques appareils possèdent déjà des cartes du genre (notamment le Pixel 2, l’Apple Watch et l’iPad). Est-ce que l’arrivée de l’iPhone Xs pourrait entraîner la démocratisation de la eSIM?

Je pense que oui, surtout si Apple décide de la jouer dure comme elle l’a déjà fait (en lançant un iPhone sans fente pour carte SIM traditionnelle, par exemple). D’ici quelques années, la eSIM remplacera complètement les cartes SIM.

La norme sera aux forfaits à plus de 100$
Les nouveaux iPhone sont des téléphones haut de gamme, tous vendus au-dessus de 1000$ sans entente.

Il faut évidemment s’attendre à des prix à l’achat beaucoup plus abordables. En contrepartie, les forfaits mensuels seront toutefois dispendieux. Attendez-vous à des forfaits de 120$ à 150$ par mois pour avoir une quantité raisonnable de données.

Plus que jamais, il sera important de bien calculer combien votre téléphone va vous couter au bout de deux ans, en prenant en considération son prix d’achat et le forfait mensuel. Le prix total risque de varier plus qu’à l’habitude d’un opérateur à l’autre, ou encore en passant par un revendeur qui offre une carte-cadeau à l’achat du téléphone ou en l’achetant directement chez Apple, puis en profitant d’un forfait plus abordable.

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