Apple a lancé vendredi ses nouveaux iPhone 6s et iPhone 6s Plus, deux appareils qui reprennent le design des iPhone 6 et iPhone 6 Plus, mais avec de nouvelles fonctionnalités matérielles et logicielles, comme des capteurs améliorés, un écran 3D Touch et des photos animées. Le résultat est plutôt convaincant, mais il faut accepter d’en payer le prix.

Cette critique est une version allongée de mon test publié dans l’édition de mercredi du Journal Métro.

Note: l’appareil testé ici est l’iPhone 6s Plus. Par souci de simplicité, et parce que les deux modèles sont pratiquement identiques, je mentionnerai l’iPhone 6s tout au long du texte. J’indiquerai toutefois les endroits où le modèle utilisé aurait pu avoir un impact sur les tests.

Design
iPhone 6s Plus 2

Côté design, vous serez bien mal pris pour différencier un iPhone 6s de son prédécesseur. Comme c’est toujours le cas avec les modèles «s», l’iPhone 6s reprend les moindres détails de l’iPhone 6, avec un seul changement mineur, le passage à un nouveau type d’aluminium plus résistant.

Ce nouvel aluminium rend notamment l’appareil un poil plus gros (littéralement), en plus de lui ajouter quelques grammes à la pesée. L’iPhone 6s est aussi désormais offert dans une nouvelle teinte rose dorée.

Sinon, l’iPhone 6s est toujours doté de son écran de 4,7 pouces (1334 par 750 pixels), et l’iPhone 6s Plus est toujours doté de son écran de 5,5 pouces (1080p). Ces deux écrans IPS ne sont pas ceux offrant la meilleure résolution sur le marché, mais celle-ci est amplement suffisante, et leur impact réduit sur les performances et l’autonomie de l’appareil est à mon avis plus intéressant qu’un écran QHD d’une plus grande résolution, mais qui nuit aux performances de l’appareil pour des avantages pratiquement invisibles à l’oeil nu.

L’iPhone 6s est aussi toujours doté d’un seul haut-parleur au bas de l’appareil, d’une qualité correcte, et d’un port Lightning. La bosse causée par l’objectif de la caméra de l’iPhone à l’arrière de l’appareil est aussi toujours présente, malheureusement.

Puissance: un grand atout à long terme
Geekbench 3

Une des grandes nouveautés de l’iPhone 6s est sa nouvelle puce A9, qui augmente les performances de jusqu’à environ 70% par rapport à l’iPhone 6. Il s’agit d’un bon énorme de génération en génération.

Pour ceux qui s’intéressent aux benchmarks, ceux-ci sont tous excellents, avec notamment un pointage d’environ 2500 en mode simple coeur et de 4400 en mode multicoeur au Geekbench 3.0. C’est un pointage supérieur en mode simple coeur que celui obtenu par le Galaxy Note 5, le téléphone Android le plus puissant à l’heure actuelle, et à peine moins puissant que l’appareil de Samsung en mode multicoeur, même si l’iPhone n’est doté que de deux processeurs, contre huit pour le téléphone de Samsung.

Dans la vie de tous les jours, l’interface est fluide et les applications roulent bien, comme c’était le cas pour l’iPhone 6.

La plus grande nouveauté est toutefois à mon avis le passage de 1 Go à 2 Go de mémoire vive, une caractéristique qui n’est même pas annoncée par Apple, et que j’attendais depuis plusieurs années.

Lorsque ma copine m’a dit qu’elle comptait s’acheter un iPhone 6 il y a quelques temps, je lui avais d’ailleurs conseillé d’attendre l’arrivée du 6s, justement à cause de cette composante.

Pourquoi est-ce si important? À court terme, l’ajout de mémoire vive ne change pas grand chose. Vos applications devront moins souvent redémarrer lorsque vous passez d’un logiciel à un autre, et, surtout, vos pages web ne devront pas constamment être rechargées. C’est un changement mineur, mais qu’on ressent rapidement et qui est certainement apprécié.

À long terme, le 1 Go de mémoire vive pourrait toutefois bien être le talon d’Achille de l’iPhone 6 et de ses prédécesseurs.

