Josie Desmarais / Métro Étienne Grenier.

Étienne Grenier est inscrit au profil économie du baccalauréat en administration des affaires à HEC. Après avoir implanté une clinique d’impôts à L’Itinéraire, l’hiver dernier, l’étudiant de 25 ans est très enthousiaste à l’idée de renouveler l’expérience. Portrait.

Qu’est-ce qui vous a mené à vous engager bénévolement à L’Itinéraire?

J’avais seulement quatre cours à la dernière session d’hiver, alors j’avais du temps et je voulais aussi sortir un peu de HEC. Sur un site internet de bénévolat, j’ai vu que L’Itinéraire cherchait un formateur informatique. J’y suis allé quelques fois pour aider les gens avec des logiciels de base, mais ça ne fonctionnait pas trop avec mon horaire. Comme j’avais envie de donner du temps dans une clinique d’impôts, j’ai demandé aux gens là-bas de me dire où aller. J’ai peut-être mal formulé ma demande, car ils ont cru que je leur offrais d’en lancer une moi-même. Ils semblaient très intéressés à l’idée, alors je me suis dit : pourquoi pas? J’avais envie de créer quelque chose de nouveau et de sortir un peu des sentiers battus.

Est-ce que ça répondait à un besoin de leur clientèle?

À L’Itinéraire, ils se font souvent demander comment on fait les impôts. Beaucoup de gens qui fréquentent l’endroit [ne produisent d’ailleurs pas de déclaration], car ils sont complètement perdus là-dedans. Ce n’est vraiment pas évident pour eux. Il y a beaucoup d’incertitude et d’insécurité.

Comment avez-vous procédé pour mettre le projet en place?

Ça s’est décidé au début de février, alors ça me laissait à peine deux mois pour organiser la clinique. J’ai fait de la promo à HEC pour faire connaître le projet et pour inviter des étudiants à être bénévoles. Il fallait aussi entrer en contact avec l’Agence du revenu du Canada pour avoir la licence de logiciel d’impôts. Ce sont eux qui s’occupent de ça, conjointement avec Revenu Québec. Ensuite, les bénévoles devaient suivre une petite formation en ligne.

Une quinzaine de personnes de HEC se sont montrées intéressées. La clinique a duré deux ou trois jours, et on fonctionnait par rendez-vous. On a fait près d’une trentaine de rapports d’impôts.

L’année prochaine, on va pouvoir s’y prendre plus tôt. Aussi, on forme maintenant une vraie équipe, puisque deux étudiantes ont choisi de poursuivre le projet avec moi.

Est-ce que cette expérience a changé votre perception de l’itinérance?

Non, car j’ai toujours été touché par ça. Même quand j’étais tout petit. C’est peut-être une des raisons qui, inconsciemment, m’ont attiré vers cet organisme.

En rafale

Trois œuvres qui vous ont marqué?

Millenium (Stieg Larsson), Dieu et nous seuls pouvons (Michel Folco) et Requiem for a Dream (Darren Aronofsky).

Personne vivante ou décédée avec qui vous aimeriez prendre un verre?

Mon père, qui est décédé il y a trois ans.

Ce que vous faites pour décrocher?

Je cuisine, j’écoute la radio et je regarde des films.

Qu’est-ce que vous écoutez dans votre iPod?

Les balados This American Life et La soirée est (encore) jeune.

Une fois par mois, Métro propose, en collaboration avec le Conseil jeunesse de Montréal, des portraits de jeunes inspirants.

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