Les fameux Y, nés entre 1982 et 2000, débarquent sur le marché du travail avec des ambitions et des attitudes qui pourraient provoquer des flammèches avec les cultures d’entreprise actuelles. Comment s’adapter à cette nouvelle génération?

Rétroaction perpétuelle

Pour mobiliser les représentants de la génération Y, il faut leur donner le sentiment que leur travail change les choses, explique Julie Bouchard, conseillère en ressources humaines agréée et consultante en gestion des ressources humaines.

«Ils ne sont pas là pour toucher une paie, mais bien pour se réaliser en contribuant à quelque chose de plus grand qu’eux», affirme celle qui donne des formations sur cette génération. Son conseil? «Reconnaissez leur contribution en effectuant une forme de rétroaction continue. L’évaluation annuelle ne leur suffit pas.»

Stimulations constantes

S’ils ne sont pas constamment stimulés, les Y se tournent rapidement les pouces. Même chose s’ils passent trop de temps sur un seul et même projet. Très sensibles à l’ennui, ils partent alors en quête de nouvelles fonctions à l’intérieur de l’organisation, quitte à exiger une promotion et à irriter de nombreuses personnes dans le processus. «Pour éviter ce scénario, on leur lance de nouveaux défis. Pourquoi ne pas prévoir une rotation des divers projets sur lesquels planchent les employés de l’entreprise? Ou de leur offrir de siéger sur un comité?» suggère Julie Bouchard.

Ajustements technologiques

Les Y ont horreur de perdre leur temps. Très branchés – ils ont grandi avec les outils informatiques –, ils sont facilement exaspérés par les réunions, les interminables communications par courriel et l’utilisation d’outils de travail jugés désuets. Sans complètement reléguer aux oubliettes ces «anciennes» façons de faire, les organisations doivent néanmoins embarquer dans le train de l’innovation. Dans son livre La cohabitation des générations (Les éditions La Presse, 2012), l’auteure Josée Garceau recommande d’ailleurs d’inclure les Y dans ce processus.

Nécessaire flexibilité

Les heures supplémentaires? Les Y sont partants pour en faire – à condition qu’ils puissent adapter leur horaire en conséquence. Sinon, leurs projets, leurs amis et leur famille écoperont, un scénario qu’ils veulent éviter à tout prix. «Les organisations d’aujourd’hui doivent désormais faire preuve de flexibilité et casser les horaires au besoin», prévient Julie Bouchard.

Ouverture au mentorat

Les membres de la génération Y peuvent paraître suffisants, mais ce sont au fond des gens qui aiment apprendre et travailler en équipe, chose à laquelle ils ont été habitués sur les bancs de l’école. «Ils adorent élargir leur registre de compétences et développer celles qu’ils possèdent déjà. Les jumeler avec un collègue d’expérience ou les inscrire à des séminaires de formation continue donnés sur le web sont des formules gagnantes avec eux», conclut l’experte.

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