À mesure qu’iOS se complexifiera, et à mesure que les applications mobiles seront plus lourdes, les anciens iPhone auront de la difficulté à suivre la cadence. Et à un moment donné, l’iPhone 6 ne pourra tout simplement plus être mis à jour, et ses propriétaires seront forcés de changer d’appareil.

C’est ce qui s’est passé l’année dernière avec l’iPhone 4. Et cette année, même si l’iPhone 4s d’Apple a eu droit à iOS 9, celui-ci est d’une lenteur de plus en plus pénible. On se souviendra aussi qu’une quantité de mémoire vive trop faible avait grandement nuit à l’iPad de première génération.

Dans quelques années, c’est aussi ce qui se passera avec l’iPhone 6. L’iPhone 6s, avec son processeur plus puissant, mais surtout, je crois, avec sa quantité suffisante de mémoire vive, devrait toutefois pouvoir durer quelques années de plus. C’est du moins ma prédiction.

La caractéristique devrait d’ailleurs permettre à l’iPhone 6s d’avoir une plus grande valeur de revente.

3D Touch: un bel ajout
peek

Si on revient dans le présent, la nouveauté qui frappe le plus avec l’iPhone 6s est son écran 3D Touch, une nouveauté qu’Apple considère aussi importante que l’arrivée de ses écrans multipoints à l’époque.

Si la comparaison est un peu exagérée, il est vrai que le 3D Touch est vraiment un bel ajout, qui rend l’expérience d’utilisation plus fluide et souvent plus agréable.

3D Touch est une fonctionnalité qui permet à l’iPhone de mesurer avec précision avec quelle force on appuie sur l’écran. Contrairement à la fonctionnalité Force Touch que l’on retrouve dans l’Apple Watch, 3D Touch est capable de percevoir tout une gradation de pression, et non seulement une distinction entre une pression normale et forte, ce qui pourra être utilisé de différentes façons par Apple et les développeurs d’applications tierces.

Pour l’instant, 3D Touch est notamment utilisé pour ce qu’Apple nomme Peek and Pop, une gestuelle qui permet d’appuyer avec un peu de force sur un lien pour voir son contenu apparaître dans une fenêtre (Peek), et qui nous permet ensuite de relâcher la pression pour revenir où on était ou d’appuyer encore plus fort (Pop) pour suivre le lien si celui-ci nous intéresse.

Appuyer avec une certaine pression sur le coté de l’écran permet aussi de lancer le menu multitâche (un mécanisme un peu trop difficile à activer, cependant), 3D Touch permet de faire vivre les Live Photos (nous y reviendrons), d’afficher des menus contextuels sur l’écran d’accueil et plus.

il suffit de quelques jours avec l’iPhone 6s pour comprendre que 3D Touch est ce genre de fonctionnalité qu’on utilisera quotidiennement, et dont les développeurs voudront profiter par eux-mêmes.

Pour l’instant, 3D Touch ne devrait pas être un facteur d’achat pour les consommateurs. Mais personnellement, je crois que Google n’aura peut-être pas d’autres choix que d’intégrer une technologie similaire dans Android, surtout à mesure que 3D Touch deviendra de plus en plus répandu et de plus en plus utilisé.

Live Photos: amusant, mais d’autres ont échoué avant
live photos

Si le succès à long terme de 3D Touch m’apparaît évident, celui des Live Photos l’est beaucoup moins.

Les Live Photos sont des photos régulières, où sont en plus ajoutés une seconde de vidéo avant et après l’image. Techniquement, la photo est un fichier .JPG régulier, et la vidéo qui l’entoure est un fichier .MOV d’une qualité réduite, avec une résolution de 1440 par 1080 pixels et une quantité limitée d’images par seconde.

Pour prendre une Live Photos, il suffit d’appuyer sur un nouvel icône représenté par des cercles concentriques qui s’affichent dans l’interface de l’appareil photo.

Pour les regarder, il suffit ensuite d’appuyer avec force une Live Photo dans l’application Photos. L’image devient floue un instant et est ensuite remplacée par une vidéo.

