logo_guide-autoLa Dodge Challenger est l’une de ces infâmes bagnoles que l’on aimerait détester, mais qui envoûtent comme bien peu savent le faire.

Reprenant assez fidèlement les lignes générales du populaire muscle car produit de 1970 à 1974, la Challenger moderne n’est pas que monstrueuse. On peut l’avoir avec un V6 tout à fait honorable de 305 chevaux ou avec un V8 de 5,7 litres développant jusqu’à 375 chevaux. Il y a aussi un V8 de 6,4 litres de 485 chevaux qui, lui, permet de laisser des mètres de traces noires sur le bitume. Dodge a également prévu la Challenger SRT Hellcat, un démon de 707 chevaux capable de laisser des kilomètres de traces noires sur le bitume… et une fortune chez Petro-Canada.

Toutefois, la version de 485 chevaux est nettement plus agréable à conduire au quotidien. Nous avons récemment pu en faire l’essai. Il s’agissait de la livrée Scat Pack Shaker. Outre son V8 de 6,4 litres, «notre» voiture possédait une boîte manuelle Tremec à six rapports qui ajoute 1000$ à la facture (une automatique à huit rapports est offerte en équipement de série… eh oui, c’est la manuelle qui est optionnelle!), le groupe esthétique Scat Pack – fort réussi selon moi – et, évidemment, le fameux capot Shaker. Ce Shaker est un rappel du passé: la prise d’air sur le moteur est tellement imposante qu’on a dû percer un orifice dans le capot pour lui faire de la place. Quand on démarre le moteur ou qu’on accélère vivement, on voit cette protubérance bouger… ou shaker, si vous préférez. Du bonbon pour les yeux.

Les accélérations sont tout sauf délicates, accompagnées d’une sonorité très agréable à l’oreille sensible aux grosses cylindrées. La consommation d’essence est proportionnelle au plaisir. Il est possible de s’en tirer sous les 12 litres aux 100km, mais un pied droit trop enthousiaste vous amènera ça dans les 16 ou 17 l/100 km. Avec son poids très élevé, inutile de mentionner que la Challenger n’est pas la plus agile sur une piste de course. Toutefois, elle offre une tenue de route qui devrait satisfaire la plupart des gens. Notre bolide coûtait la bagatelle de 57 230$, incluant les frais d’expédition. C’est beaucoup? Ça dépend toujours de l’épaisseur du portefeuille ou des priorités…

Shaker ou non, une Challenger demeure une Challenger. La voiture est imposante et ne se satisfait que de grands espaces de stationnement, la visibilité arrière est pourrie (heureusement, il y a une caméra de recul), les places arrière sont difficilement accessibles et l’ouverture du coffre est petite. La peinture de notre modèle d’essai était loin d’être parfaite, et la finition était assez ordinaire, merci.

Mais avec un tel moteur et une telle personnalité, qu’est-ce qu’on se fout de ces détails!

Fiche d’appréciation

  • Consommation : 3/5 Si vous savez retenir votre pied droit, ça ne sera «pas si pire»…
  • Conduite : 4,5/5 Mis à part l’embrayage, qui demande un mollet en forme dans le trafic, cette Challenger est un plaisir à conduire. Et surtout à faire vrombir.
  • Performances : 4,5/5 Je réserve la note de 5/5 à la Hellcat.
  • Multimédia : 4,5/5 Le UConnect de Chrysler est sans doute l’un des meilleurs sur le marché. Il est simple à utiliser, facile à comprendre, intuitif, et a des graphiques modernes. Bravo!
  • Confort : 3,5/5 Étonnant!
  • Note générale : 4/5 C’est certain que, si vous êtes du genre Toyota Prius, vous risquez de ne pas apprécier…

Aussi dans Automobile :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!