La majorité des Canadiens commencent à peine à s’habituer aux services mobiles 4G, mais déjà, l’industrie prépare la suite. Voici la 5G, qui promet une infrastructure plus robuste, capable de connecter beaucoup plus d’appareils et qui devrait être prête vers 2020.

Une technologie à définir
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Les travaux de recherche sur la cinquième génération de réseaux cellulaires sont déjà bien enclenchés, mais la définition même de la 5G et ses caractéristiques précises n’ont toujours pas été définies. L’industrie de la mobilité a toutefois déjà une bonne idée de ses ambitions par rapport à celle-ci.

« Nous voulons un standard global », explique tout d’abord Sara Maxur, chef de la recherche chez Ericsson, l’un des principaux équipementiers impliqués dans le développement de la 5G.

La technologie devrait notamment offrir une bonne performance énergétique – une caractéristique qui était beaucoup moins importante lors du développement de la 4G – et permettre les communications de machine à machine, surtout considérant les attentes élevées envers l’Internet des objets au cours des prochaines années.

« Ces communications de machine à machine pourront être deux choses très différentes », prévient Sara Maxur. Dans le cas des appareils domestiques connectés, il sera notamment important que la 5G puisse relier une très grande quantité d’appareils en même temps et que les radios utilisées soient abordables et peu énergivores. Il ne sera toutefois pas nécessaire de transférer beaucoup de données à la fois.

« À l’autre bout du spectre, nous avons les communications critiques, qui demandent surtout beaucoup de fiabilité et un temps de latence très bas », poursuit la scientifique. Ces communications critiques pourraient par exemple être essentielles pour des chirurgies à distance, pour des applications industrielles ou pour des systèmes de sécurité dans les voitures connectées.

La 5G sera donc un standard très large, beaucoup plus que la 4G. « Tout devra évoluer pour la 5G: l’infrastructure IP, l’infrastructure infonuagique, les applications, la gestion, les radios », énumère Sara Maxur.

Parmi les autres avancées que l’on peut espérer, il est bon de noter que le futur standard pourrait aussi être plus flexible qu’actuellement par rapport aux fréquences requises, ce qui pourrait faciliter leur attribution dans les pays et les déplacements pour les voyageurs.

La 5G en chiffres
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Même si la 5G n’est pas encore exactement définie, certains paramètres ont déjà été avancés pour chiffrer les améliorations du standard par rapport à la 4G.

METIS, un projet dirigé par Ericsson regroupant 29 entreprises et établissements dans le but de définir la 5G, estime ainsi que les futurs réseaux devront notamment permettre de transférer 1000 fois plus de données que les standards actuels.

Les réseaux devront aussi connecter de 10 à 100 fois d’appareils à la fois, offrir une latence 5 fois plus petite, d’environ 1 miliseconde, des vitesses de 10 à 100 fois plus rapides et permettre d’augmenter de 10 fois l’autonomie des petits objets.

Rappelons que l’été dernier, Ericsson avait annoncé avoir atteint des vitesses de transfert sans fil de 5 GBps lors d’un essai en laboratoire.

2020: un objectif réalisable?
L’industrie estime que la 5G sera prête vers 2020. D’ici là, il y a encore beaucoup à faire: développer les technologies nécessaires, s’entendre entre tous les joueurs de l’industrie quelles seront les caractéristiques finales des réseaux 5G et obtenir les fréquences nécessaires pour déployer ces réseaux partout dans le monde.

Est-ce que 2020 est un objectif trop ambitieux?

Pas forcément, selon Sara Mazur. L’un des principaux défis de l’industrie d’ici 2020 sera d’ailleurs selon elle surtout de s’entendre sur ce qui définira la 5G.

« Beaucoup de technologies seront prêtes avant », croit-elle. D’ailleurs, la plupart de celles-ci seront ajoutées aux réseaux 4G actuels petit à petit, et non toutes déployées en même temps en 2020.

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