Maxime Desbiens Josée di Stasio

Le 30 septembre, après deux ans d’absence à la télé, c’est une Josée di Stasio en pleine forme qui revient en ondes avec une nouvelle émission, di Stasio, dans laquelle la recette devient un prétexte à la rencontre.

Que sera di Stasio? En quoi ce sera différent d’À la di Stasio?
C’est difficile d’être très éloignée parce que ça part toujours de mes préoccupations. Mais il y aura beaucoup de nouveaux invités. Et ce sera vraiment sur le thème de la rencontre… et de l’art de vivre. On va se nourrir de nouvelles recettes, oui, mais je pense que ce qui va ressortir, c’est autant la personne qui sera avec moi pour cuisiner.

Vous parlez beaucoup d’inspiration ou de gens inspirants… Ça semble être le fil conducteur de cette saison.
Vraiment. Tout en subtilité, mais quelque part, dans chaque épisode, il y a quelque chose qui peut être emprunté. Avant, on s’inspirait en cuisine avec les recettes. Là, c’est aussi comment les gens vivent. On s’assoit et on fait jasette. On ne donne pas de leçons et il y a autant de recettes qu’avant, mais on essaie aussi d’y ajouter de l’art de vivre. On ira voir comment cette famille vit, comment ce couple s’organise, comment ce maraîcher fait son métier.

Ça fait deux ans qu’on ne vous a pas vue à la télé, à cause d’un cancer du sein qui vous a forcée au repos. Après la maladie, la manière de travailler ou de voir les choses est-elle différente?
Ça change définitivement les choses. Tu ne peux pas vivre ça sans apprendre de ça. Il y a beaucoup de leçons et de réflexions qui viennent avec cette expérience. Je me disais toujours: «Un jour, je vais faire ci ou ça.» Maintenant, je me dis: «Bientôt, je ferai ça.» Sans qu’il y ait urgence, je vis plus dans le moment présent. J’ai aussi un peu plus de lâcher-prise. J’ai un souci pour la facture de l’émission, la qualité et l’authenticité autant qu’avant, mais je le fais de façon plus relax, dans le moment présent, et je crois que ça paraît [à l’écran].

Quand j’ai commencé [à travailler sur l’émission], j’ai vu la réponse des gens et j’ai été super touchée. Je me suis dit: «Tiens, il y a quelque chose qui est installé.» Je me suis sentie la bienvenue. –Josée di Stasio

Quand vous avez commencé, il y a presque 20 ans, il n’y avait pas beaucoup d’émissions de cuisine. Aujourd’hui, il y en a des dizaines. Qu’avez-vous encore à apporter en 2016?
J’ai évolué vers une approche plus humaine, plus proche des gens, plus concernée par la qualité de vie, l’art de vivre au-delà de la cuisine. Et je pense que c’est vers ça que je vais aller de plus en plus. Je vois que ça touche les gens aussi et je crois qu’ils vont m’accompagner là-dedans, parce qu’au fil des ans, une relation s’est installée [entre eux et moi].

Y a-t-il un projet de livre pour bientôt?
Pas tout de suite. Il est commencé, j’ai déjà un petit bagage de recettes, mais je veux prendre le temps de savoir comment le présenter, avec quelle approche.

di Stasio
Le vendredi à 20h à Télé-Québec
À partir du 30 septembre

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Thématiques

Quelques thèmes abordés dans les 11 émissions de la saison de di Stasio.

  • Bien-être. On découvrira les routines matinales de différentes personnes et Josée di Stasio cuisinera végé.
  • Quoi emprunter aux Italiens? Une émission dans laquelle elle s’entretient notamment avec le chef Massimo Bottura.
  • San Francisco. Josée di Stasio a visité la ville californienne par où arrivent les tendances.

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