J’étais très sceptique par rapport à Live Photos lors du dévoilement de la fonctionnalité. Après tout, plusieurs compagnies ont déjà lancé des nouveautés du genre (comme HTC et Nokia), sans jamais avoir connu de succès.

L’intégration du concept est toutefois mieux réussie par Apple, et force est de reconnaître que les Live Photos sont amusantes. Elles sont amusantes à prendre pour par exemple cacher des choses dans son image, elles sont amusantes pour faire revivre une photo, etc.

Et puisque le fichier produit est un véritable .JPG, celles-ci ne sont pas prises au dépend d’une photo traditionnelle, ce qui est probablement le point le plus important. Seule ombre au tableau, une Live Photo est un peu plus grosse qu’une simple photo, soit un peu plus du double de la taille.

D’ailleurs, il aurait été intéressant de pouvoir supprimer manuellement le fichier vidéo qui accompagne les Live Photos ratées (comme celles, fréquentes, où on met son iPhone dans notre poche trop rapidement après avoir pis une photo), afin de sauver un peu d’espace.

Malheureusement, les Live Photos sont aussi pour l’instant confinées à l’univers d’Apple.

C’est leur plus grand défaut, et c’est ce sur quoi Apple devra travailler si la compagnie veut que sa fonctionnalité connaisse un réel succès. Car pour l’instant, celle-ci pourrait tout aussi bien tomber rapidement dans l’oubli.

L’annonce de Facebook que le réseau social intégrera les Live Photos à son service d’ici la fin de l’année pourrait toutefois être de bon augure.

Appareils photo: excellents, mais la domination est terminée.

abeille 600

L’ajout des Live Photos n’est pas la seule nouveauté par rapport aux appareils photo de l’iPhone 6s.

À l’arrière, l’iPhone est désormais équipé d’un capteur de 12 mégapixels. Celui-ci permet de prendre des photos plus grande, dans lesquelles il est plus facile de rogner son image, mais la qualité, elle, n’a pas beaucoup été améliorée. Certaines parties d’images peuvent toutefois sembler plus claires et précises, en plus d’offrir plus de détails lorsqu’elles sont agrandies. Dans tous les cas, l’évolution est relativement mineure.

Le résultat est tout de fois convaincant plus souvent qu’autrement. Et même avec des sujets difficiles, l’iPhone 6s s’en tire assez bien, comme on peut le voir dans l’image suivante, rognée à 100% à partir de l’image plus haut. Il est bon de noter que je n’ai pas tenté d’obtenir ici l’image parfaite, et que la mise au point n’est pas parfaite. L’image est toutefois représentative d’une condition d’utilisation dans la vie de tous les jours.

abeille 600 crop

À l’avant, c’est un capteur de 5 mégapixels qui équipe désormais l’iPhone 6s. La plus grande nouveauté est toutefois l’utilisation de l’écran de l’iPhone comme un grand flash qui modifie sa couleur en fonction de l’éclairage ambiant. Les deux nouveautés combinées améliorent d’ailleurs correctement les égoportraits.

Dernière nouveauté, il est maintenant possible de filmer en 4K avec l’iPhone. La fonctionnalité est toutefois désactivée par défaut, et considérant la taille de ces fichiers et la petitesse de l’écosystème 4K pour l’instant, je ne recommande pas trop son utilisation.

L’appareil photo de l’iPhone 6s est encore certainement parmi les meilleurs de l’industrie. Un appareil photo qui prend avec constance de beaux clichés.

Malheureusement pour Apple, si l’entreprise était dans une catégorie à part il y a deux ans à peine, les autres fabricants de téléphones se sont beaucoup améliorés dans la dernière année. Énormément, même.

La domination de la caméra de l’iPhone avait plus ou moins pris fin l’année dernière avec l’arrivée d’appareils comme les Samsung Galaxy S6 et LG G4, et les améliorations apportées à la caméra de l’iPhone 6s ne sont pas suffisante pour reprendre une réelle avance.

Je préfère encore les photos de l’iPhone la plupart du temps, mais dans certaines conditions, d’autres téléphones obtiennent de meilleurs clichés. Dans bien des cas, ce sont aussi les goûts de l’utilisateur qui dictent qui est le véritable gagnant. Et dans tous les cas, les différences sont quand même petites.

