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Qu’ont en commun Microsoft, la chanteuse Taylor Swift et l’homme d’affaires Richard Branson? Ceux-ci ont tous acheté récemment des noms de domaine se terminant par .porn et .adult dans le but d’éviter des associations embarrassantes. Un problème auquel les entreprises québécoises devraient réfléchir dès maintenant.

Gérer son nom de domaine sur l’internet était jusqu’ici assez simple. Lorsqu’un individu ou une compagnie souhaitait lancer un site internet, une poignée seulement de domaines de premier niveau (les .com, .ca, .net, .org et autres .qc.ca) étaient disponibles, et aucun n’était vraiment embarrassant.

Depuis quelque temps, c’est toutefois le véritable far west sur le web, puisque l’Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICAAN) a donné en 2012 la possibilité aux entreprises de proposer une multitude de nouveaux domaines de premier niveau.

Résultat: une boîte de nuit peut maintenant acheter sonnom.club, un maraîcher saferme.bio et une pizzeria sonresto.pizza. Des occasions pour les entrepreneurs qui ont le sens du marketing, mais aussi un casse-tête pour ceux qui souhaitent éviter les embrouilles avec les domaines plus problématiques.

Pourquoi s’y intéresser?
Ces domaines de premier niveau ne sont pas si nouveaux. Les premiers domaines comme .guru, .entreprises et .voyage existent en effet depuis 2014. Jusqu’ici, on ne peut toutefois pas dire que ceux-ci ont fait beaucoup de bruit, et la plupart des bonnes adresses ont été achetées, non pas par des commerces ou des entreprises établies, mais plutôt par des spéculateurs, qui souhaitent revendre leurs achats à d’autres pour une petite fortune, comme on le voyait souvent pendant les premières années du web.

Ces domaines refont toutefois surface dans l’actualité ces jours-ci, avec l’arrivée des .porn et .adult. Ceux-ci ne sont pas encore accessibles au grand public, mais les entreprises qui détiennent une marque de commerce ont jusqu’au 1er avril pour réserver leur adresse. C’est ce qu’a fait Microsoft pour office.porn, et c’est ce que devront peut-être faire les compagnies québécoises qui ont des noms ou des noms de marque potentiellement problématiques.

La chasse aux adresses gênantes ne sera dans tous les cas pas terminée, puisque des centaines d’autres domaines de premier niveau seront lancés au cours des prochains mois. Parmi les domaines plus risqués, notons le pas très subtil .sucks, qui pourrait être particulièrement efficace dans des campagnes de salissage.

Ce ne sont pas toutes les entreprises ni toutes les personnalités publiques qui devraient acheter ces nouveaux domaines, qui se vendent environ 130$ par année dans les cas des .porn et .adult. Après tout, des recours existent si quelqu’un s’approprie votre marque sur le web. Mais toutes devraient au moins se poser la question, évaluer les risques et décider si elles doivent ou non se protéger.

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