Un sondage mené par une firme de recrutement indienne montre que les milléniaux placent en priorité la qualité du travail. Surprenant quand on sait que cette génération a la réputation de tourner les coins ronds…

Interrogés sur ce qui les motive au travail, 80 % des 2 800 milléniaux (ou génération Y) sondés par la firme indienne Jombay ont répondu que c’était en tout premier lieu la qualité du travail.
C’est également ce qu’ils surveillent chez un employeur: 71 % disent porter une grande attention aux normes de qualité de l’entreprise.

Pourtant, les milléniaux ont la réputation d’être paresseux et de tourner les coins ronds, non? «C’est effectivement le reproche qui ressort des sondages et des enquêtes les concernant», dit Stéphane Simard, conseiller en ressources humaines agréé, conférencier et auteur du livre Génération Y.

«Mais, à mon avis, ce reproche n’est pas fondé, et c’est ce que le sondage révèle», enchaîne le conseiller. Comment expliquer ce préjugé, alors? «Cette fausse perception vient du fait que les milléniaux n’ont pas les mêmes méthodes de travail que la génération précédente. Ils fonctionnent par essais et erreurs et ils sont à la recherche de raccourcis pour accomplir le même travail plus rapidement. «Inversement, la génération précédente misait davantage sur l’apprentissage de méthodes de travail éprouvées et valorisait le nombre d’heures qu’on consacre à une tâche.»

Comment attirer et retenir un Y
Le sondage indien s’intéresse également aux facteurs de rétention des membres de la génération Y. La flexibilité est primordiale : 77 % des milléniaux la désignent comme l’avantage le plus recherché dans un emploi, et ce, avant l’argent ou les autres formes de bénéfices.

Ce résultat correspond à l’idée que Stéphane Simard se fait de la génération Y : «On dit souvent que le temps, c’est de l’argent… Eh bien, pour les Y, c’est de l’or! La meilleure façon de les retenir dans son organisation, c’est de leur donner la maîtrise de leur horaire par le biais de l’horaire variable, du télétravail ou encore de journées de congé à la carte.»

Cet élément renvoie à un autre volet du sondage, où 60 % des milléniaux désignent la responsabilité comme un des principaux facteurs de rétention. «Les milléniaux désirent être responsables non seulement de leur horaire, explique Stéphane Simard, mais aussi de la manière dont ils atteignent leurs objectifs.«Ils veulent qu’on leur indique une destination et un échéancier clairs. Pour le reste, ils veulent décider des moyens d’atteindre les objectifs.»

Dans le sondage, la réponse négative des milléniaux envers la microgestion est un autre bon indicateur de cette volonté d’autonomie : 74 % voient d’un mauvais œil le fait d’être talonné par un membre de la direction. «Il n’y a rien de pire pour un Y que d’avoir un patron par-dessus son épaule, qui regarde constamment ce qu’il fait», acquiesce le conseiller.

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