Yves Provencher/Métro Le restaurant Maison June Rose s’est installé dans l’ancien Ginger. /

Si, comme moi, l’idée d’un buffet chinois fait resurgir en vous des images plus ou moins appétissantes de riz frit trop sec et de spare ribs baignant dans l’huile, une seule visite à la Maison June Rose aura tôt fait des les chasser.

Ce que nous proposent comme expérience le propriétaire André Nguyen (Big in Japan, Big in Japan Bar) et le chef Sebastian Chow est tout autre.

Sous ses mains expertes et avec son bon goût, André Nguyen a transformé l’ancien Ginger en un restaurant chinois typique. Aux murs dorés sont accrochés de gros éventails, le bar est surmonté d’un immense paravent oriental orné d’un dragon chinois, et une centaine de lanternes couvrent le plafond. C’est magnifique! Mais c’est le grand comptoir noir laqué en forme de «u», un brin clinquant, qui donne toute sa personnalité à ce resto qu’on croirait tout droit sorti d’un film de Tarantino.

Une fois l’effet «wow» du décor de la Maison June Rose passé, on s’attarde à son menu. Celui-ci propose notamment une belle liste de cocktails, dont certains d’inspiration Tiki (qu’on sert dans des verres de circonstance), quelques vins, des bulles et une seule sorte de bière: la Tsingtao, bien sûr! La carte comprend aussi la liste des plats, car si la Maison June Rose propose une formule «à volonté», cela ne se traduit pas concrètement par un «vrai» buffet où on se sert à manger, mais par tout plein de petits plats qu’on commande au gré de nos envies. Le prix est de 25$ par personne (20$ si on s’y rend de 16h à 18h ou de 22h à 24h).

Les 14 plats offerts sont tous typiquement chinois, mais travaillés avec raffinement par le chef Sebastian Chow. Par exemple, la soupe à la fleur d’œuf qu’on déguste pour entamer le repas est toute simple, mais son bouillon de poulet est très délicat. Les marinades maison de bok choy, de carotte et de concombre qu’on commande également sont pour leur part bien craquantes et accompagnent admirablement les autres assiettes par leur fraîcheur.

Grâce à la petite taille des portions servies, il est facile et agréable de goûter un peu à tout. Mais s’il fallait faire des choix, je recommanderais le Char Siu, du porc barbecue servi en minces tranches avec de la sauce hoisin. Ce classique de la cuisine cantonaise est ici très tendre et goûteux. Je suggérerais également le Gai Lan, un sauté de brocolis chinois à la sauce aux huîtres et à l’ail, dont la cuisson était parfaite. En outre, je conseillerais les crevettes sel et poivre, dont il faut absolument sucer les têtes pour en extraire toutes les saveurs. Mention spéciale aux champignons oreilles du diable au vinaigre noir qu’on a dégustés avec notre petit bol de riz vapeur. En fait, on n’a rien goûté de mauvais à la Maison June Rose. Il y a simplement quelques plats qui se sont moins démarqués du lot.

Comme dans tout bon restaurant chinois, le repas s’est conclu avec des quartiers d’orange dont on avait retiré la chair pour la remplacer par une succulente gelée d’orange. Petit clin d’œil original avant les fameux biscuits chinois, car une visite dans un buffet chinois, aussi «branché» soit-il, se doit de se terminer par la lecture des fameux messages de prédictions ou de proverbes!

Maison June Rose
16, avenue des Pins Est

En résumé

  • L’occasion. Un souper de couple «casual» au bar ou une soirée entre amis.
  • L’ambiance et le décor. Ambiance festive et décor typiquement chinois, superbe et étudié.
  • Les prix. Menu «à volonté» à 25$ par personne (20$ par personne de 16h à 18h et de 22h à 24h).
  • Nous avons aimé. Le magnifique décor et les plats simples, bien faits et savoureux.
  • Nous avons moins aimé. Le prix un peu salé des boissons alcoolisées.

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