Un restaurant qui se distingue par son vaste menu personnalisable – on parle entre autres de 45 mini-burgers, de 17 poutines et de 180 options de tartares – vient d’ouvrir ses portes au centre-ville. «Nous sommes uniques en Amérique du Nord», se targue la cofondatrice de Taboo Cuisine rebelle Laurence 
Gaudreau-Pépin en entrevue. Discussion.

Vous gérez déjà une 
première succursale à L’Assomption, à l’est de Montréal. Pourquoi venir maintenant au centre-ville?
Quand on a ouvert, il y a presque cinq ans, on ne voulait pas se lancer à Montréal immédiatement. Vu que c’est un nouveau concept, on voulait vraiment le roder et le tester d’abord, surtout que nous étions très jeunes, mais Montréal était déjà dans les plans. En tant que restaurateur, c’est difficile, mais c’est aussi un rêve de s’installer dans la métropole. On sait que Montréal, c’est un autre niveau. On a eu cinq ans pour se pratiquer, mais là, on est prêts!

La concurrence est féroce dans la restauration. En quoi vous distinguez-vous?
Ce n’est pas un resto où on choisit simplement un plat. Dans cette ère d’individualisme où on veut tout à notre goût, on a voulu proposer des assiettes à personnaliser selon le moment et l’appétit de chacun. Je pense que c’est unique en Amérique du Nord! On est aussi une petite entreprise très familiale; toute la famille, même nos parents, participe au projet.

Votre menu compte, entre autres, 180 choix de tartares. Comment faites-vous pour gérer les inventaires?
C’est certain que c’est difficile de tenir autant d’ingrédients. Cela dit, notre force, c’est d’utiliser les mêmes ingrédients dans plusieurs plats, par exemple les viandes et les poissons, qui se retrouvent à la fois dans les tartares et les burgers. Il y a quand même beaucoup de préparation, car tout est fait maison, de la sauce à salade César aux demi-glaces. C’est un défi, mais les clients adorent l’expérience.

«L’offre de burgers est énorme à Montréal, mais on voit plus rarement des mini-burgers sur les cartes. C’est plus gastronomique, plus élégant et vu, que c’est mini, on peut en choisir trois ou quatre 
et goûter à différentes sortes.» –Laurence Gaudreau-Pépin, cofondatrice de Taboo Cuisine rebelle

Arrivez-vous à travailler avec des produits locaux?
Oui, on les intègre le plus possible. C’est sûr qu’on doit importer différents ingrédients comme le kangourou, car il n’y en a pas ici, mais on a notamment du canard québécois. On travaille 
aussi à une carte de cocktails 100% Montréal avec Pur Vodka et Romeo’s Gin.

Qu’est-ce que vous voulez dire exactement avec l’expression «cuisine rebelle»?
Dans la plupart des restaurants, on essaie de réduire les choix, alors que nous, au contraire, on veut en ajouter toujours plus. On voudrait, par exemple, atteindre 50 mini-burgers. On est aussi rebelles dans les noms des plats sur le menu (L’gros, La poulette…) et dans notre manière de présenter les plats sur la table (nos mini-burgers sont servis sur des planches de bois, et les poutines, dans des poêles).

Quels sont vos projets d’expansion?
Après Montréal, on cible la rive sud pour 2019. Par la suite, on voudrait se développer en franchises, mais en gardant un décor distinctif pour chaque ville. On ne veut pas que les gens aient l’impression que c’est une chaîne! On pense aussi à d’autres grandes villes canadiennes, dont Toronto. Puisqu’on a un énorme succès à L’Assomption, on veut développer le concept quand même assez rapidement.

Taboo Cuisine rebelle
2025, rue Drummond

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