Notons que j’ai effectué mes tests avec l’iPhone 6s Plus, qui est doté d’un mécanisme de stabilisation optique qui devrait améliorer les clichés à la noirceur, et qui est absent de l’iPhone 6s régulier.

L’appareil photo de l’iPhone demeure parmi les meilleurs, cela ne fait aucun doute. Celui-ci n’est toutefois plus dans une ligue à part.

TouchID: une vitesse incroyable
TouchID

Malgré toutes les nouveautés de l’iPhone 6s, c’est la mise à jour d’une composante mineure que l’on remarque en premier lorsqu’on utilise le téléphone.

Le capteur d’empreintes digitales TouchID a en effet été revu, et celui-ci offre désormais une vitesse que je n’ai aucune gêne à qualifier d’époustouflante.

En fait, il suffit d’appuyer sur le bouton d’accueil de l’iPhone pour le débloquer. Aucune attente n’est nécessaire. Le temps qu’il faut pour appuyer sur le bouton (une fraction de seconde) est le temps qu’il faut pour que l’appareil reconnaisse notre empreinte.

Personnellement, avec l’iPhone 6, j’entrais encore mon code manuellement environ une fois sur deux. Avec l’iPhone 6s, j’utiliserai mon code si et seulement si iOS me l’impose, après un démarrage du téléphone, par exemple. Si seulement Apple pouvait laisser tomber cette exigence…

Capacité: une occasion ratée
capacité

L’iPhone 6s est malheureusement offert dans les mêmes capacités que l’année dernière, soit 16 Go, 64 Go et 128 Go.

En 2015, 16 Go est trop petit pour offrir une expérience d’utilisation agréable. Il faut accepter de posséder peu de musique sur son appareil, on doit constamment effacer les photos et les vidéos de son téléphone et on doit limiter les applications qu’on installe.

Est-ce la fin du monde? Non. Il s’agit d’ailleurs un compromis avec lequel je vis très bien sur un appareil d’entrée de gamme.

Ceci étant dit, ce n’est pas le genre de compromis que l’on devrait faire avec un téléphone vendu 899$.

L’entente non-écrite entre Apple et ses utilisateurs est celle-ci: on paye un iPhone plus cher que la moyenne, mais en contrepartie, on obtient un appareil d’une grande qualité, avec un écosystème riche et une expérience d’utilisation irréprochable.

En offrant un modèle de 16 Go, Apple ne respecte pas sa partie de l’entente avec une bonne proportion de ses utilisateurs. C’est dommage.

La décision d’Apple rappelle d’ailleurs à quel point la compagnie est dans une catégorie à part. Apple est en concurrence avec Google, certes, mais sa domination du marché haut de gamme et sa base d’utilisateurs dévoués font parfois agir la compagnie comme une entreprise en position de monopole.

Autonomie: l’iPhone 6s Plus s’en sort bien
pile b

L’iPhone 6s Plus testé ici est doté d’un très bonne autonomie, suffisante pour plus d’une journée. Celle-ci d’ailleurs est plus ou moins semblable à celle de l’iPhone 6 Plus l’année dernière.

L’appareil est parmi les bons sur le marché par rapport à son autonomie. Notons que celle-ci varie grandement selon l’utilisation que l’on fait de son téléphone, et que les benchmarks pour mesurer la pile d’un téléphone ne sont pas d’une grande utilité, puisqu’ils mesurent souvent des tâches pour lesquels les appareils sont optimisés, comme la lecture vidéo.

Bref, un appareil A peut obtenir un meilleur score qu’un appareil B dans un benchmark, mais l’appareil B peut offrir une meilleure autonomie dans la vie de tous les jours.

Ceci étant dit, subjectivement, l’iPhone 6s Plus se situe dans le haut de la moyenne des téléphones en ce moment.

Je n’ai pas testé l’iPhone 6s régulier, mais selon les premiers échos, son autonomie semble aussi similaire à celle de l’iPhone 6, soit en-dessous de la moyenne. Elle est suffisante pour traverser la plupart des journées, mais les jours très chargés pourraient nécessiter une petite recharge en cours de route.

