L’Université de Montréal (UdeM) propose depuis deux ans un baccalauréat en littérature comparée.

Reconstruit à partir de plusieurs baccalauréats bi-disciplinaires, ce programme offre quatre profils – savoirs et théories littéraires; tradition littéraire comparée; médias; interculturel – et insiste sur l’apprentissage d’au moins deux langues étrangères.

«Bien sûr, la littérature comparée existe depuis longtemps à l’UdeM, explique Barbara Agnese, la professeure en charge du programme. Avant, les étudiants choisissaient la littérature comparée couplée avec une autre discipline (philosophie, études cinématographiques, etc.). Maintenant, un seul bac interdisciplinaire regroupe tous ces cours.»

Après un bloc de cours obligatoires, ce sont les étudiants qui définissent leur orientation en sélectionnant leur champ d’études comparatives.

«La littérature est prise au sens large : l’intermédialité, le théâtre, le cinéma, les grands courants culturels, l’épistémologie des traditions littéraires (etc.) font partie des réflexions au département.» Barabara Agnese, professeure

De plus, le nouveau baccalauréat propose un grand choix de langues étrangères – le coréen s’est ajouté récemment à l’allemand, l’anglais, l’espagnol, l’arabe, le chinois et le catalan – et on incite fortement les étudiants à passer une année à l’étranger dans une des universités partenaires. «Six étudiants ont passé l’hiver dernier en Italie, en France, en Allemagne ou en Argentine», illustre Mme Agnese.

Enfin, ce programme de premier cycle comporte un cheminement Honor, qui permet aux étudiants désireux de poursuivre aux cycles supérieurs de valider jusqu’à 12 crédits de leur bac avec des cours de deuxième cycle si leur moyenne est suffisante. «C’est un passage accéléré vers la maîtrise», dit Mme Agnese. Le Département de littératures et de langues du monde est le seul à offrir à la fois le baccalauréat, la maîtrise et le doctorat en littérature comparée en Amérique du Nord.

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