Il s’est assis dans le fauteuil présidentiel grâce à un coup d’État et l’a quitté sous la menace d’une procédure de destitution pour «violations graves» de la Constitution : le départ sans surprise lundi de Pervez Musharraf plonge le Pakistan, seul pays musulman doté de l’arme nucléaire, dans des sables mouvants politiques.
La période d’incertitude qui commence est surtout inquiétante pour les Occidentaux, et en premier lieu les Américains, dans leur lutte contre les talibans en Afghanistan. Cela a été dit et répété, la frontière avec le Pakistan est des plus poreuses. Un véritable gruyère.
«Musharraf s’est discrédité en n’étant pas assez ferme dans sa promesse de lutter contre les talibans», explique Sami Aoun, politologue à l’Université de Sherbrooke.
Certes, Musharaff n’a jamais réussi à contrôler la région montagneuse du Waziristan, où le leader des talibans pakistanais disposerait de 20 000 combattants armés jusqu’aux dents. Mais, son successeur, quel qu’il soit, ne fera pas mieux.
À l’évidence, et pour des raisons internes, il y a une certaine complicité entre le Pakistan et les insurgés talibans en Afghanistan, contre lesquels se battent 2 500 Canadiens. Une grande majorité des 165 millions de Pakistanais croient que la «guerre contre le terrorisme», pour laquelle leur gouvernement a reçu 10 G$ de Washington depuis 2001, se fait pour le compte des Américains.
Il y a là un problème de perception difficile à gommer du jour au lendemain. Pour l’heure, le départ de Musharraf, huit mois après l’assassinat de l’ex-première ministre Benazir Bhutto, plonge le Pakistan dans un dangereux flottement politique.
Il risque d’être aussi long et tumultueux que les neuf années de turbulences du règne de l’ex-général président qui, à Ottawa en 2006, rappelait aux Canadiens d’arrêter de se plaindre de voir leurs soldats tomber sur le front afghan.
Au moment où Musharraf se cherche une retraite dorée, les États-Unis devront réviser leur stratégie et même envisager l’impensable : parler aux talibans. Le président afghan Hamid Karzaï, dont le père a été tué par les insurgés il y a neuf ans, ne devrait plus être le seul à y penser.
La campagne électorale au Québec sévit depuis 20 jours et rien ne semble retenir l’attention.
Bon jeudi, nouveaux et fidèles lecteurs. Eh oui, à ma quatrième chronique, je me permets déjà de prétendre avoir de fidèles lecteurs, pas pire hein! Peut-être qu’un jour, j’aurai des fans qui vont m’aduler, me vénérer, me donner des offrandes et leurs plus jolies filles en mariage.
Oubliée dans les brumes de l’Atlantique, entre l’Europe et l’Amérique du Nord, l’Islande a fondu financièrement.
Le dossier du Grand Prix est maintenant classé. Les politiciens ont fait les représentations d’usage et, en guise de réponse, papy Ecclestone n’a pas bougé d’un poil.
C’est toujours dans une situation précaire que la Société de transport de Montréal (STM) a présenté son budget 2009, hier.
WASHINGTON - Une loi sur l'allongement de la période d'indemnisation des chômeurs a été adoptée jeudi soir par le Congrès américain, alors que les demandes d'allocations chômage sont à leur plus haut niveau depuis 16 ans aux Etats-Unis.
OTTAWA - Un avocat fédéral a interrogé avec insistance, jeudi, sur ses voyages et ses relations passées avec des femmes, un professeur d'une université d'Ottawa accusé en lien avec un attentat qui a fait quatre morts dans les années 1980 à Paris.
OTTAWA - Au moins 760 000 enfants canadiens, soit environ un sur neuf, grandissent dans la pauvreté, selon un nouveau rapport qui réclame au gouvernement Harper de suivre la voie de plusieurs provinces et d'agir.