Dans tous les cas, deux nouveaux outils d’iOS 9 (nous y reviendrons) qui permettent de prolonger l’autonomie de l’appareil pourraient aussi permettre de mieux gérer sa pile.

Malheureusement, l’iPhone 6s ne possède pas de recharge rapide (celle-ci n’est pas particulièrement lente non plus, par contre), ni de recharge sans fil.

Deuxième prédiction: Apple offrira la recharge sans fil sur ses appareils d’ici une génération ou au pire deux, lorsque les technologies sans fil seront plus rapides qu’à l’heure actuelle (les standards présentement sur le marché ne sont généralement pas assez puissants pour recharger l’iPhone) et qu’ils pourront recharger les appareils dotés d’un boitier métallique.

iOS 9: une mise à jour correcte pour les téléphones
ios 9 multitache

Côté logiciel, l’iPhone 6s est livré avec iOS 9, une mise à jour dont les plus grandes nouveautés sont surtout axées vers les tablettes.

Pour les téléphones, notons que les notifications ont été améliorées, qu’il est possible d’activer Siri avec la voix en tout temps et que la recherche est plus performante qu’auparavant (en plus de proposer des contacts et des applications en fonction de notre utilisation du téléphone). La navigation entre les applications ouvertes est aussi plus agréable qu’auparavant.

Les utilisateurs de l’iPhone devraient aussi apprécier l’arrivée de deux fonctionnalités pour permettre d’économiser sa pile, notamment un mode d’économie d’énergie qui permet d’augmenter son autonomie d’une heure environ, et un nouveau menu qui affiche la consommation de chacune de ses applications, incluant les minutes passées en avant-plan et en arrière-plan.

Avec cette dernière nouveauté, il sera ainsi possible de fermer ou de mieux gérer l’utilisation d’une application gourmande, notamment lors d’une journée chargée.

Prix: la plus grande faiblesse de l’appareil
prix

La plus grande faiblesse de l’iPhone 6s est probablement son prix.

Il est bon de noter que ce facteur n’a pratiquement pas été abordé par la presse américaine, en partie parce que l’iPhone 6s y est vendu au même prix que l’iPhone 6 à son lancement.

De ce côté de la frontière, le taux de change désavantage toutefois beaucoup les Canadiens, qui doivent désormais payer 899$ pour le modèle de base de l’iPhone 6s (et 1029$ pour le modèle plus raisonnable avec 64 Go d’espace).

Apple n’est pas responsable du taux de change, mais disons que la situation nous force à réfléchir un peu plus à l’achat d’un nouveau téléphone, surtout que les appareils de milieu de gamme sur le marché se sont drôlement améliorés au cours de la dernière année.

Il était assez facile d’accepter de payer 750$ pour un nouveau téléphone lorsque les modèles à 400$ étaient mauvais. Maintenant qu’ils sont très convenables, une facture d’environ 1000$ pour un modèle haut de gamme est plus difficile à justifier.

On peut encore le faire toutefois. Après tout, le téléphone est souvent l’objet que l’on utilise le plus dans une journée. Ce n’est pas tout le monde qui est d’accord, mais débourser un peu plus pour avoir l’appareil que l’on souhaite vraiment n’est pas forcément une mauvaise décision.

C’est dans tous les cas une réalité à laquelle Apple devra faire attention au cours des prochaines années.

En conclusion
TouchID 2

L’iPhone 6s est un excellent téléphone. Un appareil puissant, qui sera bon pendant encore plusieurs années, doté de l’un des meilleurs appareils photo sur le marché et dont certaines nouveautés sont d’excellentes trouvailles, tout particulièrement l’écran 3D Touch.

Avec ses concurrents qui s’améliorent beaucoup et rapidement, tout particulièrement dans le milieu de gamme, Apple devra conserver une cadence d’innovation similaire à cette année dans l’avenir, si la compagnie veut continuer de vendre ses appareils à un prix premium, ce qui ne sera certainement pas facile.

Pour 2015, force est toutefois d’admettre que c’est plutôt réussi.

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