À mon âge, on adore et on déteste Osheaga. Pas que je me fais si vieux, mais disons qu’avec les années, j’ai eu ma dose de festivals en plein air. C’est que j’ai une fâcheuse tendance à vivre la pédale dans le tapis. Fête, alcool, soleil, musique, danse, amis, rire, vomi, abus, manque de sommeil, malbouffe: ma recette a toujours été parfaite pour créer des souvenirs inoubliables tout comme pour me faire vieillir prématurément. Pendant Osheaga, j’adore Osheaga. La semaine suivante, je déteste Osheaga.

Mon plan foireux a toujours été d’y arriver tôt et de partir tard, après le bouchon de 1 km pour aller au métro. Question de dormir le moins possible et de profiter du soleil. Plus le soleil frappe fort, plus les bières à 6 $ font leur effet. Plus les bières font leur effet, plus l’expérience risque de devenir mémorable, dans le bon comme le mauvais sens. On n’apprend pas à un vieux singe à faire des grimaces… et ce vieux singe n’apprend pas de ses erreurs.

Les spectacles, on s’en branle un peu. L’important est de ne rien planifier, d’errer au gré des rencontres fortuites et des plans de ses amis. Il y a toujours quelqu’un qui veut «vraiment» voir tel ou tel spectacle, alors si toi aussi tu t’es organisé un horaire, ben ça va faire de la chicane. Sois la personne chill qui suit les autres, tu vas voir, tout va bien se passer.

Comme cette chronique est pour les professionnels, je peux ajouter que quand le festival se termine, c’est le début du deuxième chiffre, l’heure de l’after Osheaga. Ce soir, c’est le Français Brodinski et le Norvégien Cashmere Cat qui sont les invités de la S.A.T.. Certains diront qu’après 10 heures de festival, c’est peut-être l’heure d’aller se coucher. Oui, tout à fait. Par contre, un petit party de plus n’a jamais tué personne… ben, pas à court terme.

C’est juste trois jours dans l’année… on a bien le droit d’exagérer un peu. Bon festival.

Je t’aime Osheaga.

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