Collaboration spéciale Les pétoncles fumés, un des plats phares de la carte du Joséphine.

Depuis la fermeture du Continental, en 2014, quelques tables se sont succédé dans le spacieux local de la rue Saint-Denis.

Inauguré au début de l’été, Joséphine entend à son tour faire sa marque dans le Plateau-Mont-Royal. «Il suffit de trouver le bon concept, affirme le chef et copropriétaire, Simon Leblanc. On veut montrer aux gens qu’on est capables de faire un resto qui va bien sur Saint-Denis.»

«On», c’est lui et ses trois associés, déjà des habitués de cette artère culte : Tim Auger (Brasserie Saint-Denis), Jason-Neil Tremblay-Leblanc (Clébard) et Cathy Deschambault (Clébard).

Leur nouveau restaurant, spécialisé dans les produits de la mer et dont le nom a tout à voir avec la tradition napoléonienne du sabrage de champagne, mise aussi sur les bulles. Et pas n’importe lesquelles; l’équipe et la sommelière Sophie Allaire s’emploieront à mettre plus particulièrement de l’avant les bulles du Québec. On a ainsi pu y déguster le Mousse des vents, un surprenant vin mousseux rosé de La Seigneurie de Liret, à l’île d’Orléans.

De même, poissons et fruits de mer locaux issus d’une pêche responsable sont à l’honneur. «Ce n’est pas toujours évident à trouver, mais je veux faire ma part», insiste le chef.

Ce dernier a fait ses armes dans l’Ouest canadien avant de revenir à Montréal pour ce projet tout particulier.

Au menu, qui est appelé à changer deux fois par saison au gré des arrivages: pétoncles fumés, aile de raie rôtie, truite ou encore pieuvre grillée. La carte fait aussi une place à la viande, du ris de veau au poulet de Cornouailles, en passant par le contre-filet. «C’est une cuisine accessible, résume Simon Leblanc. Dans le fond, je ne veux pas réinventer la roue, mais proposer des trucs bien faits avec ma twist personnelle.»

La courte carte lui permet d’ailleurs d’avoir «plus de temps pour approfondir chaque plat», continue-t-il.

Lors de notre visite, par un vendredi ensoleillé, l’arrivage du moment, un doré jaune bien moelleux, était servi avec des palourdes sur une purée de maïs agrémentée de grains de maïs soufflé.

Défi en salle

On le sait, l’espace qui abritait jadis l’iconique Continental est immense. «Avoir ce grand local est un gros défi», reconnaît d’ailleurs le chef. Ici, on n’a pas essayé de coincer un maximum de tables. C’est plus aéré, plus intime. «On voyait plus souvent ce concept avant», poursuit-il.

Le décor, signé Amlyne Phillips, de Chambre Design & Co, a été complètement actualisé pour faire place à de nombreuses plantes, du blanc, quelques touches de noir et des insertions de bois blond. Très simple, avec un grand bar carré au centre, l’aménagement est aussi très lumineux, grâce aux immenses baies vitrées et aux miroirs qui réfléchissent la lumière.

En saison, il est aussi possible de profiter de la jolie terrasse de 30 places donnant sur Saint-Denis, au milieu de l’action.

Tout savoir sur les Suzannes

Non, Suzanne n’est pas l’amie de Joséphine. Il s’agit plutôt d’un style de menu de dégustation à partager et servi sur des tables rondes uniques munies d’un plateau tournant, un peu comme dans certains restaurants chinois.

L’expérience, offerte à des groupes de six personnes (mais qui peut être adaptée selon le nombre de convives), comprend un menu de quatre services.

«En cuisine, on propose quatre ou cinq plats par service, qu’on met ensuite au milieu de la table», explique le chef. Les clients ont donc l’occasion de goûter à près d’une vingtaine de plats au total.

4007, rue Saint-Denis

@JessicaDostie sur Instagram:

//www.instagram.com/embed.js

Aussi dans Bouffe :

Nous utilisons maintenant la plateforme de commentaires Facebook Comments sur notre site web. Grâce à celle-ci, vous pourrez laisser vos commentaires par l’entremise de votre compte Facebook directement sous les articles sur notre site web. Pour ceux qui ne sont pas membres du réseau social, nous vous invitons à faire vos commentaires via l’adresse courriel opinions@journalmetro.com. Merci de nous lire!