Les promoteurs des véhicules autonomes étaient en opération charme, lundi, à Montréal.

À l’occasion du sommet de l’Union internationale des transports publics, qui se déroule dans la métropole jusqu’à mercredi, le tandem formé par le Groupe Keolis et la firme Navya ont présenté en matinée leur navette, qui roule depuis le mois de septembre dans l’écoquartier Confluence, à Lyon. Les deux entreprises viennent d’ailleurs de remporter un appel d’offres, ce qui fait que leur véhicule autonome desservira aussi le quartier de la Défense, à Paris.

«On a beaucoup de conversation avec des autorités qu’on ne peut pas vraiment communiquer, a admis le président de Keolis Amérique du Nord, Clément Michel. Ici [aussi] à Montréal, dans le grand Montréal. C’est en train d’arriver.»

La navette Navya a  été inaugurée en sol montréalais par le ministre de l’Environnement, David Heurtel. «On est prêt à accompagner les municipalités et les entreprises qui veulent développer ce genre de véhicules», a-t-il lancé à sa sortie du véhicule autonome, ouvrant grande la porte à une modification du Code de la sécurité routière du Québec favorable à cette nouvelle technologie. Il a toutefois précisé que les méthodes de planification des déplacements devront être révisées avec l’arrivée des véhicules autonomes.

Les entreprises de mobilité Transdev et Easy Mile ont aussi fait la démonstration de leur navette dans la métropole. Celle-ci a déjà circulé entre autres au Japon, en France et Singapour. Elle se déplacera sur le site du Parc olympique pendant une semaine au début du mois de juin, entre la station de métro Viau, le Biodôme et l’Observatoire. Elle sera aussi présente au Sommet de la mobilité durable en juin et au congrès de la Société des transports intelligents en octobre, organisés à Montréal.

«C’est important de faire tourner [la navette], a dit la directrice du marketing du département des systèmes de transport intelligent de Transdev, Christine Peyrot. C’est important pour nos clients et les passagers de se familiariser avec le véhicule. C’est quand même assez surprenant de ne plus avoir de conducteur.»

«Il faut montrer [la navette] pour qu’elle s’impose progressivement et qu’après les collectivités locales lancent des appels d’offres ou passent avec nous des contrats», a ajouté Mme Peyrot.

Le Groupe Keolis et la firme Navya indiquent aussi vouloir expérimenter afin d’améliorer leur véhicule autonome – la première version n’avait pas de système de climatisation alors que celle présentée à Montréal, qui sortait de l’usine, en était dotée – et de constater la réaction des passagers.

«Aujourd’hui, on est derrière notre volant, on est en contrôle, mais demain, est-ce qu’on aura le mal des transports dans le véhicule autonome? Il faut y penser», a mentionné le chef des opérations de Navya en Amérique du Nord, Pierre Eliott Petit.

Transdev s’attend que d’ici un an ou deux, des services de transport en commun seront offerts avec des navettes autonomes. D’ici là, la réglementation doit être modifiée.

«Présentement, on  se doit d’avoir un accompagnateur à bord, a expliqué Mme Peyrot. Ça coûte plus cher. On travaille pour que la supervision du véhicule puisse se faire à distance. Il faut que la réglementation accepte qu’on n’ait plus d’accompagnateur. Nos coûts d’opération diminueront alors.»

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