La hausse spectaculaire des prix pétroliers provoque d’intenses réactions émotives. C’est compréhensible, car les consommateurs en ressentent de plus en plus l’impact sur leur budget. Et ça fait mal! Dans ce genre de situation, le réflexe facile est de tenter d’identifier un coupable. C’est devenu le nouveau jeu à la mode : il faut trouver le coupable et le lyncher!
Récemment, j’écoutais une entrevue à la radio où les deux personnes, d’un commun accord, accusaient les spéculateurs, ces «véreux de spéculateurs», d’être la cause de tous nos problèmes. Elles parlaient comme si cela allait de soi et n’avait besoin d’aucune explication.
Sans le savoir, ces gens font l’étalage de leur ignorance de la réalité économique. Montrer du doigt les spéculateurs pour expliquer la hausse des prix du pétrole, c’est l’équivalent de tuer le messager parce qu’il nous livre une mauvaise nouvelle. Si le prix du pétrole est passé de moins de 12 $US le baril – le prix moyen en 1998 a été de 11,91 $US le baril – à plus de 130 $US récemment, c’est le résultat d’un ensemble de facteurs économiques et politiques fort complexes. Plusieurs forces se sont conjuguées de façon presque imprévisible pour créer ce qui est devenu un puissant marché haussier dans le secteur du pétrole.
Les spéculateurs ne sont que des acteurs parmi tant d’autres dans ce drame socio-économique. Parmi les autres acteurs, il y a les consommateurs gourmands des pays industrialisés; la croissance explosive de la demande des pays d’Asie (résultat de leur forte expansion économique); les prix déprimés des années 1990 qui ont découragé la production et l’exploration tout en encourageant la consommation, voire le gaspillage; la dégringolade du dollar américain, etc.
Il ne faut pas oublier le rôle crucial du spéculateur dans les marchés. Il fournit une liquidité importante en étant un intermédiaire clé entre le producteur et l’utilisateur. Ce faisant, il assume des risques importants en échange desquels il veut être rémunéré. Présenter les spéculateurs comme des manipulateurs démoniaques qui s’enrichissent facilement aux dépens de tous et chacun est loufoque. De nombreux spéculateurs perdent des fortunes en tentant de profiter des forces de l’offre et de la demande. D’ailleurs, est-ce qu’on montrait du doigt les spéculateurs lorsque le prix du pétrole croupissait sous les 12 $US le baril?
En 2006, un sondage international Gallup signalait que seulement 3 personnes sur 10 (36 % au Canada) croyaient que leur pays était gouverné selon la volonté de la population.
Chaque mercredi, le maire de Montréal répond à vos questions. Pour sa première intervention, M. Tremblay a choisi de répondre à une question qu’on lui pose souvent : «M. le maire, à quand le tramway?»
Ah, le silence... On ne l’aura pas volé.
La majore Avital Leibovich est plutôt blonde, plutôt grande, mais pas du tout hésitante quand elle commente sur le web la guerre de Gaza.
Le bonheur est tout près! Il est contagieux. Mais son rayon d’action est limité.
KYIV, Ukraine - Alors que le froid s'intensifie dans plusieurs pays européens, l'Ukraine a annoncé mercredi que la Russie avait cessé totalement ses approvisionnements de gaz vers l'Europe transitant par son territoire.
NATIONS UNIES - Les présidents égyptien et français ont proposé mardi un plan pour arrêter l'escalade de la violence entre Israël et le Hamas dans la Bande de Gaza, une initiative saluée aussitôt par le président de l'autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, venu aux Nations unies réclamer un cessez-le-feu immédiat.
MONTREAL - Une femme de l'Ontario a confirmé, mardi, que son fils était l'une des deux victimes de l'écrasement à l'aube d'un petit avion dans la région de Chaudière-Appalaches.