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La crédibilité que vous avez aux yeux de vos collègues s’établit sur une longue période, mais peut se perdre en un clin d’œil. Ces cinq comportements sont à éviter si vous ne voulez pas tirer dans le pied.

«On ne décide pas soi-même si on est crédible ou pas, ce sont les autres qui le déterminent. Les critères ne sont pas prédéfinis, ça dépend du groupe ou de l’organisation qui accorde la crédibilité», fait valoir Manon Cléroux, consultante pour le Réseau DOF et présidente de Gestion Manon Cléroux inc.

Puisque la crédibilité est une affaire de perception, il faut réfléchir aux attentes de l’autre et s’ajuster pour y correspondre. «Si vous avez de la crédibilité en banque, une erreur ne sera pas aussi grave que si vous en avez peu. Si c’est la troisième fois que vous fautez, par contre, ce sera peut-être la dernière, alors arrangez-vous pour avoir quelques points en banque!» conseille Mme Cléroux. Voici comment éviter de perdre ces précieux gains.

Refuser de se conformer aux attentes de l’organisation
Pour Manon Cléroux, certains éléments sont des «points faciles» à gagner, comme l’habillement et la ponctualité. Même si le complet cravate ne vous fait pas plaisir, mieux vaut l’endosser pour rencontrer un client, si l’employeur y tient mordicus. «Si c’est important pour votre patron, mais que vous trouvez ça insignifiant, c’est vraiment vous casser la tête que de ne pas satisfaire à une attente aussi simple. C’est vous obstiner sur des principes», dit-elle.

Mal gérer ses émotions
«Quelqu’un qui explose au travail ou qui fait une crise de larmes, ça affecte sa crédibilité, puisqu’on se dit qu’il est incapable de gérer ses émotions», explique Pierrette Desrosiers, psychologue du travail, coach et conférencière. Une telle scène peut donner l’impression qu’on est imprévisible, peu fiable et susceptible : une image peu flatteuse.

Parler à tort et à travers
Savoir de quoi on parle est évidemment de mise. Dans le doute, mieux vaut s’abstenir que de proférer des faussetés. Il faut s’assurer de bien maîtriser son sujet ou son projet, puisque le manque de préparation peut être tout aussi dommageable que le manque de connaissances lui-même. «Je peux avoir beaucoup d’expérience, mais si je n’ai pas la capacité de la transmettre, je n’ai pas la capacité d’être crédible», affirme Pierrette Desrosiers.

Être inéquitable
Les qualités morales contribuent aussi à la crédibilité : être injuste envers ses collaborateurs et tenter de s’approprier tout le crédit n’envoie pas le message qu’on est digne d’être respecté. La médisance et le commérage pour discréditer collègues, patrons ou concurrents sont eux aussi mal vus; ils rejaillissent sur la personne qui colporte ces rumeurs. Gardez donc vos mauvais mots à la maison!

Refuser de changer
Parfois, c’est l’organisation elle-même qui change de cap, à la suite de quoi le travailleur se sent en porte-à-faux avec la nouvelle orientation. Manon Cléroux conseille alors de faire une introspection, d’évaluer ses capacités, puis de déterminer les nouvelles attentes de l’organisation. On pourra alors décider si on est prêt à changer pour s’y conformer. Il faut donc savoir s’adapter. «À partir du moment où on ne correspond plus aux critères, on peut perdre de la crédibilité, indique-t-elle. Parfois, c’est le fait de ne pas changer qui est problématique.»

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