Bruny Surin, champion olympique et président du Groupe Surin
Depuis des lunes, le 100 mètres est considéré comme l’épreuve reine en athlétisme et l’un des sports phares des Jeux olympiques. Même le commun des mortels, qui ne suit pas nécessairement le sport, veut voir cette course mythique. Jamais dans l’histoire du 100 mètres, les médailles potentielles n’auront été aussi rapides.
Mentionnons les Jamaïcains Usain Bolt, détenteur du record du monde en 9,72 secondes, et Asafa Powell, l’ancien recordman mondial en 9,74, ainsi que l’Américain Tyson Gay, champion du monde en 2007 en 9,77.
Je peux déjà vous annoncer que le gagnant de cette course aura tout un sourire après la ligne d’arrivée. Non seulement à cause du sentiment du devoir accompli et de l’adrénaline qui jaillit en lui, mais aussi parce que son compte en banque sera instantanément très garni; en commanditaires, apparitions publiques et compétitions.
Le 100 m est comme une jungle et les sprinters, comme des lions, pour être roi, doivent s’entredéchirer pour l’obtention de la couronne. Pour ce faire, les lions ne peuvent être amis. Ils doivent tuer leurs adversaires ou se faire tuer, car aucun lion ne donnera cette couronne. Alors, quoi faire si l’un n’a pas l’esprit de guerrier? Réponse facile, il doit changer de territoire.
Faisons une rétrospective. Aux Jeux de Séoul, en 1988, Ben Johnson et Carl Lewis étaient deux lions affamés qui ne pensaient qu’à se battre jusqu’en finale pour cette fameuse couronne. À Barcelone, en 1992, même scénario avec les Américains Dennis Mitchell, surnommé la «green machine», et Leroy Burrell, ainsi que le Britannique Linford Christie et le lion tranquille Bruny Surin – qui pensait cohabiter avec ces lions affamés, alors qu’ils ne pensaient qu’à le dévorer...
Est-ce obligatoire d’avoir cette attitude? Je vous dirais que oui. Le 100 m est une discipline qui demande énormément de concentration, surtout au départ.
L’adrénaline doit être au maximum sinon, ça ne passe pas. Ainsi, les sprinters sont à fleur de peau, comme des boxeurs avant un championnat du monde.
J’ai demandé récemment à Asafa Powell s’il lui était possible d’être ami avec Tyson Gay. Sans hésiter, il a répondu : «Non», précisant qu’il est presque impossible d’être ami avec un autre sprinter de son niveau. Alors, rendez-vous pour voir quel lion sera couronné à Beijing. Bon spectacle!
En 2006, un sondage international Gallup signalait que seulement 3 personnes sur 10 (36 % au Canada) croyaient que leur pays était gouverné selon la volonté de la population.
Chaque mercredi, le maire de Montréal répond à vos questions. Pour sa première intervention, M. Tremblay a choisi de répondre à une question qu’on lui pose souvent : «M. le maire, à quand le tramway?»
Ah, le silence... On ne l’aura pas volé.
La majore Avital Leibovich est plutôt blonde, plutôt grande, mais pas du tout hésitante quand elle commente sur le web la guerre de Gaza.
Le bonheur est tout près! Il est contagieux. Mais son rayon d’action est limité.
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