Les États-Unis ont-ils «perdu» l’Amérique du Sud? Avec l’intronisation le 15 août au Paraguay de Fernando Lugo, la presque totalité du sous-continent a «basculé» à gauche. C’est là toute une révolution. Il y a encore une trentaine d’années, la grande majorité des 12 pays de cet hémisphère était sous la botte de dictateurs, sous l’œil bienveillant de Washington.
Aussitôt entré dans le palais présidentiel, Lugo a voulu marquer les esprits de ses sept millions de concitoyens. L’ancien évêque ne touchera pas à son salaire mensuel de 4 000 dollars, «de l’argent qui appartient aux plus humbles». Au-delà des images et de la rhétorique, sa politique s’inspirera de celle de ses deux puissants voisins, le Brésil et l’Argentine. Il tournera le dos au populisme radical du Venezuela et de la Bolivie. L’«évêque des pauvres» a opté pour la gauche modérée. Son pays, longtemps dominé par des immigrants allemands, est trop pauvre pour s’attirer les foudres de Washington. Bien que marqué par la théologie de la libération, Lugo ne peut se permettre d’isoler davantage le Paraguay, déjà enclavé géographiquement.
Sur le plan économique, Lugo voudra accélérer l’intégration du Paraguay dans le Mercosur. Ce marché commun du cône Sud, avec comme poumon économique le Brésil, représente 45 % de la population latino-américaine et 70 % de sa richesse.
L’Union européenne est devenue le principal partenaire du Mercosur, au grand dam des États-Unis qui rêvent d’une zone de libre-échange des Amériques allant de l’Alaska à la Terre de Feu. Mais les gouvernements de gauche latino-américains, même modérés, n’en veulent pas. Comment s’allier à un géant économique dont le PIB est le double de celui des 23 pays latino-américains réunis? Les exportations américaines dans la région ont progressé de plus de 100 % ces 20 dernières années, malgré l’arrivée de gouvernements cherchant à couper le cordon ombilical avec les «gringos» du Nord.
On le voit, les États-Unis sont loin d’avoir perdu pied économiquement dans tous les pays situés au sud du Rio Grande. Ils n’ont plus la haute main sur la vie politique latino-américaine, mais les gauches au pouvoir, trop hétérogènes et loin d’être unies, ne posent pas problème à leur hégémonie. Pas encore.
La campagne électorale au Québec sévit depuis 20 jours et rien ne semble retenir l’attention.
Bon jeudi, nouveaux et fidèles lecteurs. Eh oui, à ma quatrième chronique, je me permets déjà de prétendre avoir de fidèles lecteurs, pas pire hein! Peut-être qu’un jour, j’aurai des fans qui vont m’aduler, me vénérer, me donner des offrandes et leurs plus jolies filles en mariage.
Oubliée dans les brumes de l’Atlantique, entre l’Europe et l’Amérique du Nord, l’Islande a fondu financièrement.
Le dossier du Grand Prix est maintenant classé. Les politiciens ont fait les représentations d’usage et, en guise de réponse, papy Ecclestone n’a pas bougé d’un poil.
C’est toujours dans une situation précaire que la Société de transport de Montréal (STM) a présenté son budget 2009, hier.
WASHINGTON - Une loi sur l'allongement de la période d'indemnisation des chômeurs a été adoptée jeudi soir par le Congrès américain, alors que les demandes d'allocations chômage sont à leur plus haut niveau depuis 16 ans aux Etats-Unis.
OTTAWA - Un avocat fédéral a interrogé avec insistance, jeudi, sur ses voyages et ses relations passées avec des femmes, un professeur d'une université d'Ottawa accusé en lien avec un attentat qui a fait quatre morts dans les années 1980 à Paris.
OTTAWA - Au moins 760 000 enfants canadiens, soit environ un sur neuf, grandissent dans la pauvreté, selon un nouveau rapport qui réclame au gouvernement Harper de suivre la voie de plusieurs provinces et d'agir.