Des mécaniques originales et une histoire complètement déjantée: voilà en gros la recette – plutôt efficace – de Sunset Overdrive, une exclusivité très attendue pour la console Xbox One. Un exercice plus de style qui ne passera pas à l’histoire, mais qui offre quand même un bon divertissement.

Humour et dérision
Après avoir lancé une formule trop puissante de boisson énergisante, la multinationale FizzCo transforme par accident les habitants de Sunset City en véritables mutants. Voilà, en gros, la prémisse de Sunset Overdrive.

Le personnage principal, un employé de FizzCo tout à fait ordinaire (qui s’avère toutefois particulièrement fort et agile lorsque les premiers mutants débarquent), doit ensuite survivre dans la ville et vaincre ces mutants (nommés des OD), les robots militaires de FizzCo chargés de nettoyer la place, des bandes de pilleurs, etc.

Le tout est fait avec un humour omniprésent, digne d’un dessin animé de la chaîne Adult Swim. Les multiples personnages que l’on rencontre sont amusants, comme un survivaliste sans jambes et sans bras ou une bande d’amateurs de jeux de rôles grandeur nature qui ne parviennent plus à différencier la réalité de la fiction.

Rien dans l’histoire de Sunset Overdrive n’est crédible, mais l’auto-dérision du jeu et du personnage principal – qui semble d’ailleurs tout à fait conscient d’être dans un jeu vidéo – rend le tout acceptable.

Tout à 100 milles à l’heure
Que l’histoire de Sunset Overdrive porte sur une boisson énergisante est vraiment approprié, parce que le jeu est l’un des plus rapides qu’il y ait.

On se déplace d’un bout à l’autre de Sunset City en quelques minutes seulement. On saute sur les voitures et le mobilier urbain, on court sur les murs et on glisse sur les fils électriques et rebords des murs sans arrêt. Comme la narration nous le rappelle constamment, pour survivre dans Sunset Overdrive, il faut être en mouvement, et c’est exactement ce qui se passe à chaque instant du jeu.

En combinant ces glissades, ces sauts et ces déplacements sur les murs, on accumule des points de style, un peu comme dans un jeu de skateboard, qui nous rendent ensuite temporairement plus puissant pour affronter les hordes d’OD.

Il n’y a pas que les mouvements du personnage qui se démarquent dans Sunset Overdrive. Les armes – comme un lanceur d’ours en peluche auxquels sont attachés des explosifs- sont aussi des plus originales.

Règle générale, on enfile les missions assez courtes (où il faut rendre un service X à un personnage Y pour qu’il nous donne un objet ou une information Z), mais le jeu est aussi parsemé de challenges, ce qui augmente grandement sa durée de vie. Un mode nocturne demande aussi de protéger un endroit de vagues de mutants, en plaçant des trappes et en protégeant un stock de boisson énergisante.

Notons que Sunset Overdrive offre aussi un mode multijoueur coopératif assez réussi, Chaos Squad, où jusqu’à huit joueurs accomplissent différentes missions dans la ville.

Le jeu met aussi beaucoup d’emphase sur la personnalisation de son personnage, tant dans la création de ses traits que dans son habillement (j’ai personnellement créé un genre de Matt Damon hipster assez réussi).

Si j’avais un défaut à soulever, ce serait que les mécanismes pour améliorer son personnage et ses armes sont loin d’être intuitifs. Insomniac Games le sait, et les premières heures du jeu semblent être un long tutoriel, ce qui peut parfois devenir assez lourd.

Amusant, sans passer à l’histoire
À plusieurs égards, Sunset Overdrive ressemble beaucoup à une boisson énergétique, justement. Quelque chose d’énergisant pendant que ça dure, mais qui cesse de faire effet dès que l’on repose sa manette. Sunset Overdrive n’est pas un jeu qui passera à l’histoire, mais la vitesse, l’humour et la grande variété de missions en font quand même un très bon jeu. Cela devrait être suffisant pour lui assurer un bon succès auprès des propriétaires de Xbox One.

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