Sarah Larouche/TC Media Étienne et Marélie Paquette-Prévost

Un frère et une sœur d’Orford sillonneront cet été les routes du Québec avec La Wagonnette, leur camion de cuisine de rue, et serviront de la nourriture santé et végétalienne.

Étienne et Marélie Paquette-Prévost sont partis de presque rien, seulement d’une remorque 14 x 7 et de l’idée qui leur trottait dans la tête depuis deux ans. Puis, après des mois de travail, ils ont parcouru au cours de l’été dernier les festivals de la province, une expérience concluante qu’ils réitéreront cette année.

L’idée de La Wagonnette leur est venue lors d’un voyage dans l’ouest du pays, où le marché de la cuisine de rue est beaucoup plus exploité qu’au Québec. «On était à la recherche d’une façon d’être notre propre patron, raconte la jeune femme de 23 ans. Là-bas, on voyait pas mal de cantines mobiles et c’est un concept que mon frère et moi aimions bien.»

Au fil de leurs voyages, leur mode d’alimentation a changé, ce qui les a incités à se tourner vers de la nourriture santé et végétalienne, une tendance qui connaît une hausse de sa popularité depuis quelque temps. Au Québec, le végétalisme et les camions de cuisine de rue en sont encore à leurs balbutiements, ce qui fait d’Étienne et de Marélie des pionniers de ce type de cuisine. «Il y a encore un certain tabou entourant la nourriture végane, alors on insiste beaucoup sur l’aspect santé», précise le jeune entrepreneur.

Local comme mot d’ordre

Au terme de deux ans de réflexion, ils avaient décidé de lancer leur entreprise dans l’Ouest canadien. Ce n’est finalement que quelques semaines avant le lancement qu’ils ont choisi de rester dans la région. «On était revenus à Orford pour construire le camion et on prévoyait repartir après. Mais pour une question de logistique, nous sommes finalement demeurés ici et on ne regrette vraiment pas», explique celui qui n’exclut pas la possibilité d’offrir des cours de cuisine végétalienne.

Dans la mesure du possible, les gagnants locaux de la catégorie «Commerce» du Défi OSEntreprendre utilisent des produits d’ici pour concocter leurs recettes. «Ce n’est toutefois pas toujours évident, considérant que la saison des produits maraîchers commence vers la fin juillet», indique Marélie.

De plus, contrairement à l’an passé, ils miseront cette année sur les événements plus près de Magog. «L’année dernière, on a fait des tests, on a vu ce qui fonctionnait et ce qui fonctionnait moins. On a donc ciblé ce qu’on veut pour cet été», mentionne Étienne.

Si les camions de rue sont interdits à Magog, d’autres municipalités comme Drummondville, Montréal et Lévis ont mis sur pied des projets pour laisser une place sur le marché de la restauration à ces entreprises. «Ça serait trippant de pouvoir avoir le food truck à Magog», avance Marélie.

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