Cernés par la technologie, même les plus réfractaires ont recours aujourd’hui à une panoplie d’engins électroniques dans leur vie quotidienne.

Dans ce monde où l’humain côtoie la machine de si près, l’apprentissage de langages de programmation deviendra-t-il un acquis aussi important que le français ou les mathématiques?

«Je crois que oui», estime Luis Felipe Sanchez, un finissant de l’école secondaire Dunton, qui a déjà appris les bases de la programmation informatique en participant à des projets de robotique et de création de jeux vidéo.

«Il y a de plus en plus de projets scolaires qui permettent aux jeunes de toucher à la technologie, de l’essayer, de la comprendre. Mais il devrait y en avoir davantage», analyse le jeune homme.
«La technologie prend une place de plus en plus grande dans la société. Connaître les bases de la programmation nous permet de mieux savoir ce qu’on fait avec nos ordinateurs et les applications qu’on utilise, par exemple», poursuit-il.

Yohan Cazaux, concepteur de jeux vidéo chez Ubisoft, abonde dans le même sens. «La technologie est partout aujourd’hui. Beaucoup d’objets autour de nous peuvent être programmés.» En effet, derrière chaque ordinateur, téléphone cellulaire, frigo ou portes de garage automatiques, il y a l’œuvre d’un programmeur.

D’un point de vue carrière, la maîtrise du langage de programmation sera donc un net avantage, selon M. Cazaux, dans les années à venir.

«Avoir des bases en programmation est quelque chose qui deviendra de plus en plus important. Même si on n’est pas amené à programmer directement, on est souvent en contact avec des gens qui le font. C’est un gros avantage quand on sait comment ça fonctionne.» – Yohan Cazaux, concepteur de jeux vidéo chez Ubisoft.

«Dans tous les corps de métier, c’est quelque chose qui deviendra de plus en plus important. Même si on n’est pas amené à programmer directement, on est souvent en contact avec des gens qui le font. C’est un gros avantage quand on a une idée de comment ça fonctionne. Ça facilite beaucoup le dialogue avec les autres interlocuteurs», croit M. Cazaux.

«Les programmeurs ne sont pas rares, mais comme ils sont capables de travailler dans plusieurs domaines différents, ils sont très recherchés. Toutes les entreprises cherchent de bons programmeurs, poursuit-il. Les jeunes intéressés par la programmation n’auront aucun problème à trouver du travail dans les prochaines années.»
Yohan Cazaux croit aussi que la programmation est un excellent outil pédagogique. «C’est une matière extrêmement complémentaire qui fait appel à beaucoup de notions, dont les mathématiques.

Avec le jeu vidéo, par exemple, on peut avoir recours à des notions de géométrie, de physique… En ce sens, la programmation permet de mettre en application les choses apprises dans les autres matières.»

Le recours à la technologie peut également stimuler la motivation des jeunes dans leurs apprentissages scolaires. «Avec la programmation, on peut créer quelque chose à partir de zéro, indique Luis Felipe Sanchez. En partant de rien, on peut arriver à concevoir quelque chose de grand, petit à petit. C’est ce qui m’a attiré vers le projet de création de jeux vidéo. C’était intéressant de voir comment ça se fait et de comprendre toute la science qu’il y a derrière.»

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